CUAP. Y. — DENYS LE PETIT
de la succession '. » — Le 7 novembre o2U, douze évoques de la Provincia (Provence), réunis en concile au Vasensis vicus (Vaison), sous la présidence de saint Césaire d'Arles, prenaient des mesures importantes au point de vue de la discipline et de la liturgie. « Il nous a semblé bon, disent-ils, d'établir dans nos diocèses la salutaire coutume qui s'observe dans toute l'Italie. Nous ordonnons donc que les prêtres constitués dans nos paroisses reçoivent chez eux les jeunes clercs non mariés. Ils les élèveront comme de bons pères, leur donnant la nourriture spirituelle, leur faisant apprendre les psaumes, les formant à la connaissance des saintes lettres, les instruisant solidement de la loi divine, afin de se préparer en eux de dignes successeurs. Si plus tard ces jeunes clercs, parvenus à la maturité, ne persévèrent pas dans leur vocation, ils seront libres de se retirer et de contracter mariage. » C'était instituer les écoles presbytérales dans chaque village, sur le plan des écoles épiscopales dont jouissaient déjà les villes, a Pour l'édification générale et le plus grand bien de nos églises, il nous a paru bon d'accorder à tous nos prêtres la faculté de prêcher la parole de Dieu , nonseulement dans les campagnes et dans les villes. » On voit que jusque-là l'enseignement sacré avait été spécialement réservé aux évêques, et que sur ce point la discipline des Gaules était conforme à celle de l'Afrique au temps de saint Augustin. « Le siège apostolique, ajoutent les pères de Vaison, a établi le chant si pieux et si doux du Kyrie eleison, adopté maintenant dans toute l'Italie et dans les églises orientales elles-mêmes. Nous voulons qu'il soit chanté dans toutes nos églises à matines, à la messe et aux vêpres. Nous ordonnons également qu'à toutes les messes, même celles pour les défunts, on récite le Sanctus. — Nous ordonnons que le nom du seigneur pape, présidant au siège apostolique, soit récité dans toutes nos églises au canon de la messe. — Depuis qu'en Orient, en Afrique et en Italie, se sont élevés des hérétiques perfides et blasphémateurs qui prétendent que le Fils de Dieu n'a pas toujours été avec le Père, mais qu'il a eu un commencement dans le
1 Labbe, Concil. Valentinum, tom. IV, col. 1620.