XIV
d'Arles.
temps, le siège apostolique a établi l'usage d'ajouter au Gloria Patri etc., la finale Sicut erat in principio et nunc et semperet insœcula sœculorum. Nous ordonnons que cette formule soit adoptée dans toutes nos églises '. »
Lettre 14. Les actes de ces divers conciles provinciaux étaient envoyés
de Félix IV ,,,,.,..., ^^ , , ,
à S. césaire a la ratification du saint-siege. Nous en avons la preuve dans la lettre suivante, que Félix IV adressait à saint Césaire au sujet du canon relatif à l'admissibilité des laïques aux ordres, tel que l'avait formulé le concile d'Arles. « J'ai lu, disait le pape, les mesures prescrites par votre fraternelle assemblée, ordonnant que les laïques ne pourront être promus au sacerdoce avant une probation suffisante. Nous avons été informé du scandale donné par quelquesuns de ces laïques, témérairement engagés dans la cléricature et retournés ensuite à la vie séculière. C'est une abominable apostasie; mais la faute retombe sur les évêques qui avaient, dans ces ordinations précipitées, violé ouvertement les lois de l'Église et le précepte de l'Apôtre : IScmini cito manus imposueris , nec communicaveris peccaiis alienis ^. Pourquoi saint Paul exige-t-il dans l'ordination la maturité du jugement et de l'épreuve préalable? C'est parce que le caractère sacerdotal qu'on y reçoit est de sa nature ineffaçable. Avant de le conférer, il faut donc une'longue délibération. Comment en effet improviser un docteur qui ne saura pas même les éléments de la science sacrée? Comment remettre le gouvernail d'un navire à des mains qui ne se sont jamais exercées à la manœuvre des simples matelots? On ne sait pas commander lorsqu'on n'a point appris à obéir. Dans la maison de Dieu, les plus élevés en dignité doivent servir de modèle à tous. Que les clercs et spécialement ceux qui se préparent au sacerdoce aient donc toujours présente à la pensée cette autre règle apostolique : Oportet testimonium habere bonum ab his qui foris sunt ^. Veillez, je vous prie, dans un concert unanime, à l'observation des règles canoniques; n'ordonnez que des sujets dignes et éprouvés; c'est ainsi qu'en accomplissant les devoirs de notre charge, nous assurerons
> Labbe, Concil. Vasens., t. IV, col. 1679. — * I Tim., v, 22. — s Ibid., m, 7.