‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 169 sur 227 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

r32 lité, le 22 avril 1732, fut Pierre Durand, qui par ses lumières et Téducation soignée que lui avait donnée son père, qui était greffier consulaire dans le diocèse de Viviers, avait contribué si efficacement à délivrer le Gévaudan et les Cévennes des restes du fanatisme camisard. Il fut capturé par un poste militaire, placé entre Saint-Jean-de-Chambre et Vernoux, et conduit à Montpellier, où il fut assailli par les visites de cinq ecclésiastiques qui s'efforcèrent de le faire changer de religion. Il resta inébranlable et marcha au supplice avec beaucoup de fermeté.

r33 Ainsi, des cinq collègues de Court, quatre avaient déjà péri ; il ne restait plus de vivant que Barthélémy Claris, de Lezan, qui, arrêté lui-même le 24? août 1733, vit son échafaud dressé à Alais, aux tortures duquel il n'échappa que par une évasion presque miraculeuse. Il fallait donc à FEglise , veuve de ses premiers conducteurs, de nouvelles voix pour la consoler et la raffermir; le Seigneur lui en préparait d'éloquentes et de persuasives, car déjà au nombre des proposants se trouvaient Pierre Peyrot, de Vernoux; Michel Viala, du Pontde-Montvert; Jean Pradel, de Marsillargues ; et surtout Paul Rabaut, de Bédarieux.

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