‹ Histoire de l'église depuis la creation (volume 3)Chapitre 12 sur 96 · VII. SEPTIÈME PERSÉCUTION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

VII. SEPTIÈME PERSÉCUTION GÉNÉRALE

i2. Meurtre de l'empereur Philippe. Avènement de Dôce. — 33. Réaciio;. païenne. Édits de proscription contre les chrétiens. Martyre du pape saint Fabien. *

34. Caractère de la septième persécution générale. — 35. Martyrs à Rome, â Jérusalem, Antiocbe, Alexandrie, etc. — 36. Martyrs d'Asie. — 37. Interrogatoire de saint Acace, évéque d'Antioche, de Pisidie. — 38. Défections à Carthage. — 39. Thurificaii. Sacrificnti. Libellatici. Lapsi. Billets d'indulgences donnés par les confesseurs. — 40. Lettre de Lucien, l'un des confesseurs de la foi, à saint Cyprien, au sujet des indulgences accordées par les confesseurs. — 41. Réponse du clergé de Rome à saint Cyprien sur le même sujet. — 42. Rome, centre de la doctrine.

§ I. ATénement de Saint Fabien.

1. « Fabien, romain d'origine, dit le Liber Pontificalis, était fils de Fabius. Il siégea quatorze ans, dix mois, onze jours, depuis le consulat de Maximin et Africain (236), jusqu'à celui de Dèce II et Gratus (250). Il souffrit le martyre le iv des calendes de février (29 janvier 2S0). M assigna à chacune des sept régions de la Rome chrétienne un diacre ; et y plaça aussi un sous-diacre pour diriges les nof.arii chargés de recueillir intégralement les Actes des martyrs. Par ses ordres, de nombreuses constructions furent exécutées >].ms les y-o'-tiriTTipCa. Après le martyre de Fabien, les prêtres Moïse, Maxime, et le diacre Nicostrate furent arrêtés et jetés en prison. En ce même temps, Novatus arriva d'Afrique, et détacha de l'Église Novatien avec quelques autres confesseurs. Ce fait eut lieu après que le prêtre Moïse fut mort dans la prison, à la suite d'une détention de onze mois. En cinq ordinations au mois de décembre, Fabien

avait imposé les mains à vingt-deux prêtres, sept diacres et onze évêquss destinés ;i diverses églises. Il fut enseveli dans la catacombe de Calliste, sur la voie Appienne, le xiii des calendes do février (20 janvier 250). Le siège épiscopal demeura vacant dixsept mois. »

2. « Le pontificat d'Antéros, dit Eusèbe, n'avait duré qu'un mois. On rapporte qu'après le martyre d'Antéros Fabien revenait de la campagne avec quelques amis, lorsqu'il fut soudain et par une merveilleuse disposition de la grâce divine appelé inopinément à la tète du clergé. Fabien entra dans l'église oxx étaient réunis tous les frères pour procéder à l'élection. Nul ne songeait à l'élire. Plusieurs se préoccupaient de donner leurs suffrages à quelques nobles et illustres personnages. Tout à coup une colombe, descendue par un des lucernaires', vint se reposer sur sa tête. Elle semblait rappeler celle dont l'Esprit Saint avait revêtu la forme 'iour descendre sur le Sauveur, aux rives du Jourdain. L'assemblée, émue à ce spectacle et manifestement inspirée par l'Esprit de Dieu, poussa dans un transport d'allégresse l'acclamation una- "lime : Il est digne! Il est digne! Malgré la résistance de Fabien, on l'entoura et on le fit asseoir sur le trône pontifical ^. » Ce fut le premier pape élu simple laïque, pour être élevé au sommet de la hiérarchie sacrée. Fabien justifia par toute sa vie ce choix miraculeux. On remarquera le silence du Lifjer Pontificahs sur cet incident, qui nous serait encore aujourd'hui inconnu sans la mentio!t d'Busèbe de C^'sarée. Rien ne prouve mieux, selon nous, l'anti-

