‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 144 sur 146 · ÉCRIVAINS ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

ÉCRIVAINS ECCLÉSIASTIQUES

et profonde, des vues heureuseset quel: Saint Lidure de Péluse, 440. 11 à grand

Gro TABLE

Horribles eruautés du juif Dunaan contre

les chrétiens omérites, en 522.

Persécutions de Cosroës, roi de Perse,

sur les frontières de l'empire, en 542.

Cruautés diverses des Lombards contre les

fidèles.

Persécution du roi Lévisilde en Espagne,

en 586 et 587.

Oppression des chrétiens orientaux sous

Mahomet et ses successeurs.

Violente persécution de l'empereur Con -

stant IE, monothélite, depuis 648 jusqu'à 668.

quefois étonnantes sur des sujets qui ne paroïssoient nullement y fournir , une abondance et une finesse de pensées, une force et une noblesse d'expressions, un feu, une énergie, une rapidité, qui excite au moins l'admiration dans les esprits les plus durs, quand elle n'y opère pas la persuasion.

Saint Paulin de Nole, 431. Il a laissé un

grand nombre d'épîtres et de poésies, dont saint Jérôme, saint Augustin et les autres grands hommes des beaux temps de l'antiquité faisoient une grande estime.

Philostorge de Cappadorc, engagé dans

les erreurs de l'arianisme, a publie sox Théodose le Jeune une histoire ecclésiastique qui commence en 320, et linit en 425.

Jean Cassien, 440. Il a recueilli en 24

livres les conferences des Pères du désert, composé doure livres des Institutions monastiques , et sept livres tuuchant l'incarnation. Tous ces ouvrages, écrits d'un style simple et facile, tout-à-fait propre à inspirer le goût de la vertu, l'ont fait passer pour un docteur profond, et pour un des plus grands maîtres de la vie régulière. I ÿ a néanmoins quelques-unes de ses conférences qui ressentent le pélagianisme.

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nombre de lettres, contenant des explications de passages de l'Ecriture et de questions théologiques où l'on remarque beaucoup de pénétration et un jugement exquis.

Saint Cyrille d'Alexandrie, 444. Outre

ses écrits contre Nestorius, Théodorc de Mopsueste, Diodore de Tarse et Julien l'Apostat , il a fait des commentaires sur l'évangile de saint Jean , et sur plusieurs autres livres de l'Ecriture. Son style est peu naturel, fort subtil, entortillé et diffus; mais on y trouve une dialectique très-fine, et une grande justesse dans l’énonciation des vérités de la foi.

Vincent, moine de Lérins, 445, auteur

d'un traité fort estimé contre les hérésies de son temps.

Saint Hilaire d'Arles, 449. On à de lui

des homélies , une exposition du symbole : la vie de saint Honorat son prédécesseur , et quelques opuscules, sans compter beaucoup de lettres et d'autres ouvrages qui sont perdus, ou attribués à d'autres évêques. On avoit tant d'estime pour ses sermons, qu'on ne se faisoit pas une peine de les transcrire ct de les prêcher dans beaucoup d'églises des Gaules.

Saint Pierre Chrysologue, 451. Son élo-

quence, pleine de jeux de mots ct d'ornements recherchés, est aussi éloignée de celle de saint Jean Chrysostôme, que le goût des nations qui ont dunné à ces deux Pères les mêmes surnoms d'honneur, étoit différent; mais sa doctrine n'en est pas moins sûre.

Socrate le Scholastique, auteur d'une

histoire ecclésiastique depuis Constantin jusque bien avant dans le règne de Théodose le Jeune. Il faut se défier de son exactitude, quand on n'a point d'autre garant des faits extraordinaires qu'il rapporte, surtout concernant les novatiens.

Soromène le Scholastique a fait l'histoire

de ce qui intéresse l'Eglise, depuis l'an 324, jusqu'à l'an 439. Il faut en-

core se tenir en garde sur ce qu'il dit des novatiens.

Théodoret de Cyr, 457. Ses écrits en fa-

veur de Nestorius et contre saint Cyrille, ont été condamnés par le cinquième concile. Il reste encore de lui une histoire ecclésiastique depuis l'an 324 jusqu'en 429, une histoire des solitaires, descommentaires sur l'Ecriture, des traités contre les païens et contre différents hérétique: r:aucoup de lettres et quelques opar.ules. Ces différents ouvrages passent justement pour l'une des productions les plus parfaites de la bonne antiquité,

SAINT Prosper vivoit en 463. Ila éait

pour la défense de la doctrine de saint Augustin contre les pélagiens et les se mi-pélagiens. On cstime surtout son poëme contre les ingrats, c'est-à-dire contre les ennemis de la religion.

Paul Orose, 471. On a de lui une apolo-

gie du libre arbitre contre Pélage, une lettre sur les erreurs des priscillianistes et des origénistes, et une histoire quelquefois peu exacte, mais utile à plusieurs égards, depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 416 de Jésus- Christ.

