‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 112 sur 159 · CRETE LS · texte numérisé non relu

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Ce n'est qu'aux ouvriers apostoliques du troisième siècle, qu'on peut rapporter avec sûreté ce qui se dit de nos différents siéges (piscopaux. À cette époque, on voit la lumière de l'Evangile se répandre avec abondance dans toutes nos provinces. Alors s’établirent les églises de Saintes, de Sens , de Chartres, du Mans, de Périgueux, du Velai, de Lodève, d'Apt et du Gévaudan. On donne communément saint Nicaise pour le premier évêque de Rouen, mais il est plus probable qu'il n'étoit que prêtre, qu'il prêcha effectivement dans une partie du diocèse de Rouen , et que saint Mellon , envoyé par le pape saint Etienne, en fut le premier évêque. Les églises de Nantes et d'Alby reconnoissent chacune un saint Clair pour leur fondateur, sans qu’on ait rien de certain sur le temps de leur épiscopat.

C'est la partie des Gaules, voisine de l'Allemagne, quoique la plus éloignée de l'Italie, qui se glorifie avec raison, d’avoir les plus anciennes églises. L'autorité de saint Irénée établit les prétentions de Mayence et de Cologne, métropoles des deux provinces germaniques , où le saint docteur nous apprend que de son temps il y avoit déjà des églises ; ce qüi ne donne pas plus de créance à ce qu’on a avancé depuis , de la suite et des œuvres des prémiers évêques de ces villes. On peut dire la même chose de Trèves, métropole de la première Belgique, dont on sait uniquement la fondation et le gouvernement successif par les saints Euchaire, Valère et Materne. L'église de Brubouré prétend avoir reçu la foi de saint Materne. On ne trouve cependant point d'évêques de cette église avant Le quatrième siècle. Celle de Metz fut fondée par saint Clément , qui arriva durant la persécution ; en sorte qu'il étoit obligé de célébrer les saints mystères hors de la ville, dans de vieilles cavernes de l'amphithéâtre. Saint Mansui ou Mansuet établit le christianisme à Toul; mais seulement, comme on a lieu de Le présumer , quand la paix fut rendue à l'Eglise.

Quant au pape Fabien, il ne vécut pas long-temps après avoir procuré la lumière évangélique aux provinces de Gaule moins éloignées. I] étoit temps qu'il recût la couronne due à cette grande œuvre. Il y joignit celle du martyre, ayant été l’une des premières et des principales victimes de la fareur de

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