"Ex u.£T£wpoj. Le iraducteur latin, Henri de Valois, n'a pas compris celte expression d'Eusèb ■. 11 ia rend par e sublimi. L'étude des catacombes, si malheureusement li 'gligée par nos savants français du xvii» siècle, malgré !a publication bien .intérieure de l'ouvrage capital de bosio, pouvait seule donner la véritali!" siiiuification de ce terme. Le (ucemairà prenait le jour au niveau du sol • .v féneur, par une ouverture ménagée dans le prœdium du chrétien à qui apiiarleu.iit la propriété au-dessous de laquelle était creusée la catacombe. C'est pir \k que l'air extérieur arrivait dans la crypte souterraine. Le mot yrec lAîTewpov désigne très-bien cette prise de jour et de lumière par le haut de la catncombe, et rend ainsi un compte exact du chemin pie la colombe avait suivi pour pénétrer au sein de la pieuse assemblée. • Euseb., Hist. eccle^., lib. VI, cap. xxil.

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quité de rédaction du Liber Ponfificah's, qui conserve, en présence des noms les plus illustres et des souvenirs d'un intérêt palpitant, la sobriété de détails propre à un catalogue officiel; laissant aux Actes le soin d'inscrire dans la biographie des pontifes les laits relatifs à chacun d'eux. C'était là, nous le savons, l'objet du (ravail ininterrompu des notarii, dont l'institution remontant à saint Clément I venait d'être naguère confirmée par un décret de saint Antéros, et que le nouveau pontife Fabien développa encore, par l'adjonction de sept sous-diacres chargés de diriger les notait dans leurs recherches. L'expression du Liber Pontificalis est sign: ficative : Fecit septem subdiaconos qui septem notariis imminer ent. Les sous-diacres étaient donc hiérarchiquement supérieurs aux notarii. Cette remarque n'a point échappé au judicieux Altaserra, l'un des commentateurs du Liber Pontificalis. Il fait observer que 'es notarii étaient vraisemblablement à l'origine de simples lecteurs, ou peut-être même des laïques. Quoi qu'il en soit, de même que les sept prêtres et les sept diacres régionnaires de Rome constituèrent, avec les évêques suburbicaires dont nous avons eu précédemment l'occasion de parler, les éléments primitifs dont se composa plus tard le Sacré Collège, subdivisé en chacun des trois ordres de cardinaux-évcques, de cardinaux-prêtres et de cardinaux» diacres, il est certain que les ?ioto?vV primitifs, avec les sous-diacres placés à leur tête par saint Fabien, se perpétuèrent sous les noms plus modernes de protonotaires et de notaires ad instar participaniium. Un des privilèges de la Rome catholique, c'est d'être essentiellement conservatrice. Ce qui a été au commencement et dans l'obscurité des catacombes se retrouvera dans les splendeurs du triomphe Constantinien, pour traverser les âges et durer autant que l'Église, c'est-à dire autant que le monde. Ce point de vue déplaît souverainement au rationalisme et à la politique modernes. On ne se fait pas faute de travestir la tradition romaine, et de jeter aux souverains pontifes l'épithète qu'on croii injurieuse de rétrogrades. Il est temps de réagir enfin contre un préjugé qui suppose bien plus d'ignorance encore que de mauvaise foi. Il n'est si répandu de nos jours, môme parmi des catholiques sincères, que

^^8 PONTIFICAT DE SAINT FABIEN (236-2o0).

