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| public sur ienne. Ceau village, les champs ps-là pour lans les cantit une joie on cœur en apressement idèles, sans à surmonter ais en mone son air de sa candeur et > son esprit, r dès lors au loire de l'Eiculièrement ler sitôt à ses iptême. Il est der qu'après son instrucurs et de ses kuvages pour ins égales en s, il n'en fut mène. Ceux , ne purent sa vertu, sur trer le bap- , le jour de
s depuis une s communes s elle étoit la n de se conres et toutes ent réglées,
DE L ÉGLISE. (An 1680.) 39 et la règle de jour en jour plus étroite, fut si fidèlement observée, qu'en peu de temps la néophyte parvint au plus haut degré de la perfection.
Sa famille parut d'abord ne pas désapprouver son nouveau genre de vie : mais comme une âme qui se donne tout entière à Dieu, doit, selon l'avertissement du Saint-Esprit, se préparer à la tentation, peu de temps après, sa vertu extraordinaire lui attira des persécutions toutes nouvelles de la part même de ses admirateurs. Ils regardoient upe vie si pure comme un reproche tacite de leurs débordements ; et dans le dessein de la décrier, plutôt qu'avec aucune espérance de la corrompre, ils tendirent mille embüches à son innocence. $a confiance en Dieu , et l’humble défiance qu'elle avoit d'elle-même, la simplicité de la colombe et la prudence du serpent qu'elle sut allier parfaitement, et employer à propos, la firent triompher de toutes les attaques. Tout ce qu'elles produisirent, ce fut d'augmenter en elle l'horreur du péché, le recours à l'oraison, Ja vigilance chrélienne, et surtout de lui faire acquérir une
atience à toute épreuve.
Son humilité cependant la faisant trembler jusque dans ses victoires, il lui vint en pensée de quitter une habitation semée de tant de pierres d'achoppement, et de se transplanter dans une terre où les maximes de l'Evangile fussent mieux établies. Depuis quelque temps il s’étoit formé parmi les établissements français, une colonie d'Iruquois. La paix faite entre les deux nations donnant à ces sauvages Ja liberté de venir chasser sur les terres françaises, plusieurs d’entre eux s'étoient arrêtés dans la grande prairie de la Madeleine. Ils y furent rencontrés par des missionnaires, qui leur parlèrent, en termes pleins d'onction, de la nécessité du salut. La grâce agit en même temps sur leurs cœurs d'une manière si puissante, qu'ils se trouvèrent presque tout à coup changés. Ils se rendirent sans peine à la proposition qu'on leur fit de quitter une patrie où leur vrai bonheur, autant que leur vertu, ne pouvoit plus rencontrer que des écueils. Après les épreuves accoutumées, ils reçurent le baptême, qu'aussitôt ils honorèrent par des vertus rares entre les plus anciens fidèles. Leur exemple attira plusieurs de leurs compatriotes; et en peu d'années. la mission
40 (An 1680.) HISTOIRE de Saint-Xavier du Saut ( c'est ainsi qu'on nomma cet établissement ) devint des plus célèbres par le nombre et la ferveur deses néophytes. Pour peu qu'un infidèle y fit de séjour, n'eûtil eu d'autre dessein que d'y venir voir un parent ou un ami, la tranquillité , la concorde, la sincère et généreuse tendresse qui régnoient parmi ces nouveaux chrétiens, lui faisoient perdre toute envie de retourner dans sa peuplade. Leur charité alloit jusqu’à partager avec ces nouveaux venus les champs qu'ils n’avoient défrichés qu'avec les plus grandstravaux. L’ardeur de leur zèle, et leurs discours animés de l'esprit de Dieu, faisoient en même temps de vives impressions sur le cœur de leurs hôtes. Ils passoient les jours entiers, et bien souvent encore la meilleure partie de la nuit, à leur inculquer les vérités du salut.
Peu satisfaits de convertir ceux qui venoient les trouver, ils faisoient des excurs‘ons dans ses bourgades iroquoises ; et toujours ils revenoient accompagnés de quelques nouveaux prosélytes. L'un de ces deux transfuges, qui avoit tenu le premier rang dans la nation des Agniez, y alla exercer avec tant de fruit cette espèce d'apostolat, qu'il revint un jour avec trente personnes gagnées à Jésus-Christ.
Ce fut dans cette belle chrétienté que la Providence prépara un asile à la vertu de Catherine. Elle avoit une sœur adoptive qui déjà s’y étoit habituée et qui engagea son mari, aussi-bien que le zélé néophyte dont nous venons de parler, à l'y aller inviter. Ils partirent comme pour aller faire la traite des castors avec les Anglais, se répandirent dans les cantons iroquois, et ne manquèrent pas de repasser par la peuplade de Catherine. Son oncle étoit alors absent ; elle saisit un moment si favorable , et dès le lendemain elle se mit en route avec les deux néophytes. On dépêcha sur-le-champ un coureur à son oncle, pour lui donner avis de cette évasion. Irrité de voir journellement décroître sa nation , et enfin sa propre famille, ce vieux capitaine chargea son fusil de trois balles , et courut après les fuyards, qu'il aperçut d'assez loin. Les deux sauvages chrétiens, qui l’avoient aperçu les premiers, et qui avoient caché Catherine dans un bois touffu, s’arrêétèrent avec un air tranquille et assuré , comme pour se remettre un peu des fati-