‹ Histoire de l'Église réformée de MontpellierChapitre 10 sur 253 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

D'Aigrefeuille , qui s'étend avec complaisance sur les dévastations commises, nous laisse croire par son silence que les crimes ne furent pas réprimés. Bèze nous apprend que plusieurs de leurs auteurs furent pendus, et que les anciens de l'Eglise firent si bonne diligence, que les reliquaires et autres choses appartenant audit temple furent rendus. Ce témoignage concorde avec ce que nous savons de la conduite des capitaines, lors delà prise du fort Saint-Pierre, et ce que nous dit Serre ' des efforts que firent les principaux d'entre les religionnaires pour arrêter les effets de la passion populaire.

Le manuscrit latin déjà cité reconnaît que les soldats de la Religion firent quelques insolences par les maisons des papistes , mais il ajoute : cela fut bientôt apaisé, et furent censurés.

De leur côté, les consuls et les magistrats ne négligèrent rien pour rétablir l'ordre et obtenir que chacun retournât à son travail.

Les églises restées debout étaient abandonnées par les prêtres. Les protestants en occupèrent quelquesunes. Le dimanche suivant, 26 octobre, un ministre prêcha dans l'église Saint-Firmin.

1 Serre, Abrégé de l'histoire du Calvinisme.

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