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lesquplsil prctcndaittrouver des contradictions, des absurdités, des invraisemblances ou des impossibilités de tout genre. Il s'appliqua avec un soin particulier à combattre les prophéties de Daniel, dont il niait l'authenticité. Voici quelques-unes de ses objections : Jésus-Christ se disait fils do Dieu, cependant il a détruit les sacrifices de l'ancienne loi qui avaient été établis par Dieu lui-même. Or Dieu ne peut pas ainsi se condamner suivant la différence des époques. — Il n'y a aucune proportion entre le péché commis dans le temps et un châtiment éternel. La loi chrétienne qui a pour sanction des peines sans fin est donc une loi monstrueuse. — Si le Christ est l'unique voie du salut, comme le prétendent les fidèles, pourijuoi est-il venu si tard? — Les miracles opérés au tombeau des martyrs ne sont, aux yeux de Porphyre, que des enchantements magiques ou des illusions du démon. — La question des miracles était celle qui embarrassait le plus l'argumentation hostile des philosophes. C'est une chose remarquable qu'aucun d'eux ne cherche à en nier la réalité. Tous leurs efforts tendent à les expliquer d'une manière plus ou moins ingénieuse, jamais à les révoquer en doute. Nous aurons plus loin l'occasion de constater le même fait, quand nous examinerons en détail les œuvres de Jarablique. Ce philosophe néoplatonicien, de l'école de Porphyre, né à Chalcis en Cœlé-Syrie, vers la fin du troisième siècle, tourna toutes les ressources de son esprit à découvrir une solution satisfaisante à cette difficulté. Il nous reste de lui und Vie de P)jtkagnre, dans laquelle il enseigne les moyens de communiquer avec la divinité ou avec les démons, et prétend avoir trouvé le secret de faire des miracles. Pythagore est présenté dans cet ouvrage comme un thaumaturge aussi puissant qus Jésus-Christ et arrivé par la connaissance des mystères tneurgiques à ce merveilleux résultat. La tentative la plus audacieuse en ce genre avait, nous l'avons vu, été hasardée par le rhéteur de Lemnos, Philostrate, dès le règne de Septime-Sévère (196-211). dans la Biographie d'Apollonius de Tyane. On conçoit jusqu'à un certain point que le nom de Pythagore, déjà environné dans l'ombre des âges d'une auréole légendaire, ait pu être jeté par Jamblique
à l'admiration d'un siècle éloigné où il n'était guère possible de vérifier les fables dont on surchargeait cette mémoire. Mai? Apollonius de Tyane était mort l'an 90 de notre ère; le souvenir de ses impostures était donc encore vivant dans une génération presque contemporaine. Quoi qu'il en soit, le héros de Philostrate apparaît dans son apothéose posthume comme une manifestation de la divinité sur la terre, semant les prodiges sur ses pas, commandant aux éléments, voyant à travers les espaces, conversant avec les esprits, }i!i'';iisant l'avenir, le racontant avec les détails d'un l:istorien et non |i!us avec la concision d'un prophète. Après ses nombreuses aventures et des pérégrinations dignes de l'Odyssée, il est accusé, près de Domitien, par un de ses disciples, le cupide Euphrates. Sans s'émouvoir du péril qui l'attend, il se rend à Rome, prédit sa mort, et se voit abandonné par les siens à l'heure du danger. Horriblement torturé par ordre de l'empereur, il est laissé pour mort ; plus tard, apparaissant à un de ses amis, il le somme de le toucher pour se convaincre qu'il vit encore et qu'il n'est point une ombre sortie des enfers. Tel est l'évangile de ce Messie de Philostrate. Les philosophes du xviii^ siècle ont cherché, à leur tour, à exhumer sa mémoire pour l'opposer à la divinité de Jésus-Christ. Mais, ou Philostrate dit vrai, et alors pourquoi le monde n'adore-t-il pas A.pollonius de Tyane? ou Philostrate n'a icrit çue des fables, et alors pourquoi réveiller du sommeil des "ifccîes le nom d'un imposteur qui n'a pas eu le talent de se sur- + ivre dans un seul disciple? Hiéroclcs, ce gouverneur de Bythinie sous Dioclétien, dont nous avons vu