‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 28 sur 146 · AR PR ER RE · texte numérisé non relu

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DE L'ÉGLISE. (Au 431.) ( qu'il venoit de dire en langue romaine ou latine. La lettre du souverain pontife fut de même lue en latin, puis on en lut une traduction grecque qu'on avoit eu soin de tenir toute prête pour ceux des Pères qui ne savoient pas la langue latine.

Elle commence par un témoignage éclatant en faveur de l'infaillibilité que l'Eglise a crue de tout temps annexée au corps épiscopal. L'assemblée des évêques, y lit-on, est assurée dela présence du Saint-Esprit, comme représentant l’assemblée des apôtres ; jamais leur maître ne les abandonna dans le ministère de la parole; c'étoit lui-même qui enseignoit par leur organe, et ce ministère de l'enseignement est passé à tous les évêques. Nous sommes tous entrés dans ce droit héréditaire de l’apostolat, nous qui avons succédé aux apôtres dans les fonctions qu'on leur avoit confiées en ces mots : 4Ulez, instruisez toutes les nations. De-là le pontife infère l'obligation où sont les Pères de concourir tous ensemble à conserver le dépôt de la doctrine apostolique. C'est ainsi que saint Cé lestin reconnoissoit les évêques pour juges de la doctrine, et comme établis par Jésus-Christ pour docteurs de son Eglise dans la personne des apôtres. Dans la suite de la lettre, il donne son aveu aux trois légats, qui assisteront, dit-il, à ce qui se fait, et exécuteront ce que nous avons ordonné. La lecture finissoit à peine, que tous les Orientaux s'écrièrent : C'est la voix de la sagesse, c'est l'équité même qui a prononcé. Grâces soient rendues à Célestin nouveau Paul, et à Cyrille qui ne fait qu'un avec lui! Vive Célestin conservateur de la foi, de concert avec le concile! Un Célestin, un Cyri’ e, un concile unanime, une seule foi par toute la terre Aussitôt on apprit aux légats, que conformément aux lettres adressées par le souverain pontife à Cyrille, à Nestorius et aux siéges principaux, on avoit condamné d'une voix unanime l'hérétique obstiné.

Le prêtre Philippe reprenant la parole, remercia le concile de ses acclamations honorables pour le pape, et de l'attachement respectueux des membres saints à leur saint chef, puis il ajouta : Vous n'ignorez pas que Pierre est le chef du corps apostolique, et de toute la sainte religion; c'est pourquoi, n'ayant pu nous trouver à ce qui s'est fait jusqu ici, nous vous prions de nous le communiquer par ordre et en détail, afin

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96 (An 421.) HISTOIRE

que, suivant le sentiment de notre très-saint pape et de cette religieuse assemblée, nous puissions le confirmer, Tout le° monde applaudit à cette proposition. Théodote d'Ancyre répondit, au nom du concile, queleslettres du souverain pontife et la déclaration de ses légats étant d'un accord parfait avec le jugement des Pères, il étoit aisé de satisfaire les envoyés du saint Siége; que par la lecture des actes ils connoîtroient clairement, et la justice de la condamnation de Nestorius, et la foi pure des évêques réunis. C’est tout ce qu'on fit dans cette session qui apparemment avoit commencé tard, les légats ayant débarqué ce jour-là même,

Le lendemain on s’assembla dans l'église, et l’on pria les légats à qui les actes avoient été communiqués de dire leur sentiment. Philippe prit encore la parole, et dit que c'étoit une chose connue de tous les siècles et dont personne ne doutoit, qu’à Pierre, prince et chef dés apôtres , colonne de la foi et fondement de l'Eglise catholique, Jésus-Christ avoit donné les clefs de son royaume, avec le pouvoir de lier et de délier; que cet apôtre respiroit et jugeoit encore par ses successeurs ; qu'en vertu de cette succession , le pape Célestin l’avoit envoyé, lui Philippe, avec ses collègues de légation, Arcade et Project, pour suppléer à son absence ; que Nestorius si souvent averti et si constamment réfractaire, avoit été justement condamné. Ainsi donc, conclut-il, la sentence quile condamne ayant été rendue suivant le jugement de toutes Îles églises, puisque les évêques d'Orient et d'Occident ont assisté

au concile par eux ou par leurs députés, qu'elle demeure

irrévocable.

