‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 42 sur 146 · JU À · texte numérisé non relu

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138 (an 444) HISTOIRE

abondant nulle part ? Reprenant la même doctrine dans s0» commentaire sur saint Jean, il dit que par la réception de :: sainte eucharistie, la chair de Jésus-Christ et la nôtre sort unies comme des morceaux de cire fondus ensemble, afin que par-là nous soyons unis à sa personne aivine qui a pris chair, et que la personne du Verbe nous unisse au Père auquel il est consubstantiel. C’est ainsi que ce docteur profond et solidement théologien faisoit apercevoir l’étroite connexion de nos principaux mystères entr'eux.

Outre les ouvrages dont nous venons de parler, nous avons encore de saint Cyrille différents dialogues sur des points de religion, des commentaires sur le Pentateuque, sur Isaïe, sur les douze petits prophètes, sur saint Jean, et beaucoup d'épîtres et d'homélies; sans compter les instructions paseales que les évêques d'Alexandrie faisoient à titre d'office, depuis qu'ils avoient été chargés par le concile de Nicée d'annoncer aux autres églises le jour où la pâque se devoit célébrer. Partout on trouve une doctrine pure, un éloignement infini de toute nouveauté, beaucoup de solidité et de profondeur , une sagacité et une habileté infinie pour démasquer et confondre les hérétiques. L’orateur paroït même en plusieurs endroits, surtout dans les homélies qui eurent, dit-on, tant de vogue, que les évêques de la Grèce les apprenoïient par cœur pour les prêcher dans leurs églises : paradoxe assez difficile à concilier, pour ce qui est de la partie littéraire, avec la culture et le goût de cette nation ; puisqu'on ne sauroit se dispenser de convenir que le style de saint Cyrille est souvent sans élégance, sans facilité, quelquefois entortillé et fort obscur.

Après la mort de oe Père, on lui donna pour successeur Dioscoresonarchidiacre, disciple bien différent d’un telmaître, mais assez habile pour avoir constamment trompé des regards si pénétrants, et pour s'être fait la réputation d un saint, avec les sourdes manœuvres et toutes les inclinations d’un scélérat.

Proclus de Constantinople mourut trois ans après saint Cyrille, et fut remplacé par Flavien, prêtre et trésorier de la même église : horame d'une doctrine et d’une vertu éprouvée, que nous verrons bientôt défendre la foi jusqu à l'exil et au martyre.

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