XVI PRÉFACE
| ou, pour parler plus exactement, de l' Jialie sa patrie ; puisqu'il fut H 0 rdénné: en France, de ne l’enseigner qu'avec de sages restrictions.
| L'équité demande qu'on observe encore que les nouvelles maximes durent beaucoup moins leur fortune aux théologiens , qu'aux flatte- {: ries politiques et intéressées des légistes ou jurisconsultes, Mais en
(à: fin il n’y eut que trop de personnes qui ne reconnurent pas les fonjs: dements ruineux sur lesquels portoit le droit nouveau ; je veux dire \
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les fausses décrétales, dont toutefois nous ne préténdons pas faire puérilement un monstre exterminateur, et la cause universelle de tous les maux de la religion.
Gardons un juste milieu ; en nous défiant avec justice de l'ancienne critique , n'ayons pas une déférence aveugle pour la mo- ÿ ar derne, qui n’auroit d'autre titre que ses vagues déciamations con- 4 ! tre la crédulité des anciens. Mais, en nous rappelant une règle de prudence si nécessaire, nous n’en regardons pas moins, comme apocryphes et vraiment abusives, les prétendues décrétales qui :l donnèrent lieu à certaines entreprises d’Innocent III, par exem-
Ft ple, d'Innocent IV, et de quelques autres papes, dans le treizième ë {it siècle et les suivants : procédés qui étonnèrent encore, depuis ceux ni] de Grégoire VII. 4
* À l'aspect du champ que nous nous ouvrons, on doit reconnoître que nous ne sommes pas disposés à trahir le devoir le plus indispensable de l'historien , à violer, à exténuer les droits sacrés de la vérité. Non, nous ne dissimulerons rien; nous n’affoiblirons aucun ai genre d’inculpation ; nous présenterons tous les griefs, vrais ou prétendus , avec toute l'ingénuité que peut donner l'espoir de les voir Li tourner à la gloire même de l'Eglise.
Après la première source de relâchement dont nous venons de