parce que nous avons laissé déplorablement diminuer la vérité parmi nous. Ainsi on redit sans cesse des maximes comme cellesci : L'Église , implicitement pourvue par Jésus-Christ de la somme de vérités ou d'institutions strictement nécessaires à sa vie, s'est développée graduellement, selon les besoins des temps et les nécessités sociales. Cet axiome , ajoute-t-on , est d'évidence palpable; s'il avait besoin d'un corollaire démonstratif, on ajouterait « qu'on ne voit point dans TÉvangile à quel moment l'ensemble du dogme chrétien fut connu , même des apôtres, sous une forme raisonnée •. » Les assertions de ce genre peuvent se lire et s'entendre vingt fois par jour, dans des discours ou des livres pleins de déférence, de respect, d'amour même pour l'Église. Ce sont ià pourtant des erreurs théologiques au premiei chef. Pour en faire sentir tout le danger, il suffirait de presser un peu leurs conséquences. Si l'Église eût été ainsi constituée que son développement et ses institutions dussent emprunter leur perfection au temps et aux hommes, il s'ensuivrait nécessairement que plus elle avance, plus elle est parfaite, et que pour atteindra la dernière limite de son progrès, elle doit avoir l'œil constamment fixé vers l'avenir. Or l'Église a toujours fait le contraire ; elle a toujours regardé dans le passé et n'a cherché sa perfection que dans la tradition des apôtres, le souvenir des Pères et le sens vrai de leur enseignement. Depuis dix-huit siècles, l'Église a toujours agi de la sorte. Elle se serait donc radicalement trompée depuis dix-huit siècles. Jamais un catholique n'acceptera une pareille conclusion qui est un blasphème. Pourtant cette conclusion ressortirait nécessairement du principe progressif qu'on voudrait faire prévaloir. Ce principe est donc faux. Il n'est pas moins faux, absolument faux, de dire d'une part que Jésus-Christ a communiqué tout l'ensemble de la doctrine aux apôtres, et que de l'autre on ignoreà quel moment précis eut lieu cette communication si importante et si décisive. Non, Jésus-Christ, avant son Ascension, n'a point

* P. A12)ert de Broglie, L'Église et l'empire romain au iv« siéclej loni, ï. pag. 16.

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communiqué aux apôtres l'ensemble des vérités dogmatiques, ni le système complet d'instructions divines sur lesquelles repose son Église. Ici nous conjurons ' tous ceux qui sont chargés d'enseigner les éléments de la foi, depuis le catéchiste au milieu des petits enfants, jusqu'au prédicateur dans nos cathédrales, et aux professeurs dans les chaires de Théologie et d'Écriture sainte, d'insister sur ce fait capital, sur ce dogme de foi trop négligé de nos jours : savoir que l'institution de l'Église fut achevée, que la révélation faite aux apôtres reçut son complément par l'effusion du Saint- Esprit, la troisième personne de la sainte Trinité, en la fête de la Pentecôte. « J'aurais beaucoup de choses à vous apprendre encore, disait Notre-Seigneur Jésus-Christ aux apôtres, mais vous ne sauriez les porter en ce moment. Lorsque sera venu l'Esprit de vérité, il vous enseignera la vérité dans son ensemble *. » Ainsi, non-seuement il est possible de déterminer exactement le jour, « où le dogme chrétien, sous une forme raisonnée et complète, fut révélé aux apôtres ; » mais prétendre le contraire, c'est ignorer ou méconnaître les premiers éléments de notre foi. La révélation du Saint- Esprit aux apôtres a consommé l'union mystique de l'Esprit divin avec l'Église, qui, le jour de la Pentecôte, entra dans la plénitude et la perfection de son privilège d'épouse divine. Ce jour-là, dogmatiquement, hiérarchiquement, administrativement, si l'on veut, l'Église fut complète. Sous l'action de l'Époux céleste, l'Esprit- Saint dont elle ne sera plus jamais séparée, elle inaugura son règne sans fin. Chaque pas qu'elle a fait depuis, pour la conquête du monde, a été accompli sous l'influence toujours la même de cette [)remière révélation. Au rebours des institutions humaines, fragiles ît éphémères, qui ne se préoccupent que de l'avenir et répudien* chaque matin leur passé, l'Église maintient le présent et domina

* On nous pardonnera l'expression de ce vœu exprimé d'aii^urs en crf termes par le Catéchisme du concile de Trente : Qud in re decKvanda omHj studium et diligentium pastores adhibebunt, cum homini christiano non inagi) liceat hanc partem ignorare vel de eâ minus recte sentire quam de aliis superioa ribus articulis existimandum sit. (Catech. concil. Trid., part. 1, de artic. VIII, cap.u.)