l'acharnement à poursuivre les fidèles, dans la dixième persécution, n'omit point l'objection L Apollonius de Tyane. a Les chrétiens, dit-il, vantent toujonc- "-ur Jésus d'avoii i-endu la vue à quelques aveugles et d'avoir iif e'é d'autres cures semblables ; mais nous possédons plusieurs iiommes distingués auxquels nous attribuons avec beaucoup plus de droit de pareils prodiges et de plus grands encore. Ainsi, sans î)Hrler d'Aristée ni de Pythagore, Apollonius de Tyane a tout récemment accompli de grandes et merveilleuses choses. Ajoutez quQ les faits de Jésus ont cté racontés par Pierre, Paul, et par
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d'autres hommes de cette espèce, des charlatans de bas étage et des imposteurs grossiers, tandis que les motifs les plus purs ont porté des hommes très-éclairés et amis de la vérité, tels que Maxime, Damis et Philostrate, à signaler les actions d'Apollonius. » On ne songerait qu'à l'ineptie de telles paroles, si l'histoire ne nous montrait la main qui les traçait couverte du sang de tant de nobles vic' times dont Hiéroclès insultait la foi en même temps qu'il tenait te glaive levé sur leurs têtes. Dans le temps même où parurent les premiers édits de persécution contre les chrétiens, ceux-ci commencèrent de leur côtéàpublier des apologies destinées, soitàinspirer aux empereurs et aux magistrats des procédés plus doux à l'égard des fidèles; soit à faire pénétrer dans les esprits cultivés de meilleures notions du christianisme méprisé et méconnu ; soit enfin à dévoiler les parties vulnérables du polythéisme et à justifier chez les disciples de la religion nouvelle leur éloignement pour la rehgion de l'État. Les premiers écrits de ce genre présentés, l'an 131, à l'empereur Adrien par Quadrat et Aristide, sont perdus, de même que ceux de Miltiade et d'Apollinaire d'Hiérapolis. Nous avons parlé, à leur date, des apologies de saint Justin, de Tatien, de Tertullien, de Clément d'Alexandrie, de Méliton de Sardes et d'Origène. Toutes les objections de la philosophie, toutes les accusations et les préjugés du polythéisme sont complétemen» réfutés dans les ouvrages de ces apologistes. La vérité y est vengée de toutes les calomnies, exposée de bonne foi, appuyée sur les faits, dégagée des nuages dont la passion et l'ignorance cherchaient à l'obscurcir.
62. Ce n'était pas seulement contre les attaques du dehors que r^ghse avait à se défendre. A peine constituée, elle avait vu naître dans son sein des adversaires d'autant plus dangereux qu'ils se servaient contre elle des armes mêmes qu'ils lui avaient empruntées. Nous avons fait remarquer, en parlant des hérésies, leur origine diverse. Nées d'abord de l'esprit judaïque qui voulait s'implanter dans la doctrine de l'Évangile et survivre à sa propre défaite en s'imposant à son vainqueur, elles ne soulevèrent au début que des questions cérémonielles. Telles furent les erreurs de
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Cérîntlie et d'Ebion. Le paganisme à son tour voulut faire irruption dans l'Église. Il enfanta les diverses sectes gnostiques qui, de Simon le Mage à Valentin, se multiplièrent sous tant de formes et dont nous avons donné un résumé assez explicite pou» qu'il ne soit pas nécessaire d'y revenir ici. L'âge de la force et d*^ la floraison du gnosticisme ne dura guère plus de cent ans. Vers la fin du troisième siècle, il était en pleine dissolution. Le manichéisme qui renouvelait une partie de ses erreurs lui succéda. Le dualisme des principes, l'antagonisme entre la matière et l'esprit, forment la base de la doctrine de Manès. Elle se résout au fond dans le vaste abîme du panthéisme. Pour que cette importation du système religieux de l'Inde s'accommodât mieux au génie occidental, Manès essaya d'y rattacher une série d'émanations qui reliait son hérésie au gnosticisme. L'Afrique fut la première infestée par ces erreurs exotiques qui se répandirent avec une grande rapidité dans toute l'étendue de l'empire. Nous