‹ Histoire de l'Eglise du Mans (volume 3)Chapitre 18 sur 66 · TR1VIT POSTREMUM, CLAUSIT AT ILLE DIEM · texte numérisé non relu

TR1VIT POSTREMUM, CLAUSIT AT ILLE DIEM

Après la mort de Guillaume Herbelin, la crosse abba tiale de la Couture passa aux mains de Michel Bruneau, sur lequel nous reviendrons. Nous regrettons que les limites étroites de notre travail ne nous permettent pas de rapporter avec détail ce qui concerne les autres abbayes du diocèse. Toutefois, il reste prouvé jusqu'à l'évidence que la régularité, le travail, la vie édifiante et pénitente se maintinrent dans nos cloîtres aussi longtemps que la liberté des élections n'y fut pas troublée. Si l'on trouve quatre ou cinq religieux qui donnèrent dans les vices dont la société était tout entière affectée à l'époque, il y avait dans les cloîtres des centaines de moines dont la vie était une réparation continuelle de ces désordres. Ce fut lorsque l'autorité séculière imposa aux religieux des supérieurs étrangers à leur vie, que la décadence commença nécessairement parmi eux.

La réforme fut établie à la même époque dans l'abbaye du Gué-de-Launay (\). L'abbaye de Lonlay forma une nou-

(1) Pesche, Dictionnaire de la Sarthe, t. II, p. 519.

velle société avec celle de Saint-Martin de Séez (1). Guillaume Messager, abbé de Clermont, fut un des quatre prélats nommés dans le concile de Constance (14-16) procureurs de tout Tordre de Cîteaux(2). En 1400, Marguerite de Courceriers, abbesse du Pré, lit reconnaître l'exemption de son monastère par l'archevêque de Tours, qui y était venu célébrer la messe par dévotion envers sain Julien. Les guerres ayant causé de grandes pertes à l'abbaye du Pré, Adam Cbastelain accorda (1414) des indulgences à tous ceux qui feraient des aumônes au monastère (3). La communauté des Filles-Dieu, après avoir été ruinée par les guerres, fut relevée en 1435 ; AdamChastelain consacra l'église sous le vocable de sainte Marie- Madeleine, et confirma aux religieuses le droit d'élire leur prieUre (4).

En même temps, saint Julien recevait de nouveaux hommages dans la ville de Bourges, à l'occasion de la consécration de la sainte chapelle de cette ville, fondée en 1400 par Jean, duc de Berry, et consacrée en 1405 (5). Les Manceaux aussi se montraient fort attachés au culte de la sainte Vierge, qui les protégeait souvent d'une manière sensible. Les habitants de la Ferté-Bernard l'avaient toujours honorée avec beaucoup de piété. Durant la guerre des Anglais, leur ville courut de grands dangers par la trahison d'un gardien qui avait promis d'ouvrir une porte pendant la nuit, et d'introduire les ennemis. Mais au moment d'exécuter son perfide projet, il ne put retrouver les clefs ; et le lendemain on les découvrit dans les mains d'une statue de la Mère de Dieu, qui recevait les hommages

(1) Gatlia christiana, t. XI, col. 723.

(2) Cartulaire de V abbaye de Clermont, Ms.de Gaignières.— Cauvin, Géographie, etc., p. 203.

(3) Bibliolh. imp., Mss. des Bl.-ManL, n° 45.

(4) Pesche, t. III, p. 372.

(5) Labbe, Bibliotheca manuscriptorum, t. II, p. 129, 130 et 140. — 9«r la fête de saint Julien en l'abbaye du Pré, voir Archives du chapitre, registre B-15, p. lî. — Délibérations capitxdaires, 1403.

t40 UlaïûlRE DE L'ÉGLISE BU MANS.

de toute Ja ville dans l'église paroissiale. Les ennemis, qui s'étaient approchés de la porte qu'on leur avait désignée,, reculèrent épouvantés en entendant ces paroles sortir de la bouche de la Madone, dont la niche était au-dessus de cette même porte : « Arrêtez, adversaires ! » En mémoire de ce prodige, on plaça une croix de pierre, encastrée dans la muraille, et portant pour inscription les mots mêmes prononcés par la Vierge. Une statue de la Mère de Dieu se voyait naguère encore au môme lieu, et une procession solennelle se fait tous les ans,, le dernier dimanche d'octobre, et se dirige vers la porte théâtre du prodige.