Claudien Mamert, 473, auteur del'hymne

Pange lingua sur la passion, et de trois livres excellents, et presque toujours exacts, sur la nature de l'âme.

Salvien, prêtre de Marseille, 484. Il nous

a laissé un traité de la providence, un traité contre l’avarice, et quelques épitres. Son style est très-orné, et neanmoins facile et attachant. 1l est peu de pêres latins qui atteignent son éloquence, poussée quelquefois peut-être jusqu'à un enthousiasme et une véhemence qui ressentent la déclamation.

Vigile de Tapse vivoit en 484. On lui at-

tribue le symbole Quicumque, avec beaucoup plus de raison qu'à saint Athanase. H lui étoit ordinaire d'emprunter le nom des pères les plus illustres, en publiant sesouvrages, qui sont

confondus en grand nombre parmi ceux des autres docteurs.

Sidonius Apollinaris de Clermont, 489.

Onade lui neuflivresd'épîtres, et vingtquatre pièces de poésie, qui soutiennent la réputation d'habileté qu'il s'étoit acquise en fait d'érudition et de littérature.

Fauste de Riez, 490. Il est fameux par un traité du libre arbitre et de la grâce, où l'on a relevé beaucoup d'erreurs.

Victor de Vite ou d'Utique nous a laissé une histoire touchante de la persécution des rois vandales en Afrique , aux souffrances de laquelle il avoit eu part.

Ennodius, élevé sur le siége de Pavie vers l'an 510. Il a laissé beaucoup de lettres et d'opuscules, dont quelquesuns fournissent de bons renseignements pour l'histoire.

Boëce, l'un des meilleurs écrivains de son temps en prose eten vers, eut la tête tranché en 524, par ordre du roi Théodoric, pour ses intelligences avec les Grecs, à ce qu'on prétend. 1l nous reste de lui un traité de la Trinité, un autre des deux natures en Jésus-Christ, et cinq livres éloquents, intitulés, de la consolation de la philosophie,

Saint Fulgence, évêque de Ruspe, 533.

Il mérite le nom qu'on lui a donné d'Augustin de son siecle, tant pour son éloquence , que pour avoir été celui des disciples de ce Père qui en a le mieux saisi et développé la doctrine,

Denis le Petit, moine seythe, vers 540. Il a fait une collection de canons, dans laquelle sont insérées les décrétales des papes, depuis Sirice jusqu'à Anastase.

C'est lui qui a introduit l'usage de dater de la naissance de Jésus-Christ.

Arator, sous-diacre de l'église romaine, a publié , en 544, une version en vers des Actes des apôtres.

Ferrand, diacre de Carthage et disciple de saint Fulgence , se déclara des preiniers pré, « condamnation des trois chapitres. On a de lui une bibliothèque

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des Pères, une collection abrégée de

. Canons, et quelques opuscules,

Saint Césaire d'Arles, 542. 11 nous a laissé des homélies instructives et tou chantes, avec d'autres ouvrages, dont les éditions jusqu'ici ne répondent pas à leur mérite,

Facundus évêque d'Hermianeen Afrique exilé en 548 pour avoir écrit en faveur des trois chapitres. Son ouvrage, qui est écrit avec chaleur, est sous plusieurs rapports un monument estimable : On le trouve dans la bibliothèque des Pères.

Cassiodore, 563, auteur d’un grandnombre d'ouvrages tant de philosophie que de théologie. Les plus estimés sont les institutions aux lettres divines, et le traité de l'âme. Il fit aussi traduire de

en latin, sous le titre d'histoire tripartite, les histoires ecclésiastiques de Socrate, de Sosomène et de Théodoret, en rangeant selon l'ordre chronologique les faits rapportés par ces trois historiens.

Libérat, diacre de Carthage, auteur de l'histoire abrégée qui nous reste du nestorianisme et de l'eutychéisme. V.

Victor, évêque de Tunnone en Afrique, et défenseur ardent des trois chapitres, 566. Il a laissé une chronique qui com mence en 444, et finit en 565.

Jean le Scholastique , patriarche de Constantinople, 577. 1l a fait une collec tion de canons, rangée selon l'ordre des matières.

Evagre le Scholastique a fait une histoire ecclésiastique qui commence où Sucrate et Théodoret finissent , c'est-à-dire vers 431, et qui continue jusqu à l'an 594.

Jean le Jeüneur, patriarche de Constantinople, 595. On « de lui des homélies

et deux pénitentiels.

Saint Grégoire de Tours, 595. Il nous à laissé l'histoire des François en dix livres, comprenant les faits ecclésiastiques et profanes, depuis l'établissement du christianisme dans les Gaules , jus=

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qu'à l'an 591. Huit livres de la vie et des miracles de différents saints, et d'autres ouvrages. Quoique son style soit dur et peu limé, et que l'auteur suit trop crédule au regard des prodiges, il fournit cependant des connoissances utiles et sûres, au moins pour les faits qui se sont passés de son temps, et sur lesquels sa haute vertu ne permet pas de révoquer en doute la vérité de son témoignage. >

Saint Jean Climaque, abbé du mont Si-

naï, mort l'an 605. Le surnom de Climaque Jui a été donné à cause du livre célébre, qu'il a intituléEchelle des vertus. C'est un excellent traité de la perfection chrétienne et religieuse.