avons vu qu'en 296 l'empereur Dioclétien porta contre les Manichéens une loi très-sévère. Ces rigueurs furent exclusivement dictées par la politique. Les disciples de Manès venaient de la Perse, cette province toujours ennemie de Rome. On craignit beaucoup plus leur influence à ce point de vue qu'on ne s'occupa d'examiner à fond l'immoralité de leurs principes et la corruption de leur culte. La loi statua donc que leurs chefs seraient brûlés vifs, les autres décapités ou déportés dans les mines, après avoir été dépouillés de leurs biens. Sous le coup de ces terribles édits, le manichéisme demeura à l'état de société secrète et ne conserva plus que des sectaires isolés, sans union, sans corps de doctrine et sans communication entre eux. Il n'est donné qu'à la vérité de triompher à ciel ouvert dans l'arène des persécutions sanglantes. Dioclétien publia contre la rehgion cathoiique des édits plus cruels encore que contre les manichéens. Le catholicisme sortit vainqueur d'une lutte oiî le manichéisme succomba sans retour. Outre les grands systèmes d'hérésie dont nous venons de parler, la première, époque de l'Église vit s'élever des Mictes qui ne s'attaquaient point à tout l'ensemble de la doctrine mais seulement a quelques dogmes particuliers. Ceux de la Trinité,
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de l'Incarnation, de la Rédemption, se trouvèrent le plus souvent discutés par les hérésiarques des premiers siècles sous des formes et à des points de vue divers. Les uns, animés de dispositions radicalement antichrétiennes, niaient directement la divinité du Rédempteur, et, parla, la Rédemption elle-même. Contre eux, l'Église dut défendre la divinité de Jésus-Christ, comme elle avait défendu son humanité contre les Gnostiques. D'autres admettaient volontiers l'union de la divinité avec Jésus-Christ ; mais, rejetant la distinction des personnes, ils ne voulaient voir dans les noms de Père, de Fils et de Saint-Esprit, que les divers aspects d'une seule personne divine, lis disaient que le Verbe qui s'était uni au Christ était le Dieu unique lui-même, ou le Père. Nous avons signalé dans leur temps les noms et les tendances de chacun de ces hérétiques dont la génération commençant à Praxéas et terminant au IV* siècle à Arius, ne fit dans l'intervalle que renouveler des attaques diverses aboutissant toutes en dernière analyse au même point, la négation de la divinité de Jésus-Christ. Comma si aucun genre d'attaques n'avait dû manquer à l'Église naissante, pour qu'en résistant à toutes elle donnât mieux la mesure de la force divine qui la soutenait , les schismes longs et opiniâtres de Félicissime , Novat, Novatien , lui suscitèrent de nouveaux obstacles et de nouveaux périls. Dans la lutte engagée contre tant d'ennemis, les Pères et les docteurs en appelaient sans cesse à la tradition comme règle infaillible de la foi. La doctrine catholique étant une doctrine révélée, il n'appartient à aucun esprit humain de la refaire dans le sens de ses propres inspirations. Elle est et doit rester ce qu'elle a été toujours. Chaque homme, à chaque instant, sans descendre dans les détails de la controverse, peut discerner la vraie foi d'avec les systèmes faux et arbitraires des hérétiques. Il lui suffit d'interroger la règle générale et infaillible de la tradition cathohque qui condamne d'avunce tout système» nouveau portant le nom d'un homme. Les Pères en appelaient à cette tradition, sorte d'évangile vivant complétant l'Évangile écrit. Us montraient la nécessité de croire à l'Église et à elle seule, ectks peine de flotter au hasard des opinions humaines, « à tout
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vent de doctrine. » Cette démonstration suffisait pour prémunir les fidèles contre les dangers d'une propagande dissidente. Mais ils ne se bornaient pas à cette réfutation générale et nous avons va chaque erreur particulière trouver dans les écrits des docteurs catholiques de savants et courageux adversaires.
