‹ Histoire de l'Église réformée de MontpellierChapitre 213 sur 253 · CHAPITRE UNIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE UNIQUE

Collège de médecine, placé dans un quartier tranquille et peu populeux.

Cette dernière demande n'ayant pas été accueillie, le consistoire acheta au sieur Keboul l'ancienne église des Cordeiiers de l'Observance, dont le prix d'achat et les réparations s'élevèrent ensemble à 32,947 liv. 7s., somme un peu inférieure au produit de la collecte volontaire qui avait été faite à ce sujet. L'inauguration de ce temple eut lieu le 20 novembre 1803, à dix heures du matin, avec beaucoup de solennité. M. le pasteur Michel prêcha sur ces paroles d'Aggée, ch. 2, v. 9 : « Je mettrai la paix en ce lieu, dit l'Eternel des ((nuées. » Il fit ressortir les bienfaits de la religion chrétienne, au triple point de vue de la justice pour les peuples, de la tolérance pour les cultes, des bonnes mœurs pour les individus Toutes les autorités delà ville assistèrent à cette solennité. On y voyait le préfet Nogaret, avec deux conseillers de préfecture; le général Frégeviile, commandant la neuvième division militaire, avec les officiers d'état major ; plusieurs membres des Tribunaux criminel et de première instance, les trois juges de paix, le citoyen Granier, maire de la ville, et les commissaires de police en costume. L'absence du Tribunal d'appel est expliquée par une lettre fort polie et même affectueuse de son président. « Depuis quelque temps, y est-il dit, le Tribunal d'appel s'est interdit d'assister a aucune fête ni cérémonie publique , à moins qu'elle ne soit ordonnée par le Gouvernement. » Cette abstention était le résultat d'un conflit à l'occasion

des préséances ; néanmoins quelques membres de ce corps assistèrent à la cérémonie comme simples particuliers.

• Une seconde souscription fut faite bientôt après, pour construire la façade actuelle du temple, acheter des orgues et une cloche; elle produisit 15,000 fr. En 1 821 , l'on acquit encore de M. A cariés les galetas qui sont au-dessus des chapelles.

Le consistoire de l'Église réformée de Montpellier l'ut réorganisé le 21 frimaire an xn, d'après les prescriptions de la loi de germinal. Les anciens nommés furent les citoyens: Allut, Marc-Antoine Bazille, Daniel Encontre, Philippe Bazille, Leroi , Sablier, Poitevin père, Tesses père, et Viaîars, tous de Montpellier ; Etienne Verdier, de Pignan ; Montels père, de Cournonsec, etTubières, deMauguio. Celte et Yilleveyracne faisaient pas alors partie de la consistoriale de Montpellier, et n'y furent adjoints que par décret du 4 avril 1806. M. Louis Marion en était pasteur

MM. Michel et Maraval furent confirmés par le premier consul, le 25 nivôse an xn ; le premier comme pasteur de Montpellier, le second comme pasteur de Pignan; il eut pour successeurs MM. Juillerat et Lardât.

L'Église de Montpellier obtint, en 1809, la création d'une deuxième place de pasteur. M. Abraham-Louis Lissignol fut appelé à la remplir, et l'occupa jusqu'au jour de sa mort, le 23 décembre 1851 .

La même Église obtint encore une troisième place

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