Les deux autres légats parlèrent et conclurent de même; après quoi les actes du concile ayant été présentés, ilssignèrent tous trois en cet ordre, Philippe, Arcade, Project. Quoique la souscription du prêtre Philippe précède ici celle des deux évêques, on n’en peut rien conclure de décisif en faveur deson rang, puisque cet ordre sur lequel il paroïît qu'on n'avoit point alors toute notre délicatesse, n'est pas invariablement le même dans toutes les souscriptions. On y voit seulement que les prêtres de l'Eglise romaine, malgré la prééminence incontestable de l'épiscopat sur le sacerdoce, ont été honorés auel-

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quefois. dans les temps les plus reculés, des premiers ministères et des premières distinctions. Ainsi leurs prérogatives passées aujourd'hui en coutume, ne sont pas si contraires aux usages anciens que certains censeurs voudroient le persuader. On adressa dans le concile une relation de l'assistance des légats et de leur adhésion à la condamnation de Nestorius, puis on l'envoya à l'empereur. On le supplioit de consentir au départ des évêques, puisque les affaires pour lesquelles ils s’étoient assemblés se trouvoient finies, et de mettre le ouailles avec les pasteurs à l'abri des troubles et des persécutions que des gouverneurs mal intentionnés pour le concile faisoient déjà éprouver en certaines provinces. On adressa la même relation au clergé de Constantinople, et les deux pièces furent signées des légats.

Cinq jours après la troisième session, c’est-à-dire le seize de juillet, on en tint une quatrième dans l'église de la Vierge, lieu ordinaire des assembléés. Cyrille y est nommé le premier président, toujours, comme on le croit, de la part du pape, mal gré la présence des légats qui sont nommés immédiatement après lui ; d'abord les deux évêques, puis celni qui n’étoit que prêtre, ensuite Juvénal, Memnon et les autres Pères, Cyrille et Memnon se plaignirent d'abord dans cette session de l’audace de Jean d’Antioche et de son conciliabule, qui venoient de prononcer contre eux une sentence de déposition ; sur quoi il fut ordonné que Jean seroit cité par trois prélats qu'on lui envoya sur-le-champ. Ils furent reçus de l'évêque d’Antioche à peu près comme ils l'avoient été de Nestorius : ce qui n’empécha point de lui faire une seconde citation le même jour, et la troisième le lendemain où se'tint la cinquième session. Ces fnrmalités juridiques ayant été observées, malgré tous les désagréments et les périls qu'elles entraînèrent, le concile cassa la sentence d'excommunication et de déposition rendue par les schismatiques, les excommunia tous à leur tour, jusqu'à ce qu'ils reconnussent leur faute, et les menaça, s'ils ne marquoient bientôt leur repcntir, de prononcer leur dernière condamnation ; «’est-à-dire apparemment leur déposition.

. Les Pères écrivirent à l'empereur pour justifier cette conduite, et pour le tenir en garde contre les artifices des schis-

maliques, dont ils représentoient tout ce qu'ils avoient à craindre. 1ls mandèrent aussi au souverain pontife tout ce qui s'étoit passé depuis le commencement de la procédure contre Nestorius, ce qu'avoit:osé Jean d’Antioche, et sa condamnation en présence des légats, La lettre commençoit ainsi 1 : Vous avez coutume, vous qui êtes si grand, de vous distinguer en toutes choses, et d'employer tous vos soins et vos travaux au soutien de l'Eglise. Comme nous devons vous informer de tout ce qui s’est passé, c'est une nécessité que nous vous écrivions. Ils confirment ensuite ce qu'ils avoient déjà dit en condamnant Nestorius, que leur sentence étoit conforme à celle du pape. À l'égard des impiétés pélagiennes , ajoutentils, nous avons aussi jugé que ce que votre sainteté a décerné, doit demeurer dans sa force, Nous apprenons par ce dernier article, que le concile d'Ephèse condamna expressément les pélagiens , ordonna que la sentence pontificale rendue antérieurement contre eux auroit partout son effet, et qu'ils seroient déposés sans exception. Ge fut apparemment l'attentat de Jean d'Antioche dont ils avoient été les promoteurs et les complices, qui attira l'attention et la juste sévérité de l'E-

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’ Mais inutilement les prélats catholiques procédoient-ils avec la plus régulière circonspection; les novateurs s'employoient avec beaucoup plus desuccès à faire échouer les desseins les mieux concertés. On ne sauroitexprimer toutes les manœuvres et les fourheries dont ils usèrent pour éteindre ou amortir le nouvel éclat qu'on donnoit à la vérité, pour noircir ses défenseurs, surtout l'évêque d'Alexandrie , et pour empêcher les lettres du concile de pénétrer à la cour : dépositaire de l'autorité impériale , Candidien les faisoit intercepter sur toutes les routes. Les hérétiques cependant inondoient toutes les provinces de leurs libelles et de leurs calomnies; ils écrivoient aux églises les plus orthodoxes, s’efforçoient de débaucher les personnages les plus pieux et les plus savants, faisoient des inventions si malignes, donnoïent un tour si adroit à de frivoles indices, qu'ils réussirent au moins à jeter

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dans l'incertitude ceux qu'ils ne persuadèrent pas tout-à-fait. C’est ainsi qu’on fit entendre à saint Isidore de Péluse , que Cyrille avoit montré toute la violence et la présomption de son oncle, etqu’il avoit, sinon pour le fond des choses, au moins quant à la manière de procéder contre Nestorius , tous les torts que Théophile avoit eus contre le très-saint et très-illustre Jean surnommé Bouche-d'or1.

