CHAPITRE VIII
Les Politiques. — Leur alliance avec les protestants. — Payan et Formy rentrent dans la ville. — Les protestants demandent la Cour du Baile, qui leur avait été enlevée. — Dampvillc tient tète au roi. — Trois gouverneurs en Languedoc. — Maladie de Dampville. — La paix de Monsieur. — Chambre mi-partie. — Dampville maintenu dans son gouvernement.
11 s'était formé en France, souslerègnedeCharleslX, un parti désigné par le nom de parti des Politiques ou Mécontents, appelés aussi Catholiques français. Ceux qui le composaient déclaraient ne point vouloir se mêler aux querelles religieuses , et protestaient qu'ils ne prendraient les armes qu'en vue du bien public et de l'État. Dampville profita de cette circonstance pour se faire une position meilleure et se mettre en mesure de braver la disgrâce dont il était l'objet. Un rapprochement fut opéré par ses soins entre ce parti et les protestants. La conclusion du traité eut lieu à Montpellier, au commencement de novembre 1574. Les membres de celte alliance se promenaient de s'aider réciproquement et de ne pas s'inquiéter pour cause de religion. Les prolestants devinrent plus forts dans le Languedoc qu'ils ne l'avaient été auparavant. Formy et Payan rentrèrent dans la ville de Montpellier et y reprirent librement le cours de leurs prédications.