‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 202 sur 227 · CHAPITRE XXV. 4G · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV. 4G

1802 d'âge en âge ( Ps. CXLVI, 10) ! — Les réformés de Nîmes ont fait fondre et monter cette cloche , sous le consulat de Napoléon Bonaparte , restaurateur de la liberté chrétienne , l'an XI de la république française et de Jésus-Christ 1802. »

Afin d'examiner ensuite les demandes qu'il y avait à faire au gouvernement , pour l'entier rétablissement du culte , une commission consistoriale fut nommée. Deux pasteurs et cinq anciens la composèrent ; elle s'adjoignit des notables qui furent : Henri Lacoste et Vincens-Saint-Laurent , conseillers de préfecture ; Barthélémy Meynier , conseiller du département; Vincent Valz, Gaujoux et Bordarier, juges au tribunal de première instance ; Delpuech, commissaire du gouvernement auprès du même tribunal ; Pagezy, juge criminel ; Casimir Fornier, maire de la ville ; et Trélis, bibliothécaire de l'école centrale et membre de l'académie.

L'assemblée générale des vingt-deux membres du consistoire (1) et des douze notables eut lieu le 13 nivôse an XI. Le pasteur Olivier-Desmont fit un rapport dans lequel , après avoir constaté la situation de l'Eglise, le besoin qu'elle avait d'un second temple, de quatre pasteurs pour la desservir, puisque sa population était au moins le tiers de la population générale , et de la haute convenance qu'il y aurait à ce qu'elle possédât une école de

(i) Olivier-Desmont et Du Bochet, pasteurs; Vincent, Laval, P. Bënëzet, Nègre père, Gourdoux, Ârbus , Martin , Jacq. Dombre, André Saurin, Maruéjol, Servier, Boissier, L. Boissier, Blai)c neveu, Ânt. Defague , L. Jalabert , L. Dumas , Daumont , Isaac Vincent et Etienne Noguier.

i6i HISTOIRE DE l'ÉGLISE RÉFORMÉE DE NIMES.

théologie pour Téducation des jeunes candidats qui ^^^ se destineraient au saint ministère , vu la distance où celle de Genève, conservée seule par les articles organiques, se trouvait de tous les départements où il y avait des protestants , il termina par cette conclusion, qu'il fallait demander au ministre des cultes Portalis :

lo Une organisation définitive de l'Eglise;

2^ La remise en possession de l'Eglise des cidevant dominicains ;

30 La création de quatre places de pasteurs ;

40 L'érection d'un séminaire protestant à Nîmes.

De ces quatre demandes la dernière seule ne fut pas accordée.

Par décret du 8 germinal an XI (29 mars 1803) , <803 l'arrondissement de l'Eglise consistoriale de Nîmes fut composé des communes de Nîmes et de Milbaud. Quatre pasteurs titulaires furent accordés pour la desservir, et Olivier-Desmont , Du Boche t et Jean Gachon furent confirmés en cette qualité.

On s'occupa aussitôt de la nomination du quatrième et de la composition du nouveau consistoire. Le pasteur élu fut Jacques Barre , qui desservait l'église de Nantes depuis quatre ans ; et les douze anciens furent : Boileau de Castelnau, Roux-Amphoux, Vincens-Saint-Laurent, Pradel de Milhaud, JeanPrestreau, deLamorthe, Fornier deClausonne, Vincens Valz , Rolland aîné , Meynadier père , Etienne Meynier et de Chabaud-Latour. — Le consistoire ainsi constitué nomma aux fonctions de diacres les derniers anciens de Nîmes, de Milhaud et de Saint-Césaire , après quoi il se hâta dç soUi-i

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