‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 12 sur 178 · LIVRE QUATRE-VINGTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRE-VINGTIÈME

DEPUIS LE COMMENCEMENT DU PONTIFICAT D'INNOCENT XI EN 1076, JUSQU'A LA RÉVOCATION DE L'ÉDIT DE NANTES EN 1685.

Trois que l'Evangile faisoit les progrès les plus merveilleux parmi les sauvages et les anthropophages, une simple fille, une vierge délicate, et à peinesortie de l'enfance, donna au monde chrétien le spectacle d'un triomphe de la grâce aussi merveil- Jeux, et pour le moins aussi touchant. La chose est si extraor- ; dinaire, et présente une face d'abord si romanesque, que si quantité de personnes d'un sens exquis, et l'un de nos grands magistrats en particulier, n'en avoient pas été persuadé;, après de très-exactes recherches, nous n’aurions jamais pu nous déterminer à lui donner place dans un ouvrage aussi grave que celui-ci : mais au moyen de ces perquisitions, on a rassemblé jusqu'à trente-huit lettres, qui forment une correspondance de huit ans bien suivie entre cette fille admirable et son directeur le père Luc de Bray, et qui d’ailleurs portent un caractère à l'épreuve de la plus sévère critique. Le caractère même de ce directeur, cordelier desservant de la paroisse de la Trinité à Château-Fort près Versailles, connu généralement de son temps pour un homme très-intérieur et très-sage, le met également à l'abri de tout soupçon.

Cette fille extraordinaire naquit à Paris en 1649, de parents illustres qui occupoient les premiers rangs à la cour, sans qu'on puisse, avec une certitude absolue, articuler leur nom :

| mais on a prétendu avec assez de vraisemblance, que c'était le 12. :

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