PRÉFACE. VU
faisait pas mystère de ses découvertes, prenant plaisir uniquement à rendre service à son pays et à ceux qui s'adressaient à lui. Aussi, non-seulement à Laval, mais encore de divers points éloignés du département on lui demandait l'interprétation de titres anciens; et plus d'une fois il fut assez heureux pour y découvrir la preuve de droits contestés auparavant , et éviter des procès ruineux.
Dans les diverses positions qu'il a occupées et auxquelles l'avait appelé la juste considération dont il jouissait, M. La Beauluère, avec un esprit doux et conciliant, a toujours apporté un concours aussi utile que désintéressé. Membre du conseil municipal pendant de longues années , membre du bureau de bienfaisance et du conseil de fabrique de sa paroisse, associé à toutes les œuvres religieuses et patriotiques du pays, partout on l'a vu, sans sortir du rôle modeste qui était dans ses habitudes, se dévouer avec persévérance.
Sa vie avait été profondément chrétienne; la mort ne pouvait donc le surprendre. Elle l'a trouvé plein de résignation et d'espérance ; et lorsque ses forces défaillantes ne lui permettaient plus de prononcer les noms de ceux qu'il quittait avec tant de regret, ses lèvres déjà glacées embrassaient encore l'image de celui qu'il avait tant aimé sur la terre, et dont il attendait la récompense promise au bon serviteur.
Il nous reste à indiquer ici quelques corrections pour les volumes précédents.
Au tome 11, page 61. Le domaine de Mont-Trentain n'est pas situé dans la contrée de Sillé-le-Guillaume, mai?
v,„ PRÉFACE.
dans la région de Sillé-le-Philippe, auprès des restes d 'un ancien bourg nommé Bresteau et de l'ermitage de Saint- Jean-de-la-Pelouse, dans la paroisse de Lombron, canton de Montlbrt-le-Rotrou.
Ibidem, page 203. Le domaine de Mézières, assigné pour dotation à L'abbaye de Sainte -Marie, était situé dans les paroisses de Beilléoude Lombron, toutes les deux limitrophes de celle de la Chapelle-Saint-Rem y.
Tome 111, page 528. D'après une charte du prieuré de Cunault, datée du 10 des calendes d'octobre 1105, il semble que Raynaud de Martigné, élu évèque d'Angers en \ 101 , était fils de Brient, seigneur de Martigné-Briand en Anjou, et non de Martigné près de Laval. Toutefois il y a apparence que les deux maisons de Martigné dans le Maine et de Martigné-Briand en Anjou avaient une souche commune; ce qui pu induire en erreur les anciens historiens de
Mayenne.
Tome IV, page 57, 58, 528 et 529. On lit plusieurs fois le nom Poeo et Poeio, pour celui de Goeo. Il s'agit de la famille de Goué, de la paroisse de Fougerolles.
Ibidem, page 132. La tradition que nous avons suivie en parlant de saint Regnault estcontredite parles Bollandistes, au tome V de septembre, page 626. Nous ne reconnaissons pas un caractère tout à fait péremptoire aux raisons alléguées par les doctes éditeurs des Aeta Sanctorum; il n'y a pas contradiction absolue entre la tradition que nousavons suivie, et le seul texte vraiment authentique qu'ils puissent alléguer. Toutefois nous avons cru devoir relevei cette divergence.
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