La petite ville de Nogent-le-Bernard honore de temps immémorial la sainte Vierge, sous le titre de Notre-Damede-Pitié. Les pèlerins qui visitent son autel racontent les grâces qu'ils y ont obtenues. Nogent-le-Bernard, menacé d'être pris d'assaut par les ennemis de la France, lut délivré par la protection de la Mère de Dieu. Dans le Passais, la Vierge fit connaître qu'elle voulait qu'un sanctuaire lui fût consacré sur le sommet d'une colline d'où l'œil embrasse un horizon fort étendu. Depuis ce temps, l'autel de Notre-Dame-de-Lignoux, en la paroisse de Couterne, n'a jamais cessé d'être fréquenté par un grand nombre de pèlerins. Lorsque des calamités menacent nos contrées, les populations voisines s'y rendent en procession; et leur confiance a souvent été récompensée par des prodiges.

Dans les bouleversements causés parles guerres, presque tous les monastères éprouvèrent des pertes considérables. L'évêché subit le même sort; plusieurs de ses domaines furent ravagés, et quelques-uns de ses châteaux détruits. Craignant que le chapitre ne demandât une indemnité à sa famille, après sa mort, Adam Chasteiain pria Benoit XIII de désigner un commissaire pour l'aire la visite des biens de l'évêché. Le Pape nomma Jean Frain. abbé de Saint- Vincent, et lui donna des pouvoirs fort étendus, même celui de renverser les bâtiments ruineux et jugés inutiles (I). L'abbé de Saint-Vincent se mit aussitôt en devoir

(1) Livre Rouge, fol. 231 v.

ADAM CÏIASTELAIN. \A\

d'obéir. Il visita d'abord l'évêché, puis le domaine d'Yvrél'Évèque ; celui de Larchamp, celui d'Ambrières et celui de Ceaulcé, et termina par celui de Ségrie. Le château d'Yvré-l'Évèque avait été entièrement ruiné par les Anglais, il y avait plus de vingt ans; Adam n'avait pu encore relever qu'une grange, une maison habitable couverte en ardoises, avec des écuries et des pressoirs; le tout vaste et convenable. A Ségrie, tout avait été pareillement renversé; et l'évèque s'était contenté de rebâtir une grange et un pressoir. A Larchamp, tous les bâtiments construits par l'évèque Guy de Laval avaient été détruits; on estimait à plus de quatre-vingts livres tournois (I) la somme nécessaire pour les restaurer, et l'on concluait à les détruire entièrement (2). Le procès-verbal de cette visite ayant été soumis au chapitre,, les chanoines l'approuvèrent (3). A l'époque où lurent rédigés les actes que nous venons d'analyser, les hostilités des Anglais ne faisaient guère que de commencer leurs ravages.

De son côté, le chapitre éprouva aussi des pertes (4). Il était obligé de contribuer à l'entretien des gens de guerre, et de recourir aux présents pour se ménager la protection des chefs militaires.

L'affaiblissement de la foi et l'esprit de cupidité et d'égoïsme qui commençait à dominer de plus en plusj la société, produisirent un long scandale dans notre diocèse. Depuis plus d'un siècle, un conflit s'était élevé entre les curés et les populations au sujet des dîmes vertes. On nommait ainsi la dîme levée sur les arbres a fruits, les arbrisseaux et les légumes de toutes espèces. Afin de satisfaire aux désirs de leurs peuples, les curés renoncèrent à cette dime et s'attribuèrent en dédommagement le tiers de Ja succession mobilière de tous leurs paroissiens, sous le

(1) Au pouvoir actuel de l'argent , 480 fr.

(2) Livre Rouge, fol. 248.

C3J Ibidem, fol. 251.

(1) Bilard , Analyse des documents historiques > etc. , part. II* il"' 541-559.

142 BISTOIRI I)K l'k<;i.isk du mans.

nom dedroit de tiercage(l).Le même droit s'établit à lamème époque et dans des circonstances analogue! en Touraine, Anjou, Bretagne et Normandie;. D'abord ad mis comme un

avantage pour les particuliers, ce droit excita ensuite de violentes réclamations. Il lut aboli vers 1307 en Bretagne (9j, et aucommencementduxv sirclc dans l'Anjou (3). Vers ' le comte du Maine Louis II, les bourgeois du Mans et du reste de la pro\ ince, et le procureur du roi, intentèrent à ce sujet un procès à l'évèq ue et aux curés du diocèse. Les débats produisirent un grand éclat, et les esprits se montrèrent fort échauffés de part et d "autre. Le parlement envoya en MO.'Mcs commissaires pour fairedesenquètes (4). 11 est certain que les prétentions des curés étaient souvent de véritables exactions: celui de Saint-Célerin avait exigé quatre mille livres à la mort de Jean Loiseleur; un curé du Crucifix au Mans, deux mille à la mort de Martin de l'Estang. Il fut réglé par un arrêt interlocutoire du parlement (8 avril 1 410), que par manière de provision, jusqu'à ce qu'il en fut autrement ordonné, les héritiers ou exécuteurs testamentaires des défunts, habitants du Maine, paieraient pour le droit de sépulture la valeur de la dixième partie des meubles, déduction faite des dettes personnelles et des dépenses funéraires, ou trente sous tournois pour les bourgeois, marchands, praticiens, artisans et autres, soit qu'ils fussent ch^fs de famille ou compagnons et artisans; quant aux serviteurs, journaliers et ouvriers, ils ne seraient taxés qu'à sept sous six deniers; que ces droits seraient payés par les héritiers quinze jours après l'enterrement, et qu'ils y seraient contraints par les voies de la justice (5).

