INTRODUCTION
Si en entrant dans une nouvelle époque nous jetons un regard sur celle que nous venons de parcourir, nous nous sentirons pénétrés de la plus vive reconnaissance envers Notre-Seigneur Jésus-Christ^ dont la présence n'est pas moins sensible dans les siècles du moyen- âge que dans les origines de l'Eglise. Le christianisme se répand dans l'Europe entière; des peuples et des tribus innombrables, qui avaient croupi jusque-là dans les régions infimes de la civilisation, sont initiés aux arts et aux sciences par sa vertu régénératrice, et, grâce à son concours, partout la vie s'élève et s'ennoblit. L'Europe, dont la partie méridionale étalait à nos yeux les tristes débris d'une grandeur terrestre évanouie, et dont la partie septentrionale était perdue dans les déserts et les marais, enfouie dans les ténèbres et la barbarie, nous offre maintenant le riant spectacle de régions bien cultivées, constituées en Etats et unies entre elles par des relations vivantes. La découverte d'une quatrième partie de la terre, due à la sagacité ingénieuse et à la pénétration des Européens, ouvre une source féconde de richesses à l'intelligence et à l'activité humaine. Des relations commerciales inespérées vont s'établir avec les plus lointaines contrées de l'Asie, et les horizons de l'esprit s'agrandissent outre mesure. En Italie, en Espagne, en Portugal, en France, eu Angleterre, en Allemagne, une foule d'universités (on en comptait 6Q)