63. Le gouvernement de l'Église fondé sur le principe d'unité, constitué sur la b^sy inébranlable de la suprématie du pontife l'oniain, se perpétuant par une hiérarchie toujours vivante, présentait un obstacle invincible à l'envahissement de l'erreur. Nous avons montré, dès la fin du i" siècle, l'action incessante et souveraine de cette autorité visible, véritable pierre contre laquelle «les portes de l'enfer ne prévaudront jamais. » Pour consacrer la succession des p "intifes légitimes par des monuments durables, l'usage s'établit <i<"'S la première époque d'inscrire le nom des évêques de chaque é--ise sur des tableaux qu'on appelait diptyques. L'ordre de suc- '•.•;:sion des principaux sièges épiscopaux se trouvait ainsi établi • ' l'on pouvait remonter par une chaîne non interrompue juscSh l'origine apostolique, source de la vérité. La discipline, en rL'sscrrant ses liens, aidait aussi au maintien de la foi et à l'intégrité de la doctrine. Des règles furent déterminées pour l'admisf^ion des néophytes au sein de l'Église. Les catéchumènes auxquels ]os docteurs les plus illustres, tels que Clément d'Alexandrie, Origène, etc., ne dédaignaient pas d'enseigner les premiers éléments du christianisme, n'étaient admis qu'après un examen sérieux et approfondi. Avant les époques fixées pour le baptême solennel, on les faisait passer quelques jours dans la retraite, le jeûne et la prière ; les fidèles se joignaient à eux durant ces saints exercices. Le lieu des assemblées pendant les temps de persécution était, à Rome, les catacombes, et dans les autres villes, les maisons particulières (jt parfois aussi de souterrains où l'on se réunissait en secret c!e peur des idolâtres. Les chants des hymnes et des cantiques, la lecture des Épîtres des apôtres, des livres des prophètes, des lettres adressées aux églises par quelque saint évoque, une exhortation vive et touchante ou une homélie sur quelque passage de l'Ecriture, accompagnaient ordinairement la célébration des saints mystères.
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Après la consécration du pain et du vin, les diacres les distribuaient aux assistants et les portaient aux malades ou à ceux des frères que des motifs l(^'gitimes retenaient dans leurs demeures. L'usage s'introduisit aussi entre les fidèles de s'adresser du paia commun qui avait servi aux agapes et qui n'avait reçu qu'une bénédiction ordinaire. Ces sortes d'envois se nommaient Eulogies; ils exprimaient, sous l'emblème du pain auquel tous devaient par- " ticiper, l'union dans une même foi et dans l'espérance à la mémo , vie. La coutume de bénir le pain le dimanche dans nos églises, outre qu'elle rappelle la convenance pour chacun des assistants de communiquer au corps et au sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sa rattache ainsi à la tradition primitive des Eulogies. — L'usage di* luminaire dans les églises pendant le service divin semble être venu de ce que, dans les premiers siècles, les chrétiens étaient obligés de s'assembler la nuit, ou dans des cryptes souterraines. II est probable du reste que cet usage se fût perpétué, même en dehors de cette nécessité particuhère, en souvenir de la tradition juive des chandeliers d'or et des flambeaux qui brûlaient constamment devant le tabernacle. Dans l'intervalle des persécutions, les chrétiens profitaient des moments de paix qui leur étaient laissés pour construire des églises et des basiliques à ciel ouvert, dans lesquelles ils tenaient leurs assemblées. La dixième persécution générale détruisit une multitude de ces monuments élevés par la piété des fidèles. Plus tard, à mesure que le paganisme abandonnait ses temples, les chrétiens les purifiaient et en prenaient possession pour . inaugurer le culte du vrai Dieu. La forme des monuments primitifs de l'Église naissante devait se modeler sur les règles de l'architecture romaine. L'archéologie religieuse a étudié avec soin de ne iours les modifications qu'à chaque époque et sous l'influence des divers climats a subies la construction des églises. Dans les trois premiers siècles, les parties principales de chaque basilique étaient l'a^z-mm, vestibule, où se plaçaient les catéchumènes, les pénitents, les néophytes, qui n'avaient pas le droit d'assister de plus près à la célébration des mystères et que les diacres faisaient retirer de l'iaiérieur du temple au moment solennel ; le baptistère^ avec ses