Fortunat, vers 609. Il s'acquit beaucoup

de réputation par ses écrits. On a de lui, en quatre livres, la vie de saint Martin en vers, et d'autres ouvrages.

On le croit auteur de l'hymne Vexilla

regis.

Saint Colomban, 615. Il a laissé une règle

et un pénitentiel pour les moines, avec des lettres et quelques poésies qui annoncent un esprit cultivé.

Antiochus, abbé de la laure de saint Sa-

bas, en 516, a laissé plusieurs homélies, et de solides instructions sur les devoirs du chrétien,

Anastase le Sinaïte, vers 619. Les ou-

vrages qu’on ne lui conteste point sont :

«.0 le guide du vrai chemin, écrit con-

annoncent plus de piété que de äiscernement de la part de l'auteur.

George, patriarche d'Alexandrie, 630.

Nous avons de lui une vie desaint Jean Chrysostôme, et quelques autres ouvra

Saint Isidore de Séville, 636, 11 fut pen-

danttrentre-cinq ans l'oracle de toute l'Espagne, et il a laissé beaucuup d’ouvrages qui montrent néanmoins plus d'érudition et de travail, que de goût et d'invention. Les plus considérables sont ses vingtlivres des origines ou des étymologies, sa chronique et ses commentaires sur les livres historiques de l'ancien Testament. Ses traités de morale respirent la piété et sont très-instructifs. La collection de canuns qu'on lui attribue n'est pas de lui. Il est incontestablement l'auteur principal de la liturgie nommée tantôt gothique, tantôt mozarabique, c'est-à-dire de l'ancienne liturgie d'Espagne.

Saint Sophrone, patriarche de Jérusalem,

638. Outre sa lettre synodique, qui fait si bien éclater et sa sagacité et sa magnanimité contre les monothélites, on à sous son nom quelques autres ouvrages qui se trouvent dans la bibliowéque des Pères,

Braulion, évêque de Saragosse, vers

646. fl a achevéle livre des origines de saint Isidore; il a écrit l'duge de ce saint, et la vie de quelques autres.

tre les acéphales, en grec et en latin, Saint Eugène, surnommé le Jeune, ar-

(rare) ; 2.0 Onse livres de conséderations anagogiques sur la création du monde; 3.0 Cinq livres dogmatiques,

chevêque de Tolède, 657, auteur d'un traité de la Trinité, et de plusieurs opuscules en prose et en vers,

etquelques homélies, qui se trouvent Saint Eloi, 659. Il a laissé quelques h2-

dans la bibliothèque des PP.

Jean Mosch, prêtre et solitaire du mo-

nastérede saint Théodose à Jérusalem, 620. Il s'est rendu célèbre par son Pré spirituel, écrit très-simplement en grec,

mélies trèstouchantes, remplies de belles images, et vraiment éloquentes, malgré la simplicité du style, qui porte partout le caractère intéressant de la franchise antique.

mais fort intéressant par le fond des Marcu!fe, moine françois, vivoit en 660,

choses. 11 contient les actions, les sentences et les miracles des solitaires illustres de différents pays. On y trouve

On a de lui un recueil de formules ecclésiastiques, c'est-à-dire des modeles, lettres cet autres actes.

bien des histoires extraordinaires qui Saint Maxime, 662. Snscité de Dieu pour

défendre spécialement la foi catholique contre les monothdlites, il remplit parfaitement sa destination , par son érudition, par sa sagacité, par la force et la justesse de ses raisonnements. Il a laissé un grand nombre d’autres écrits, partie dogmatiques et théologiques, partie moraux et spirituels. 1l a traïté la plupart des grandes questions de théologie, principalement sur la Trinité et l’Incarnation. On ne doute plus qu'il ne soit auteur du traité de la Trinité en cinq dialogues, attribué autrefois à saint Athanase. En lisant ses réponses sur différentes questions de l'Ecriture, tournées ordinairement en allégories, äl ne faut pas négliger les scholies qu'il

TABLE

y a ajoutées, et qui en facilitent beaucoup l'intelligence.

Saint Tidéfonse, disciple de saint Isidore, et archeväque de Tolède, 667. H est auteur du livre des écrivains erclésiastiques, qui sert de continuation à cdui de saint Isidore. H avoit composé plusieurs autres ouvrages, dont il ne reste que son traité de la virginité perpétuelle de Marie, que plusieurs savanis même lui contestent, avec quelques lettres et quelques sermons.

Saint Fructueux de Bragance, vers 670.

‘On a de lui une règle monastique, qu'il avoit composée pour les maisons religieuses de son diocèse.

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