‹ Histoire de l'église [microforme]Chapitre 7 sur 159 · RER · texte numérisé non relu

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PRÉFACF. XI

l'esprit d'équité nous obligent de les ramener à leur juste sens, et nous osons espérer d’en confondre les inventeurs par leurs propres inventions.

Reprenons chacun de ces âges , et présentons le germe des idées saines que nous prétendons faire éclore du récit des faits compris sous ces quatre époques. Pour le commencement de notre histoire, ou du cours suivi de notre narration, nous n'avons pas cru le devoir prendre plus haut qu’au temps de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, qu'au cénacle où ils se trouvoient rassemblés , et qu'on peut regarder comme le berceau de l'Eglise. Quand on en fixeroit la naissance à celle de son divin Instituteur ; comme l'Evangile ne nous laisse pas ignorer ce qui concerne la vie mortelle de ce Dieu-Homme, il n’est aucun fidèle qui ne puisse recourir à cette source sacrée , et nul de nos pieux lecteurs, à qui elle ne soit familière. Il n'en est pas ainsi des travaux apostoliques des premiers disciples du Fils de Dieu , ni de ceux des coopérateurs qu'ils s'associèrent. L'histoire en est rapportée en partie dans les actes des apôtres ; mais ces monuments , aussi infaillibles sans doute et aussi divinement inspirés que l'Evangile, se taisent sur plusieurs événements qui n'entroient pas dans le plan de l'historien sacrée , et qui ne laissent pas de porter sur des fondements solides.

Considérant d'ailleurs ces premiers siècle, tels qu'ils sont incontestablement, comme les plus féconds en doctrine et en vertu, comme la base de la religion et de la piété ; nous recucillerons avec un soin religieux les trésors épars dans tous les anciens monuments : mais nous n'avons garde d’entasser tant de richesses, sans exception ct sans choix. Il ne s’agit pas de faire une mention particulière, encore moins l'analyse de cette foule d'écrits, si volumineux dès les premiers siècles. Comment suffire à une pareille entreprise, je ne dirai pas dans une histoire abrégée, mais dans le plau le plus vaste et le mieux rempli ? La méthode que nous nous sommes prescrite, nous ne nous en départirons jamais, sous quelque prélexte que ce soit; mais après avoir fourni, dans chaque genre, autant de traits qu'il en faut pour atteindre notre but, nous éviterons cette surabondance démesurée, qui, en le faisant perdre de vue, produiroit encore la confusion et l'ennui.

Pour appliquer ce principe général à une espèce particulière, aux actes des martyrs, par exemple, il est bon d'avertir, que, sans laisser ignorer les prodiges de constance qui contribuèrent si cffcacement à l'établissement du christianisme, et qui font une preuve des plus frappantes de sa divinité, nous n'entreprendrons pas d'épuiser

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