piscines sacrées oii le baptême se conférait par immersion : ordijairement il y avait deux piscines, l'une pour les hommes, l'autre ^l'usage des femmes, pour le baptême desquelles il était nécessaire d'avoir recours au ministère des diaconesses, afin d'éviter toute ndécence; le Naoçou vaisseau intérieur de la basilique, séparé par un grand voile en deux côtés distincts, l'un pour les hommes, l'autre pour les femmes; enfin le sacrarium, sanctuaire, disposé de manière à ce que le siège de l'évêque fût placé le plus près de l'autel, et que les autres ministres fussent assis suivant leur ordre hiérarchique en se rapprochant du peuple. Entre le sacrarium et l'intérieur de l'église, une sorte è.'ambon ou de tribune permettait aux prédicateur de faire entendre leur parole aux hommes et aux femmes à la fois. Telle était le plus fréquemment la disposition des basiliques au iii^ siècle. Les saints mystères s'offraient toujours sur un autel renfermant le corps de quelque martyr. Dans les catacombes, les tombeaux des saints servaient eux-mêmes d'autels. C'est de là (jue vint dans la suite la coutume de placer des reliques dans les pierres sacrées sur lesquelles reposent, pendant le saint sacrifice de la messe, le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ. L'Église, attentive à conserver pieusement les dépouilles mortelles do ses enfants destinés à ressusciter un jour dans la gloire, consacrait dès lors des lieux séparés des sépultures païennes pour y céposer les morts. Tertullicn parle des y.oi[jL7iTr,pta, cimetières, oii îcs corps des justes reposent dans le sommeil de la mort, attendant le réveil de la résurrection. Les lombes des fidèles étaient fréquemment recouvertes de peintures et de sculptures pieuses. Saint Cyprien recommande aux fidèles de Carthage la prière pgur les morts comme une sainte et charitable pratique. C'est ainsi <jue nous retrouvons dans les trois premiers siècles l'ensemble des institutions chrétiennes que les protestants ont voulu rejeter comme des innovations récentes. La pénitence publique était dès lors déterminée d'après des règles canoniquement établies par les conciles particuliers. Nous avons eu plusieurs fois l'occasion de le signaler. Ces règles n'étaient pas tellement invariables qu'elles ne pussent subir les modifications réclamées par la diversité des
CllAP. VII. — IDÉE CÉNÉBAIE DE lA PBEMIÉaE ÉrOOUE. 639
temps ou les usages particuliers des églises. Ceux qui étaient ^o™,s à la pénitence pub,i,ue venaient, le premier jLr du ea reme se présenter à la porte de réglise, en habits de deuil; le pontife leur mettait des cendres sur la tête et leur distrib ait des c, ces; Ils se prosternaient ensuite pendant qu'on priait pour eux. La p„ re Onie, révoque leur faisai, „„e exhortation aoè
ênné "en", ''"^''f"'"''' ^ '^ P»^"' <>- ''"S'-o qui était aussitôt fe.méeen leur présence. Ces pénitents venaient les jours de fètc
1- cél brafon des saints mystères. Après un certain temps, on le» admettait aux ms.ructious mais on les faisait sortir avant la consécrat on. Plus tard, Us étaient admis aux prières de la messe, ma^ prosternes; enfin on leur permettait de prier debout com,;e 1 autres, avec cette différence qu'ils étaient placés au côté gauche de 1 église. Ces quatre ordres de pénitents étaient disLué. par les noms de pleurants iploranle.) , auditeurs iauMoZT prosternés (pro.>ra,i), et consistants (consù,entes). Telle était dins .on ensemble dogmatique, hiérarchique et diiciplinler ^Ï contre laquelle se brisèrent les efforts des empereurs, des m^s^ trats et des gouverneurs romains. Elle avait une vie intérierf e" dmne que ne pouvaient atteindre ni le glaive des bourreaux, n les haines populaires, ni les arguments caotieux des philosophes ni les entraves d'une législation hostile. Comme Jésus Chris, sot tan de son tombeau scellé, l'Église devait s'élaneer victorieuse
KW DU HUITIÈME VOLUMB.