L'empereur Théodose , de son côté , ayant reçu des lettres de Jean d’Antioche et de ses partisans, et n'en recevant aucune des Pères du vrai concile d'Ephèse, prit ce silence apparent pour unaveu de leurs torts, En vain, pour calmer ses appréhensions, envoyÿa-t-il différents seigneurs de la cour au lieu du concile; ceux-ci se laissèrent corrompre par la politique de Candidien et par les intrigues des sectaires, et ils ne rapportèrent rien qui ne favorisât la secte. D'autre part, le comte Irénée étant revenu à la capitale, et se concertant avec quelques-uns des plus puissants seigneurs très-attachés à Nestorius, il n’étoit point de ressorts qu'on ne fit jouer, pour tenir au moins dans l'état du doute la vérité des faits les plus incontestables. Tous les évêques orthodoxes étoient comme emprisonnés à Ephèse, non-seulement sans pouvoir retourner à leurs églises ; mais sans relations avec elles, ayant consumé tout ce qu'ils avoient apporté, obérés de dettes, plusieurs manquant de ressource et de crédit, tombant journellement malades, périssant de besoin ou de chagrin, et des incommodités sans nombre qu'ils avoient à souffrir2, La violence fut poussée jusqu’à arrêter saint Cyrille et Memnon d'Ephèse qu on jeta dans une espèce de cachot. Il est vrai qu'on arrêta aussi Nestorius, pour montrer de l'égalité dans le traitement de ceux qu'on vouloit faire croire également coupables, et qu'on traduisoit à la cour, comme déposés indistinctement par le concile; mais les partisans de Nestorius, entre les mains desquels il étoit, savoient bien le dédommager de cet affront apparent, tandis qu'on faisoit tout souffrir aux deux autres, qu'on les privoit du nécessaire, et qu'on écartoit avec barbarie tous ceux qui les vouloient assister,

2Tsib, À. 21, ep. 137. —2 Cone. Eph, p. 759, 772, etes

100 (AS 431.) HISTOIRE Maïs avant ces derniers excès, le concile tint ses deux dernières sessions. Dans la sixième, tenue à la maison épiscopale le vingt-deux juillet, on convint d'un symbole de foi, ou pour mieux dire on décerna qu'à la formule ordinaire, que des fourbes, en l'admettant à la lettre, expliquoient à leur fantaisie, on ajouteroïit une sorte d'explication prise des passages et des sentiments des Pères orthodoxes. Ensuite on défendit rigou reusement de proposer ou d'écrire toute autre confession de foi. On condamna spécialement, sur la dénonciation de Charisius, prêtre de Philadelphie en Lydie, un symbole infecté des dogmes de Nestorius, mais dressé avec tant d'artifice, et tellement accrédité en quelques contrées de l'Asie, que c’est tout ce qu'on y faisoit signer aux anciens hérétiques qui revenoient au gfron del’Egjlise:. Ce qui paroît aussi fort étonnant, c'est que, dans un âge si cultivé et si lumineux, cette confession avoit été souscrite par procureur pour plusieurs personnes, et même pour un prêtre qui déclaranesavoir pasécrire, C'étoit l'ouvrage du fameux Théodore de Mopsueste, le maître de Nestorius et de tant d’autres impies distingués, qu’il avoit eu le secret de fasciner et de s'attacher à un point inconcevable : premier inventeur du nestorianisme et du pélagianisme tout ensemble , dont lui seul peut-être voyoit alors la connexion dans les principes qu'ont développés les sociniens long-temps après lui, et qui lui faisoient référer tous nos mystères au tribunal de la raison : homme sauvage et rusé, ou pour employer la touche énergique de ses contemporains, monstre farouche et perfide , qui, du fond ténébreux de sa retraite dans la seconde Cilicie, où il eut le bonheur de vieillir et de mourir en paix, corrompit de son souffle empoisonné la foi des églises circonvoisines, jusqu'à ce que ses affreuses productions fissent après sa mort le scandale et l'horreur de l'E glise universelle 2.