(1) Hiret, Antiquités de l'Anjou, p. 408.

(2) Poquet de Livonnière, Commentaires sur la coutume du Maine et de l'Anjou, t. II, p. 1036.

(3) Idem, ibidem. — Bodin, Rechercha sur V Anjou, t. I, p. » S 0 .

(4) Délibérations capitulaires, 19 février 1403. — Archives du chapitre du Mans, registre B-15, 12.

(5) Collection D. Housseau, n0h 1390-3763, et passim. — Mss. des Bl.- Mant., n°81, c. p. 214. — Choppin, de Sacra politia, lib. II, tit. 7, n» 19, p. 238. — Hiret, Antiquités de VAnjou, p. 408.

ADAM CHASTELAW. 143

Les curés de Touraine, de Normandie et de Bretagne, qui avaient composé avec leurs populations, touchaient un neuvième de la valeur des meubles des défunts. Aussi les curés du Maine recommencèrent le différend, et leur exemple entraîna ceux de l'Anjou. Enfin le 7 juin 1490, Anne, reine de Jérusalem et de Sicile, duchesse d'Anjou et comtesse du Maine , agissant au nom de ses enfants mineurs, arrêta un concordat avec les curés d'Anjou et du Maine pour les droits des funérailles (1). Les débats avaient duré cent ans; ils furent surtout poussés avec une grande âpreté de part et d'autre de 1390 à 1397.

Les procédures qui eurent lieu en 1416 nous fournissent de précieuses données sur. l'état du clergé de notre diocèse. 11 possédait une large part des biens-fonds de la province. 11 se montrait, disaient ses adversaires, très-exigeant dans la perception de ses droits et revenus, abusait des censures ecclésiastiques, et vexait le peuple par ses appels continuels au métropolitain ou au légat du Saint-Siège. De son côté le clergé des paroisses répliquait que les grosses dîmes appartenaient presque toutes à 1 evêque, aux chapitres, aux abbayes et autres communautés, et même à des laïques; qu'il lui était impossible de vivre des seules aumônes des fidèles qui ne venaient plus à l'offrande qu'aux quatre fêtes solennelles, et ne présentaient qu'un guillot, ou même un demi-guillot, dont six faisaient un tournois; et qu'ils avaient coutume de ne donner ni pain, ni vin, ni chandelle, contrairement à ce que pratiquaient les paroissiens dans les autres diocèses (2).

Au reste, on peut affirmer, d'après un nombre considérable de documents, que la nature de cet ouvrage ne nous permet pas de reproduire, que la situation financière du clergé dans le Maine commença à décroître dès la fin du XIIIe siècle. La décadence une fois commencée se continua progressivement jusqu'au siècle dernier. A cette époque,

(1) Collection D. Housseau, loc. cit.

(2) Le Corvaisier, Histoire des évâques du Mans, p. 644 et suiv.

144 ËMTOIRI DE L'ÉflLBB Ml UAK8.

les revenus du clergé n'étaient plus qu'environ la moitié de ce qu'ils avaient été à la lin du xive siècle. En même temps que les revenus du clergé manceau suivaient cette progression décroissante , ses charges peu à peu s'augmentaient.

Cependant Adam Chastelain continuait, malgré le poids des ans, ses travaux habituels dans le diocè?e. En l 131 . Anne de Laval ayant fait rebâtir le chœur de l'église abbatiale de Fontaine-Daniel, l'évêque en fit la dédicace trè«solennelle (1 j.ll s'excusa cependant de se rendre au concile provincial convoqué à Nantes pour la même année. Philippe^de Coétivis^ou Goetquis, présida cette assemblée, dont les décrets se rapprochent beaucoup de ceux qui furent promulgués au concile d'Angers de 1365. On y défendit certaines cérémonies plus ou moins ridicules qui se pratiquaient le lei mai et le lendemain de Pâques, et on s'éleva contre la fêle des fous (2). Enfin la même année (8 janvier 1431) Adam Chastelain , étant certain de la capacité et de la probité de Guillaume , abbé de Fontaine- Daniel , professeur renommé d'Écriture 'sainte , et de maître Martin Berruyer , doyen du chapitre métropolitain deTours et chanoine du Mans, les nomma, quoique absents, ses représentants près du Pape Eugène IV et du concile de Baie (3). Toujours préoccupé de la réforme de son diocèse, notre prélat avait chargé ces deux procureurs d'implorer le secours du concile contre les entraves que les archidiacres et quelques séculiers puissants apportaient à l'exercice de ses droits. Il se plaignait surtout des mauvais traitements que des laïques lui avaient fait subir. Les pères du concile chargèrent l'abbé de Fontaine-Daniel, le chantre de l'Église

(\) Cartulaire de Fontaine-Daniel, Biblioth. imp. , fonds latin, n° 5475. — Ménage, Histoire de Salle, part. I, p. 186. — Le Corvaisier, p. 650.

