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non-seulement les principaux faits, mais aussi tout ce qui a rapport à la constitution et aux institutions de 1 Eglise, en un mot, tout ce qui constitue le Christianisme depuis sa naissance jusqu'à nos jours. L'ouvrage de M. Doellinjier dont nous faisons paraître aujourd'hui le premier volume, répond parfaitement à ce but. Accueilli avec le plus vif empressement dans toute 1 Allemagne catholique, nous nous flattons qu'il ne le sera pas moins dans notre pays où les études ecclésiastiques ont pris depuis quelques années un nouvel essor et où un pareil ouvrage ne peut que contribuer à les améliorer de jour en jour davantage. En effet, l'histoire de M. Doellinger est utile non-seulement au professeur qui enseigne l'histoire ecclésiastique, mais aussi à l'élève qui Tétudie ; Tun y trouve un guide sur pour ses leçons et pour les ouvrages spéciaux quil est dans le cas de devoir consulter sur les différentes matières qu il est chargé d'enseigner; l'autre y trouve un manuel qui sert a lui mettre sous les yeux, dans un ordre systématique, tout ce qui a trait à l'histoire et aux institutions de lÉglise et qui Tempeche de mettre de la confusion dans les explications de son professeur. Cette histoire est utile à l'ecclésiastique qui a déjà étudié l'histoire de l'Eglise et qui veut se rappeler une infinité de faits et de choses intéressantes qui s'échappent aisément de la mémoire; elle l'est encore aux gens du monde qui désirent d'approfondir l'histoire générale; car il n'existe pas d'histoire générale sans Ihistoire de l'Eglise, puisque, d'après l'expression d'un écrivain distingué, l'histoire de l'Eglise en général et celle des papes en particulier constituent pour ainsi dire toute l'histoire du moyen-àge et qu'elles sont encore dans un rapport intime avec les histoires ancienne et moderne. De plus, le Christianisme ayant été une source féconde de
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civilisation pour 1" Europe et les autres parties du monde (|iii sont éclairées des Inmièies de la Foi. Ihistoire de cette relifrion ne peut qu'intéresser au plus haut point tout ol)s(M'vateur de la marche et des progrès de lesprit humain.
En entreprenant de traduire l'ouvraoede M. Doellinp;er. jVii cru faire chose utile à mes concitoyens. Je nai éparj^né aucune peine pour le rendnî aussi parlait que possible. Les personnes qui connaissent Toriginal sont seules en état de jugfer des difficultés que j'ai eu à surmonter dans cette traduction, tout imparfaite qu'elle soitencon*. Elles savent bien que partout il est sul)stantiei, concis, sévère; qu'il repousse une attention superficielle et que ce nest qu'à force de travail et de patience qu'on parvient à en saisir le sens. Je profite de cette occasion pour remercier publiquement mon estimable collaborateur. ^I. Delmer. ([in a bien voulu m'aider dans cette tâche ingrate, en revoyant mon travail et en corrigeant les inexactitudes qui metaient échappées.
Je termine en offrant ce livre à la jeunesse Belge (pii se destine à l'état ecclésiastique. Puisse-t-il servira nourrir en elle l'amour de 1 "étude et de la science, et ces habitudes laborieuses et viriles qui seules peuvent lui faire espéier de remplacer dignement cet ancien Clergé Belge, dont les professeurs, au siècle dernier, étaient encore consultés comme des oracles!