‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 178 sur 178 · CONCILES ET SYNODES · texte numérisé non relu

CONCILES ET SYNODES

SYNODE de Tournay, 1677, sur le mariage. On y déclare nuls les mariages faits en fraude dans un diocèse étranger, pour éviter la présence du propre prêtre. Et on y défend aux ecclésiastiques de faire ou d'exécuter les testaments des laïques.

Synode de Trèves, 1678, où l’on défend au chœur l'usage du tabac pendant les saints offices. Le reste est également une discipline particulière. L'année suivante, synode de Tournay, où, suivant l'usage de Paris, on déclare nuls les mariages contractés contre le gré formel des parents.

Synode d'Anvers, 1680, sur l'instruction et les mœurs ecclésiastiques. On y prescrit l'observation du concile de Trente. La même année, Synodes de Tournay et de Munster, où l’on défend tout autre catéchisme que celui désigné par l’évêque, et où l'on ordonne aux prêtres, sous des peines spéciales, de porter la soutane et le manteau noir. L'année suivante, autre synode de Tournay, où l'on ordonne la recherche des livres hérétiques ou scandaleux chez les libraires.

Synodes de Munster et de Tournay, 1682, sur les cérémonieset les vêtements cc clésiastiques.

Synode de Minden, 1686. La congrégation de la oi, sur la réclamation des

réguliers, en réforma les 5.eet6.e décrets portant que tout laïque est tenu en conscience d'assister, s’il le peut commodement, à la messe paroissiale les jours obligés, La sacrée congrégation décida que les paroissiens devoient être exhortés, et non contraints, à cette assistance.

Synode de Paderborn, 1688, sur la ma-

nière de se conduire avec les hérétiques et sur l'administration des sacrements .

On y défend aux confesseurs de servir comme témoins dans les testaments, et de désigner aux testateurs ceux èn faveur de qui ils doivent les faire.

Synode de Munster, 1688, contre un

abus dénoncé par le nonce apostolique.

Et autre Synode à Tournay, où l'évêque, Gilbert de Choiseul , supprime les troisièmes fêtes de Pâques et de Pentecôte, les fêtes de sainte Madelcine, de saint Martin, de sainte Catherine, de saint Niculas, desSS. Inna cents, del'Exaltation de la sainte croix, et transfère au dimanche la fête de saint Laurent.

Synode de Bruges, 1693, où l'on dé-

feud aux simples fidéles de lire, sans permission, la Bible en langue vulgaire, et où sont indiqués les moyens de les porter à la fréquentation des sacrements. Autre Synode à Césène, où l'on condamne ceux qui osoient affir-

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mer qu'on ne doit jamais refuser à personne l'absolution sacramentelle.

cléricale, et on y règle les limites de plusieurs diucèses,

Synode de Munster, 1694, sur l'obliga- Synode métropolitain de Besançon, 1707.

tion de porter J'habit ecclésiastique.

On yÿ défend le luxe dans les funérailles.

Svnode de Namur, 1698, où l'on renouvelle la souscription du formulaire d'Alexandre VII. On ÿ défend d'entendre, sans le cas de nécessité, les confessions des femmes dans la sacristie.

On y renouvelle aussi la defense de satisfaire aux prétentions des nobles qui vouloient que le célébrant leur présentât individuellement l'eau bénite.

Synode de Metz, 1699, sur la discipline et les mœurs. On y enjoint aux fidèles d'assister, au moins de trois di manches l’un, à la messe paroissiale ; ctaux curés, de ne pas laisser mourir sans confession les enfants âgés de plus de sept ans.

Synodes d’Eichstett, 1700, sur la viesacerdotale et pastorale. On y défend aux prêtres l'usage fréquent du tabac, et aux curés, de s'absenter plus de deux jours de leurs paroisses, sans en avoir prévenu Jeurs doyens, Il y est aussi défendu de fournir à personne de l'eau baptismale pour remède, On y institue la confrérie du Rosaire; afin d'exciter le peuple à fréquenter les sacrements de pénitence et d'Eucharistie,

Synode de Munster, 1702, tenu par l'évêque de cette ville, sur la manière de se comporter pendant les offices et en présence du saint Sacrement.

oncile provincial d'Albanie, 1703, par ordre du pape Clément XI. Les décrets furent souscrits par sept évêques et trois inissionnaires, sous la présidence de l'archevêque d'Antivari, visiteur apostolique et primat de Servie, On y règle la manière de se conduire avec les Turcs, de remédier à quelques abus introduits dans l'administration du baptême et de réformer des désordres concernant les mariages. On y recommande surlout de soigner l'éducation

L'archevêque, François Joseph de:

Grammont, condamna et proscrivit

le dictionnaire de Bayle, la version du

nouveau Testament, dite de Mons,

les Institutionsthéologiques de Juénin,

et surtout les Réflexions morales de Quesnel. Dans la même année, autre

Synode qui défend de céléhrer la messe

avec une fausse chevelure, sans dis-

pense de l'évêque ; de recevoir comme

curé le prêtre qui n'aura pas au moins huit mois de vicariat ; d'amettre l'in-

struction du catéchisme deux diman-

ches consécutifs, On ÿ proscrivit aussi

l'Augustinus , la Fréquente communion d'Arnaud *! les œuvres de Saint:

Cyran.

Synode diocésain de Munster, 1703. Sur

la manière d’administrer le baptême et le mariage. Peu après, autre Synode où l'on défend sévérement de donner le sacrement de mariage ailleurs que dans l'église, et d'user de force ou de ruse pour obienir la présence du porteur nécessaire,

Synode de Munster, 1711, par le même

évêque, François de Méternich. On y défend d'admettre aux ordres sacrés ceux qui n’auroient pas souscrit le formulaired'Innocent X etd'AlexandreVI1 dans le sens de la bulle Vineam Domini. On oblige à Ja même souscription tout le clergé du diocèse.

Synode d'Eichstett, 1713, sur la dis-

cipline, On ÿ recommande d'écrire les instructions ou discours publics, afin qu’au besoin le manuscrit puisse être lu par l'évêque.

Synode de Munster, 1714. On y exhorte

les clercs à garder toujours l'habit de leur état et à tenir partout une conduite qui soit conforme à sa sainteté.

Autre Synode, par le même François de Méternich, 1718. On ÿ défend de célébrer les funérailles des adultes les jours de dimanches ou de fetes. sans de

. Graves raisons ; et on engage les pasleurs à veiller soigneusement au salut de leurs troupeaux.

Concile de Zamosck dans la Russie Rouge, 1720, par les soins de Clément XI et de l'archevêque de Kiow.

Outre l'archevêque d'Edesse président et {ce métropolitain de Kiow , il s'y trouva sept évêques unis, huit Archimandrites ou abbés, et plus de eent-vingt ecclésiastiques séculiers et

TABLF. CHRONULOGIQUE,

réguliers dela mêmecemaua'en, On y reconnut l'œcuménicité du cuncile de Trente, et on se sourait à'tous ses décrets ainsi qu'à ceux des autres concis généraux tenus dans l'Eglise latine, La constitution Unigenitus y fut re.

çue ainsi que plusieurs autres. On dressa une profession de foi et l'on fit plusieurs canons de discipline. Benoit XIIT approuva eusuiteet confirma les décrets de ee concile,

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