La septième session, qui est la dernière dont on reconnoisse les actes, se tint le 31 juillet. On y régla d'abord quelques affaires particulières. Les évêques de Chypre, celui de Salamine ou Constance à la tête, se plaignirent que Jean d’Antio-

# Conc. Eph. act. 6, — 3 Marc. Merc, édit. Garn. p. 250,

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DE L'ÉGLISE. (AN 431.) por che, entreprenant sur leur ancienne liberté, vouloit s’attribuer les ordinations de leur île. Le patriarche d’Antioche n'étant pas présent pour défendre les droits de son église, le saint concile, malgré ses mécontentements, ne rendit qu’une sentence conditionnelle. Il se contenta de maintenir les évêques de Chypre dans la possession de faire les ordinations de leur province, supposé que l’ancien usage, comme ils l’avoient déclaré de vive voix et par écrit, fût en effet pour eux et non pour l'évêque d’Antioche, On statua de même pour toutes les autres provinces, en confirmation des ordonnances de Nicée, que nul évêque n'entreprendroit sur un district qui ne lui auroit pas été soumis de touttemps. Pour le siége d'Antioche, il avoit en effet juridiction sur l'île de Chypre, quant aux ordinations épiscopales, et l'exercice n'en avoit été interrompu que par les troubles de l'arianisme.

Eustache, métropolitain de Side en Pamphylie; chagriné par de mauvaises affaires qu'on lui avoit suscitées quoiqu'injustement, avoit eu la pusillanimité d'abdiquer l’épiscopat , et de faire sa renonciation par écrit, sur quoi le concile de la province lui avoit donné un successeur. Or, il n’étoit pas permis à un pasteur d'abandonner ainsi son église, et la faute: d’Eustache l’avoit fait priver de la communion. Il vint se présenter au concile d'Ephèse, qui, touché des larmes de ce vieillard, lui rendit la communion, et lui accorda le nom et le rang d'évêque; mais à la charge de n'en faire de fonctions que sous le bon plaisir de son successeur Théodore. Aprèscela, deux évêques de Thrace représentèrent au concile que c’étoit une ancienne coutume chez eux, qu'un évêque eût deux et même trois évêchés, quand ces siéges n’étoient pas dans une ancienne possession d'avoir chacun son prélat particulier. Ils craignoient que Fritilas d'Héraclée leur métropolitain, qui suivoit le parti de Nestorius, ne voulüt ordonner des évêques dans ces villes pour chagriner ses suffragants orthodoxes, et pour fortifier le parti de l'hérésie. Le concile ordonna qu’il ne seroit rien entrepris à ce sujet contre les canons, les lois civiles et l’ancienne coutume qui a force de loi. Juvénal de Jérusalem prétendoit encore s’attribuer la suprématie de la Palestine contre le droitet la possession du siége métropolitain de

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Gésarée. Le concile s y opposa, et saint Cyrille, pour ce sujet,

écrivit encore au pape : ce qui en effet n'eut pas lieu. On ne

trouve aucune trace de cette prétention de Juvénal dans les actes du concile : preuve nouvelle que nous ne les avons pas 1 entiers. C'est de cette dernière session qu'il en manque davantage. On n'a même que la traduction latine de la plupart de ces actes concernant les affaires particulières.

On fit aussi quelques canons avant de terminer le concile; mais ils ne sont qu'un résumé de ce qu'on a pu remarquer dans ces différentes sessions. Tout ce qui mérite encore attention , c’est la différence des traitements que fait ce concile aux | métropolitains schismatiques et aux simples évêques. Ceux-ci | sont dép3sés et privés du rang sacerdotal, soit qu'ils aient à d’abord embrassé le schisme, soit qu'ils viennent à se dédire après av ir anathématisé Nestorius. Les métropolitains, sans doute per égard pour Jean d'Antioche, ne sont pas déposés, mais excommuniés et interdits, On leur ôtoit ainsi le pouvoir de rien faire contre les évêques de leur province ; on les soumit même à ces évêques et aux métropolitains leurs voisins. Tandis que les prélats catholiques , avec Cyrille encorelibre, {l : travailloient ainsi pour le bien général et particulier de l'E- || glise, Jean, comte de Largesse;fut envoyé à Ephèse par l'empereur, qui ne pouvoit calmer ses justes inquiétudes, Mais le comte fut à peine arrivé, qu'il se laissa corrompre, comme tous les autres officiers de la court. C’est alors qu'on emprisonna tant Cyrille que Memnon, et que Nestorius fut arrêté pour la forme. Ce n'est pas que le comte Jean épousit les opinions de l'hérésiarque; assez indifférent pour tous les démélés É {

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