CHAPITRE XXIV. i^ll
W4 se trouvaient dans l'hospice particulier {i) qu'avait fondé l'Eglise.
De plus , ils essayèrent de conserver le mobilier du temple , en le faisant transporter dans un local du chemin de Montpellier , où ils espéraient que le culte pourrait être célébré. Mais leur attente fut trompée , puisque ces meubles furent requis pour des usages publics , sans qu'ils osassent s'y opposer ou même s'en plaindre de peur de se compromettre.
Sur ces entrefaites, arriva le 9 thermidor an III (27 juillet 1794), jour de délivrance et de liberté, qui vit revivre les lois constitutionnelles, abrogées par la loi de sang et d'impiété du 14 frimaire an IL — Perrin des Vosges fut envoyé dans le Gard , pour réparer autant que possible les niaux qu'avait faits son prédécesseur Borie ; il fit rendre la liberté à Paul Habaut , qui fut immédiatement transporté dans sa maison où , par suite des privations qu'il avait souffertes et des vifs chagrins qu'il avait éprouvés pendant une captivité de plusieurs mois , il mourut le 4 vendémiaire an III (octobre 1795), à l'âge de quatre-vingt-sept ans , après en avoir consacré soixante au service de son glorieux maître Jésus-Christ. — Sa propre maison lui servit de sépulture ; ses cendres y sont pour toujours à l'abri de la profanation , puisqu'elle appartient au comité des orphelines protestantes du département du Gard , et se trouve par cela même inaliénable.
(1) De la me Saint-Laurent il avait été transporté dans la rue de M» Paul, dans une maison donnée par U^ de Bourdic.
458 HISTOIRE DE l'ÉGLISE RÉPOBMÉE DE lOMBS. I