‹ Histoire de l'église [microforme] (volume 3)Chapitre 177 sur 178 · ÉCRIVAINS NOVATEURS · texte numérisé non relu

ÉCRIVAINS NOVATEURS

Awrotne ARNAUD, mort en 1694. I suffit

de le nommer. ( Il est bon néanmoins d'indiquer ceux des 140 vol. publiés sous son nom, qui peuvent être lus :

La perpétuité de la foi, dont l'auteur est Nicolle, l'impiété de la morale des calvinistes, l'apologie pour les catholiques, histoire et concorde évangélique. Nous ne parlons pas des livres étrangers à la religion, faits à Port-

Royal. }

Pierre Nicolle, Guillaume VVendrock, et

Paul Irénée, sont toujours le même personnage, dont les deux derniers noms marquent la justice qui fait placer ici le premier ( 1695 ). L'ouvrage de VVendrock est une traduction latine des Lettres provinciales, avec des notes encore plus mauvaises que le texte.

L'ouvrage d’Irénée contient la même doctrine ; ainsi que les lettres imaginaires, et bien d'autres écrits de cet auteur clandestin, mais non pas anonyme, puisqu'il avoit au moins trois noms. ( Ses essais de morale sont connus pour l’ordre qui y règne et pour leur sécheresse; ses instructions sur les sacrements, sur le symbole, sur le décalogue, sur le Pater, sur la prière, renferment la doctrine du parti, plus ou woins mitigée, suivant l’époque de ieur publication. On a encore de Nicolle les préjugés légitimes contre les calvinistes, traité de l'unité de l'Eglise contre Jurieu, et les prétendus réformés convaincus de schisme. Nous ne croyons pas nécessaire d'expliquer pourquoi on doit préférer les auteurs purement catholiques, qui ‘ont traité ces mêmes sujets. }

Michel Molinos, 1696, auteur d'un quié-

tisme que quelques-uns ont comparé à la doctrine corrompue des anciens gnostiques. Ses écrits et sa personne ont été flétris par le saint Siége. Son

principal ouvrage est celui qui a pour titre : la Conduite spirituelle.

Gommare Huyghens, 1702. Ce théolo-

gien de Louvain fut l'ami d'Arnaud et de Quesnel, et écrivit dans leur sens.

Nous croyons inutile de citer ses ouvrages.

Pierre Bayle, 1706. De calviniste il se

fit catholique à l'âge de vingtans, puis retourna bientôt à sa communion d'o- :

rigine, pour n'être enfin d'aucune; car illes a aitaquées toutes dans ses nombreux écrits, où il semble avoir pour but d'établir le scepticisme.

Pierre Faydit, oratorien, 1709. Aussi

bizarre que mauvais écrivain, il fut mis à Saint-Lazare pour un livre sur ou plutôt contre la Trinité,

Gabriel Gerberon, bénédictin de saint-

Maur, 1711. Il a été souvent parlé de son zèle et de ses travaux pour la secte, dans cette histoire, où l’on a vu qu'il revint à l'unité sur la fin de ses jours.

Gaspar Juénin, oratorien, 1713. Ses

Institutions théologiques, écrites en latin, ont été condamnées à Roine, et en France par plusieurs évêques. Elles furent examinées avec sévérité, sans doute parce que l'auteur passoit pour être attaché au parti janséniste. Ses autres ouvrages n’ont pas été aussi mal reçus.

Jeanne-Marie de la Mothe Guyon, 1717.

Nous ne plaçons ici cette fameuse quictiste, que pour rappeler les choses singuliéres et lesextravagances qu'on trouve dans ses principaux écrits, qui sont les Torrens, les Cantiques, le Moyen court et facile. Elle mourut à Blois dans de grands sentiments de piété; et l'abbé de la Bletterie l'a justifiée des calomnies avancées contre elle.

Guillaume Penn, 1718, fut un des

chefs des Quakers, dont il est même

regardé comme le fondateur, au moins en Pensylvanie, quoique Georges Fox l'ait précédé pour débiter des cxtravagances et des impictés. Les œuvres de Penn ont été recueillies en deux vol.

in-folio. Des gens même de sa secte l'ont accusé de déisme.

Louis-Ellies Du Pin , docteur et professeur de Sorbonne, 1719. Bossuet a écrit contre sa nouvelle bibliothèque universelle des auteurs ecclésiastiques ; elle fut condamnée par l'archevêque

TABLE

de Paris en 1693. On a parlé de ses autres ouvrages dans le cours de cette histoire ; s'ils ne sont pas tous également suspects, ils se ressentent tous de la précipitation avec laquelle il travailloit.

Al est surtout connu pour n'être pas fa-

vorable au saint Siége.

Pasquier-Quesnel , prêtre de l'Oratoire,

1719. On ne connoît que trop ses Réflexions morales sur le nouveau Testas ment, réprouvécs par l'Eglise universelle qu'elles ont mise en feu.

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