* Joaa., ivi, Î2, 11.

J20 PONTIFICAT DE SAÏN'T PABIEN (-'3G-2oO).

l'avenir, uniquement parce qu'elle demeure fidèle à son passé 'lUvin. Ou plutôt, car cette expression de passé qui appartient à notre infirmité humaine n'est point exacte ici, le passé de l'Église ,.8 saurait en rien différer de son présent ni de son avenir, puisque aevant Dieu il n'y a ni passé, ni présent, ni avenir, mais unité de tous les temps sous une vue immuable qui embrasse l'éternité. Ce qui change, c est ce qui entoure l'Église ; ce sont les peuples, les sociétés, les intelligences, demeurés libres d'accepter ou de répudier la rédemption par Jésus-Christ : mais l'Église ne change pas*, elle ne saurait changer parce qu'elle est de Dieu. Son progrès c'est de remonter toujours à son origine. En ce sens, quand on l'accuse d'être rétrograde, on affirme qu'elle reste fidèle à sa mission, et cette prétendue injure est son plus bel éloge.

3. Cette digression nous a écartés un instant de l'époque où saint Fabien était appelé miraculeusement à s'asseoir sur le trône pontifical dressé aux catacombes. On remarquera cette expression caractéristique d'Eusèbe : ini tôv Opovov 1755 ântaxoTi^ç « sur le trône de -épiscopat. » La souveraineté des papes martyrs est aussi solenr.ellement affirmée sous le glaive des bourreaux et dans l'ombre des cryptes de la voie Appienne, qu'elle le sera jamais aux plus glorieuses époques du triomphe de l'Église. Ajoutons que ce trône spirituel avait déjà sa juridiction et son domaine temporel indépendants. Le royaume des catacombes appartenait aux papes, qui ^n distribuaient les charges, en administraient les revenus, en dirigaient les substructions, jusqu'au jour 011 ils augmentaient par ^eur propre martyre le dépôt des reliques saintes, richesses célestes, dont l'amas a fait éclore la brillante germination de l'univers î.brétien. Les racines du pouvoir temporel des papes plongent ninsi dans /es entrailles du sol de la Rome impériale, et font remonter bien plus haut qu'on ne le croit généralement les origines du domaine temporel de l'Église. Quoi qu'il en soit, les catacombes ont conservé le souvenir monumental de l'élection miraculeuse de saint Fabien. Bosio * avait ictrouvé, et Aringhi ' a reproduit le

* Bo?io, Roma SoUeranea, lib. IV, ciip. lî vin, pag. 694. 695. — * Aringbi, R:ma Subterraneu, Ufc. VI, cap. XtVii'

