‹ Histoire de l'église de MontaubanChapitre 74 sur 132 · Tome IL VU · texte numérisé non relu

Tome IL VU

lorsque fut publié le Jubilé de l'année 1804, eu réjouissance de la paix rendue à l'Église par le Concordat. Pendant un mois entier les paroisses rivalisèrent dà 2èle pour accomplir les œuvres ordonnées par la bulle d*indiction et les mandements épiscopaux, pour s'associer aux processions, faire les visites prescrites, assister "iaM fprédicaitk(ns 'tattOTâiroireft iWftr on avait tant de soif, et se disposer à la réception des sacrements de pénitence et d'eucharistie '. On fit appel au clergé et aux fidèles pour le recrutement dès sëmittaristes J et à Toulouse, comme à Cahors et Agen, l'autorité diocésaine se mit en mesure de rouvrir les cours des séminaires, auxqfiieK'^sfSctfvëmerit, et suivant la partie du diocèse qu'ils 'fiabitaienf, Rêvaient1, se rendre ceux de nos jeunes gens qui se sentaient adirés vers la carrière ecclésiastique*. Mais, pas, plus 4au temnoijel qu'au spirituel, on ne pouvait se contenter d'un pareil état de choses. Les administrations civile et religieuse éjj^jiv^ie^l de grandes difficultés, vu les distances des divers chefs- lieux et des divers sièges épiscopaux doat oa relevait; biep des» affales, étaient en souffrance. Une entente entre le S^ifrt^Siège et te gouvernement impérial âtaeha, en 1808, là cMtâlion1 du département de Tarn-et-Gàronne et la réérection du siège épïscopal de Montauban.

* Le Mandement de Pévéque de Cahors, daté du 18 mare 1801, fut imprimé et adressé à tous las prêtées du tesson» avee une ïn*truct*m**r le JubiU el diverses prières; iD-18.de 95 pages, à Cahors, chez Richard; Collection Forettiè. Celui de l'archevêque de Toulouse fut publié le 20 janvier; dans les paroisses de cette région le Jubilé fut clôturé le 21 mars. Il est à remarquer que -dan» se toftre pastorale Mgr Primat prend les titres dVcheveque de Toulouse; Narboone, Auch et AJbi. Ce qui explique, qu'à part nos paroisse* du canton? de > Lavit, qui alors étaient de l'Àgenais, toutes les autres dépendaient do Toulouse et de Cahors.

* L'ouverture du Séminaire de Toulouse fut annoncée à toutes les paroisses de ce diocèse par la lecture du Mandement de Carême, 3 février 1806. L'appel de Mgr de Cahors à son clergé et à ses diocésains* pour venir en aide par des aumônes et des quêtes, Ait publié 1 7 septembre 1807. (Cf. Journal duloL n» ît.)

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■ . «■ ■ ■ I. — txôeutte «t morts dans les prisons.

4? H, Alana,Géry, .cgr&.dft SainteTRade^oiide, prê* Beaumpm,,Çopdamné a port comme prêtre réfractairç à la loi du 24 germinal an II, par le tribunal criminel de la tiaute-Garonne. — Nous parlons de ce prêtre augitf. ''' ','* ' ' • i ' -

2° Mgr de Breteutt. Nous avons dit sa vie et sa mort au fascicule VI de ce volume.

3° M. Clavière, Jean-Pîérre, curé de Caussade. Sa mort est racontée cK-aVatit § 3$; Cfe Martyr7 était originaire' dé tastelnaû-Mohtrâtter: ' Vbïcî quelques détallsquenoué^vohs prôhiis;de dontiêr an sujet de> sercoWpa* gnons d'egfttittata Bèrn\ jeujrç,' Raymond, oonlènnier, 4 9 ans* né et domicilié £ Caussade; jtorw, Fpn^j^^ph, journalier,, âgé de 30 fuo^dpja même ville; Calmettet, Maffre,.chapdeUer, âgé de 3$ ans, ici; Castagne, Jean, dit 'Cauvin, commis marchand, 28 ans, id.; Cassagne, Jacques^ dit Cauvin, tourneur, 27 ans, id.; DelpechrSaintou, père, Raymond, 'vivant de son bien, 63 ans, id.; DelpeçhSaintou, fils, Jean, 33 ans, ex-maire, id.; Fonssegrive, François, ci-devant épinglier, 27 ans, id. ; Ginibre, Bertrand, journalier, 24 ans, id.; Lacroix, Dominique, aubergiste, 44 ans, né à Montauban, domicilié à Caussade; Mazuc ; Moule t, Pierre, fruitier, 50 ans, né et domicilié à Caussade; Pécholier, Jean-François, juge de paix, 54 ans, id. : celui-ci aurait .dit q-ue Ja Convention n'était, composée que de coqtdns, qui ne cherchaient qu'à roettfe le désordre en France et & faire égorger les citoyens; Savy ouSavit-Labat, Jean, adjudant aux charrois dés Pyrénées-Orientales, 30 ans» natif de. Caussade : ennemi du peuple en disant queCapet n'était pas eoupable, et qu'il était ntôrt innocent; A ces exécutés du 3 messidor an Il (24 juin 479$) le Dictionnaire des individus condamnés pendant ta Révolution, par Prùdhomme (t, I, p. 49), ajoute un nom : celui de Batiie, Antoine- Ange, bottier, 29 ans, né et domicilié à Caussade. Le texte du jugement imprimé à Paris, par ordre du Tribunal révolutionnaire,

