‹ Histoire de l'église (volume 5)Chapitre 1 sur 34 · II. — HIST, l»i; l'ÉPtI.ISE. I · texte numérisé non relu

II. — HIST, l»i; l'ÉPtI.ISE. I

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I';;i;iii ces groupes li'ht^resies, trois sont parlit-iilierfMiîuiîî saillants; ils se nîcnvent autour des dogmes de la Trinité, de l'Incarnation du Fils de Dieu, de la prédestination et de la grâce. Les premières controverses, relatives à la Trinité et à l'Incarnation, eurent pour principal théâtre l'Orient, qui inclinait davantage vers la théorie et la spéculation, et se plaisait à exercer sa pénétration et son goût de recherche dans la théologie proprement dite et dans la christologie ; tandis que TOccIdent, plus sobre et plus pratique, s'adonnait de préférence aux questions d'anthropologie et à tout ce qui concerne la rédemption,

Les querelles qui s'ensuivirent pénétrèrent très-avant dans la vie des peuples chrétiens et y causèrent de profonds ébranlements; car ces peuples, tout imprégnés de l'esprit de foi, ne comprenaient pas l'inditTérence dogmatique, le mépris des vérités religieuses. Plus on prisait la valeur de la révélation chrétienne, plus on devait être résolu à la défendre. Le dogme passait pour si important qu'on pouvait disputer pendant des siècles sur une ou deux expressions (omousios. deux natures). Sous ces expressions toutefois, il y avait des idées, des vérités de foi sacrées et inviolables, et si la moindre parcelle de la révélation est aussi sainte et divine que la révélation tout entière, puisqu'elle repose sur la même autorité divine, qu'elle jaillit de la même source de vérité ; si chaque dogme, quelque insignifiant qu'il paraisse aux esprits superficiels, contient en soi la même valeur que tous les dogmes ensemble, de même que la plus faible parcelle du corps eucharistique de Jésus-Christ cache la même substance que la plus grande et que toutes ensemble, il ne faut pas s'étonner si l'on combattait autrefois jusqu'au sang pour chaque dogme particuUer, si le désir de conserver un seul mot suscita des martyrs, si l'on évitait tout ce qui aurait pu altérer la pureté de la confession chrétienne avec autant de soin, de crainte et d'abnégation, que s'il se fût agi du christianisme tout entier.

A le bien prendre, du reste, c'était le christianisme même qui élait en jer; car les vérités particulières de la foi forment un corps si harmonieux que la ruine do l'une entraîne nccessairemorit celle des autres. (Ju'une seule pierre, dans cet édifice si merveilleusement adapté^ vienne à se détacher, il est inipos-

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