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dessin exact d'an bas-relief catacombaire, où le trône pontifical, orné de draperies flottantes, est surmonté d'une colombe qui déploie ses ailes et semble apporter au pontife Tinspiration de î'Esprît- Saint. Morts ou vivants, les papes conservaient leur royauté, dans ces régions soumises à leur sceptre. Le corps de saint Pontien, rïiartyrisé en Sardaigne, fut ramené de l'exil par la pieuse sollicitude de Fabien, son second successeur. Il ne fallait point qu'un seu' anneau de cette chaîne d'illustres morts manquât à l'immortalité des catacombes, et nous verrons plus tard saint Clément I, le disciple de saint Pierre, après de longs siècles écoulés dans le silence d'un tombeau lointain, recevoir les honneurs d;.cette translation posthume, danâ la capitale des papes. Tant îe souvenir du passé et le culte de la tradition sont réellement les caractères de l'Eglise ! Non pas, certes, qu'elle dédaigne le présent, puisqu'elle se dévoue chaque jour à le sanctifier, ni qu'elle oublie l'avenir, puisqu'elle travaille sans cesse à le préparer toujours plus glorieux. Mais c'est le même Esprit-Saint qui lui distribue maintenant, comme par le passé, les grâces dont le présent a besoin et les lumières dont s'éclairera l'avenir. Ainsi dans l'élection de Fabien, nous avons la preuve de cette assistance divine qui ne manque jamais à l'Église, u Plusieurs se préoccupaient, dit Eusèbe, de donner leurs suffrages à quelques nobles et illustre"^ personnages ; mais nul ne songeait à Fabien. » Comme nous l'avon:dit, Fabien n'était pas même engagé dans les ordres à cett^' époque, et cette circonstance explique comment les frères assemblés pour l'élection d'un pontife, désireux de faire tomber leur cho~. sur quelque personnage d'une naissance illustre, ne songeaient ps..» à Fabien. La gens Fabia était en effet l'une des plus nobles et deplus illustres du patriciat romain. Toute l'histoire est peuplée des grands noms de cette héroïque famille, depuis le Fabius Maximus vainqueur des Samnites et des Étrusques (325 avant Jésus-Christ), depuis le fameux Cunctator, redoutable adversaire d'Annibal (205), jusqu'au Quintus Fabius Maximus qui triompha des Allobroges (122). Or, nous savons d'une manière positive que le pape saint Fabien appartenait à cette grands tribu Fabia. Un témoignage

1^2 rONTIFICAT DE SAINT FABIEN (23G-2.jO;.

irrécusable ne saurait laisser le moindre doute à ce sujet. C'est celui du clergé de Rome, écrivant à saint Cyprien, pour lui notifier le martyre de ce pontife, auquel il donne le titre de nobilissimœ memorice vir. Que si l'on demande quel intérêt l'Église avait alors d'être gouvernée par un pape choisi dans les rangs d'une famille patricienne, l'étude synchronique des événements qui se produisirent à cette époque, le fera suffisamment comprendre.

§ II. Sixième Persécation Générale.

4. L'avènement de Maximin le Thrace avait inauguré une nouvelle ère de persécution pour l'Église. « Le géant couronné, dit Eusèbe , se montra d'une cruauté inexorable contre tout lentourage d'Alexandre Sévère, son prédécesseur *. Or, parmi les familiers du fils de Mammea, se trouvaient un grand nombre de chrétiens qui furent immédiatement traînés au supplice. Un édit de proscription ne tarda point à être lancé contre les disciples de Jésus-Christ ; mais il eut cela de remarquable qu'on y désignait uniquement les évêques à la répression des tribunaux ; Maximin croyait ainsi pouvoir étouffer la religion en faisant périr ses ministres. Origène était naturellement désigné par son éclatante réputation, à la vengeance du tyran. Il fut donc recherché l'un des premiers. Mais on ne réussit point à se saisir de sa personne. Ambroise et le prêtre Protoctète, ses disciples, tombèrent seuls au pouvoir des magistrats, qui les envoyèrent enchaînés à Maximin, aa fond des Gaules. Ce fut à cette occasion que le docteur alexandrin écrivit son Exhortation au martyre 2, adressée à ses deux amis. Ambroise et Protoctète confessèrent glorieusement la foi ; ils ne furent cependant point mis à mort. La chute précipitée du tyran les sauva 3. » Ces quelques lignes d'Eusèbe nous font parfaitement comprendre le caractère particulier de la sixième persécution.

» Le témoignage d'Eusèbe sur ce point est confirmé par un historien profane en ces termes : Omnes Alexandri ministros variis modia interemit. (Jiii. Capitolinus, Maximin., cap. IX.)

Nous en avons donné l'analyse au chapitre précédent. — » Euseb.j Hi&t. ercleê., lib. VI, cap. xxviii.

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