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666 (ax 682) HISTOIRE DE L'ÈGLISE.
a eu lieu ), ou qui ont altéré les actes du 6° concile, et qui s'en sont prévalus pour secouer le joug de Rome, ont-ils été plus libres et plus heureux? Que deviendront ces grands siéges del'orient à l'époque où ïls nous montrent chacun deux patriarches? Et que deviendra dans la suite Constantinople? hélas! en punition de leurs continuelles révoltes contre la mère et maîtresse de toutes les églises, ils ont passé sous un joug terrible, sous le cimeterre de Mahomet. Sans insulter à leur malheur , en disant qu'ils l'ont trop mérité, qu'il soit pour nous une salutaire instruction. Et terminons ce volume, en faisant observer que ceux qui aujourd'hui crient encore si haut contre un pontife dont les dépouilles mortelles reposent tranquilles au Vatican, et qui lui font un crime de n'avoir pas défini et prononcé une condamnation, sont ceux-la même qui crient également contre plusieurs de ses successeurs. Et pourquoi contre ceux-ci ? Pour avoir condamné, avec ou sans anathème, certaines propositions et certaines déclarations, soutenues ou fabriquées par des évêques, dont la plupart étoient, non pas aussi criminels sans doute, mais aussi peu sincères, et aussi courtisans que Sergins. Detels hommes se font juges de leur foi ; ils la fondent sur leurs lumières, sur leurs prétentions ou usages, sur leur orgueil ; et dès lors elle n'est plus la foi de l'enfant de Dieu, plus la foi de son Eglise. L'enfant docile se garde bien de juger son père, ni d'en découvrir les défauts ou les fautes. S'il est dans la nécessité de les voir ou d’en parler, il se rappelle pourquoi, dans l'histoire d'un ancien patriarche, deux de ses fils reçurent ses bénédiotions et le troisième: fut maudit : ce n’est pas ce dernier qu'il doit prendre pour modèle.