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porte aussi ce nom et celui de TnrsandEspanôt, exr*présidtfLt dç, |a Cour des Aides de Montauban, 54 ans, né à Ladevéze^Uvièro (fier*), , .

4° M, Gignoox, Antoine, né àlfoissac, prêtre, exerçant aotf ministère dans le diocèse de Périgueux. Ne fit pas le sérient de'ITM^ etàptiionn^ en 4793; déporté au-delà des mers; mort dans la irait AH** att fcseptosnbre, à l'âge de 36 ans; enterré â l'Ile-Madame. (Cf. Martyrologe du clergé français, p. 457.)

5<> M. Delpwb, cumé d'Auterive. . , •

6° B.X., curé deCanals.

7° I. Lacam,Roch, néàCaylos. RéAi^ le serait 9chj^avMiq^,d^i794, s'éloigna du diocèse lors de la loi de déportation, aè ré&igia âtBftrdeawbjiin décembre 4792. Là il fit le serment de liberté-égalité, qu'il rétracta bientôt après. Arrêté en 4794 avec l'hôte qui toi avait donné asile» il fut condamné à mort, lui, comme prêtre réfractaire, son hôte comme receleur de prêtres réfractaires, par une commission militaire, lé 44 brumaire an II (4 décembre 4793), et exécuté le même jour. (<;f, Dictionnaire des condamnés, t. II, p. 30; et Martyrologe, p. 212.)

8° M. L&conr, François, prêtre-prébendier, domicile ft MoBfettbafeiKe.fit point le serment de 4794, et ne quitta pas la France. Arrêté à ttoataubm vers la fin de. 4 793, il fut condamné à mort comme prêtre téfractairrç parle tribunal criminel du Lot, le 10 nivôse an II (8 janvier 4794), et fut'*xéwrté le lendemain. (Cf. mêmes ouvragée, p. 33 et 244.) ' .n s'

9° M. Libacos, Aatyioe, né à Montauban en 4749, religieux cordelîer dans ce dieeâse, 11 ne prêta.*uç*m des serments, et ne quitta pas la France. Mis en réclu$iqn à Bordeaux» au couvent des Carmélites, il fut transporté a rkèfital Saint-André et y mourut, Je 21 novembre 4794, à l'âge de 75 ans. (Cf. mêmes sources, p. 259.)

' f 0* H. Lafege, Jean-Pierre, né à Parisot de Rouergue, mort à l'hôpital Saint- André de Bordeaux, lé 8 août 4794, âgé de 42 ans. (Documents <tu Rouergue, fournis par M. Pabbé Serviéres.) l

44° M. Mallet, Jean, prêtre, né dans le diocèse de Montauban (probablement celui même que nous signalons comme prébendier de Saint- Antonin). Arrêté en 4793, conduit à Bordeaux en 4794, enfermé au fort du Hâ, dé là transporté é l'hôpital Saint-André, en juillet 4794. 11 y mourut le 7 août de la même année, à l'âge de 54 ans. {Dictionnaire, p. 209.)

42<> M. Moulinler, Jean, né à Caylus vers 4767, prêtre du diocèse de Montauban. Il refusa le serment de la constitution civile du clergé, se réfugia

à Bordeaux en 4793 ; se cacha avec 'deux autres prêtres chez une femme pïètoWdtf'pètifil^ A^ sa charitable

hôtesse, sa domestique etfleexdwiir.afoUr* ecclésiastiques, y* ftireot Jivros é orrt-cfliwrmiaiioftmiliuir^ qui, 1q& condarflaa à mort 1q 48 prairiaj.an il $ juin<47$Mr)w BJcnriroien n'avait que 27 ajis lorsqu'il fut exécuté. (Cf. Die-

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