Tome II. IX
adressa aux curés de la ville une circulaire qui réglait Tofdre des processions que chaque paroisse devait faire à touf de rôle au monument commémoratif pour y gagner les indulgences.
15. Dans le courant de cette année il fallut pourvoir aux (Jeux cures importantes de la ville épiscopale : le vénérable curé de Saint-Jacques et celui de la cathédrale étaient morts à peu de distance l'un de l'autre. Par Ordonnance du 17 février M. Double, précédemment curé de Verdun, et que deux mois avant sa mort il devait avoir la consolation de voir élevé au siège épiscopal de Tarbes1, fut nommé à la cure-mère! Peu de jours après l'évéque installait, comme directeur du Collège l'abbé Farges, auparavant curé de Sapiac, auquel il donna pour successeur un des vicaires de la cathédrale, M. Crosilhes. Au reçu de la lettre ministérielle du 12 mai, prescrivant aux évèques . t d'assurer à la jeunesse le bienfait d'une instruction fondée sur la religion, » il intima à ses prêtres des ordres exprès pour la surveillance des écoles, et mit le plus grand soin à s'assurer par lui-même de la conduite et de la capacité des instituteurs. Il les soumettait à son propre examen, et se faisait une joie et un devoir de décerner des prix aux maîtres et aux élèves les plus méritants 2. Toute cette activité dépensée pour le bien de ses diocésains aggrava sensiblement son état de souffrances, et force lui fut d'aller faire une saison aux eaux d'Àx. C'est de cette ville que le & septembre il adressa à son clergé une lettrecirculaire annonçant le passage delà duchesse de Berry, et prescrivant dans tout le diocèse l'exposition du saint Sacrement et diverses prières pour le dimanche 27. L'accueil qui fut fait à la royale voyageuse prouva combien l'évéque avait été compris.
16. De retour dans son palais épiscopal, il dressa le règlement relatif à la répartition du casuel, s'occupa de nouveau
* Il y mourut lo 1er avril 18M.
* Voir aux Archives de i'Évêché cette correspondance et la liste des sujets signales pour leur capacité ou leur inconduite, comme aussi la série des récompenses que l'évoque fit distribuer.
CINQUIÈME PÉRIOpE. — LOUIS-GUÏLUU>ïE DUBOURG (4826-1833). 49
.^fl^jBp^Ugps^^u.plejTg^jen.^YeftC /les, Séminaires, et trancha ,$.yej$es> ^qptjes^tipns dejdroi^ çanpn^t de liturgie. Le 24 février 1829.. il .avait [la. douleur d'annoncer, au diocèse la mort du pape Léon .XII, et les 9 et 12 avril suivant il faisait connaître Téleo tionde Pie Ylït. Un' Mandement postérieur '(12 novembre) promulgua le jubilé de cet heureux événement^ et tfôji trff ('17 décembre) il, eut à pleurer avec ses diocésains sur ïamort'de,,ce pontife, .qui ne fit qq'apparaîire sur le trône de Saihtt' fierté. Dans je cours de cette année diverses cïrconsiances âiiîénerént la réforme du personnel enseignant dés Séminaires 'de la'vlfle «uxissopale. t)éjà; en (827, M!, Perboyre avait fait des proposïtions a la congrégation des Lazaristes relativement a là maison du petit Séminaire^qii'il occupait et dont il était 'resté ~ propriétaire légjal après la mort de AÏ. èràtacâp. Le don qu'il se proposait d'en faire pé put aboutir, be sôncôtê Mgr Dùbourg voulut rapprocher du Grand Séminaire les élevés du Petit, et leur donner un enclos plus vaste. Iï trouva le moyen de porter cette pépinière sacerdotale sur un emplacement attenant au jardin du Séminaire1 diocésain, et' en confia l'a direction à des ecclésiastiques du diocèse. Dès lprs M. Perboyre convertit son
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rent. a la communauté des pâmes du Refuge \ Quant au Grand
Séminaire, f^lp juin 1820, fut prise cette 'décision r « Monse gneur l'évêque de Montaubân ayant remercié SI." le GéhéPaVd* sçryiçes que la congrégation a rendus a son diocèse paria direction de son Séminaire, ei voulant Iè confier désormais k des directeurs qu'il choisira parmi ses diocésains, M. le Général prdpôsé'de'tiontlfeKurie nouvelle destination failx Kfissibnnainrés:qiii dïrigèht lé Stohîflatiiié'1. > fitt 1850 : lé sûpériotat fut
« Extrait de di versas noies fournies par la Congrégation de la Mission à Paris.
* Autre extrait des délibérations du conseil de ladite Congrégation, p. 47. Ont signé à l'acte: Saliiorgne, sup. g.; Le Go, Boullangier, Baccarô, Richenel ; Etienne, secrétaire.
confié au chanoine Delbreil, et des séminaristes dp Saint-Sujpie?; appartenant à notre diocèse, furent chargés des différents eours1.
17. À partir de ce moment Mgr Dubourg passa la majeprç part de ses journées libres avec les séminaristes. fPepdant dqs mois entiers il habita mèthe le Séminaire qt suivit les exercices de la communauté. 1! loi arrivait souvent d'entrer dans les salles pendant les cours, et s'asseyant au pied jdq la chaire il écoutait le professeur et les élèves ; puis, prenant toi-même, soit ,1a thèse, soit le passage de la saiù te. Écriture, il poursuivait lesdérçojpstrations ei les développements aifoea>ïiue: aujo ri té ret une pfécir siôn survenantes. Doué d'une mémoire prodigieuse, i/lpQçsi^ajt de telle 'sorte la Bible qu'il était capable ds 1p. rçpjterjj^çsque en son entier. Ce fui pendant ses- grandes (Occupations du Séminaire qu'il reçut la visite d'une, famille .d'Indien^, des. bords, du Missouri, ses anciens diocésains. Le 1,7 «çvamb^re, }§%# arriva h Montauftatf un des chefs» de la tribu d^ 0^agesr nammé Kajkcchiaka, qui avait personnellement connu Mgr Jtyjbfiuftj- 'Accompagne de sa femme et d'un de sespomp^trjp^, il vipt demander' a révoque assistance et conseil sur des entreprises pour lesquelles certains exploiteurs français les avajçpt attirés en Europe.1 Le prélat les accueillit avec une bonté paternelle, Jeur donna ^hospitalité pendant buit Jours* et Jes. recommanda \ la charité' des Môntalbanais. Grdce à la géi>éfo?ité des. fapiiljejs opulentes; ces étrangers 'purent bientôt reprendre, le cbeipin fle
leurs forêts. , . . ,