(2) Mss. des Bl.-Mant., n° 81, c. p. 283 et suiv. — Maan, Ecclesiu Turonensïs, part. II, p. 98.

(3) Pièces justificatives, n° XV. — Cartulaire de Fontaine-Dan ieL -Biblioth. imp., fonds latin, n» 5475, p. 38.

A1)AM CHASTËLAINi 14S

d'Angers et le scholastique de Rennes de protéger Adam Chastelain contre les perturbateurs de la discipline. Par un acte spécial, le concile chargea l'abbé de Beaulieu-lès- Le Mans de déclarer qu'à l'avenir le doyen du chapitre de Saint-Thugal à Laval serait amovible à la volonté de l'évêque (l).

Malgré l'ardeur de son zèle , la caducité de l'âge corn-' mença à trahir les efforts du vieillard ; Adam Chastelain fut réduit à passer les dernières années de sa vie retiré dans son château de Touvoye. Il poursuivait néanmoins ses projets d'amélioration par ses délégués , et d'ailleurs d'archevêque de Tours veillait sur notre Église. En 1436, les Anglais ayant retenu en prison un prêtre du Macs nommé maître Salles, l'archevêque et le procureur du concile de Baie les sommèrent de le leur rendre, et sur leur refus, ils mirent la ville en interdit, le mercredi 20 juin. Cet état dura peu , les Anglais ayant promptement remis le prisonnier en liberté (2).

La même année (4436), les chanoines du Mans obtinrent d'Eugène IV une bulle qui établissait deux nouvelles semi-prébendes. Le Pape y reconnaissait expressément l'exemption du chapitre (3). Sous l'épi scopat suivant, cette bulle donna sujet à de longs débats. Toutefois lorsque l'on considère l'état du chapitre au xve siècle, on comprend la nécessité de cette institution. Le plus grand nombre des canonicats étaient donnés à de jeunes clercs qui étudiaient dans les universités. En 1422, on en comptait au moins neuf qui résidaient à Angers en cette qualité (4) ; d'autres occupaient des chaires de professeurs dans ces mêmes uni ver

(1) Livre Rouge, fol. 251 v.

(2) Biblioth. imp. Cartulaire de V abbaye de Saint-Vineent, fol. 3. — Délibérations capitulaires, 20 juin 1436.

(3) Archives du chapitre, registre B-25, fol. 85 v. etseq. — Mss. dé la biblioth. du Mans, n° 243, fol. 1 38 v et scq.; n° 252, fol. 38 r, 39 v. et seq.; no 258, fol. 29 v* et seq.

(4) Archives du chapitre, registre B-15. — Bilard, Analyse des documents historiques , etc., part. II, n09 558, 592, 594, 052, 756, et passim;

i.|(i HISTOIRE DK l/ÉGLISE Dfl \|A.v~.

sites, comme Jean Breviscope, qui enseignait Ja théologie à Paris , Jean de Laudusson , qui professait l'Écriture sainte, et Jacques de Bernay, qui régentait la l'acuité de droit civil a Angers (I). Un plus grand nombre encore étaient retenus habituellement à la suite des princes en qualité de conseillers, aumôniers, secrétaires (2) , en sorte que ceux qui résidaient régulièrement formaient la minorité.

L'année suivante (1437) les chanoines du Mans obtinrent une seconde bulle d'Eugène IV, touchant les chapellenies réservées au chapitre. Le Pape y déclare expressément que le chapitre relève immédiatement du Saint-Siège, et que son prédécesseur avait nommé l'abbé de Beaulieu-lès-Le Mans pour assurer l'exemption, en qualité de commissaire apostolique (3).

Après quarante-un ans et vingt jours d'épiscopat, Adam Ghastelain mourut au château de Touvoye (A). Son corps fut apporté au Mans et enseveli dans le chœur de l'église cathédrale, du côté droit (5).

(1) Bilard, op. cit., n°s 573, 745, 633, et passim.

(2) Idem, ibidem, n°s 542, 544, 546, 50!, 587, 612, 648, 602, Col, 655, et passim.

(3) Archives du chapitre du Mans, registre B-25, fol. 193 v. cl seq.

(4) Ibidem, fol. 72 r.

(5) Biblioth. imp., Cartuiaire de l'abbaye de Saint-Vincent , fol. 3.

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