‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 26 sur 227 · CHAPITRE Ut · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ut

^862 il en fut nommé à la fois modérateur et secrétaire. Mais bientôt les jésuites, jaloux de son influence qui grandissait de jour en jour, se concertèrent pour aviser aux moyens de Farréter; ils s'adressèrent dans ce but à Charles IX lui-même, et par leurs intrigues , ils obtinrent un édit qui , interprétant les clauses de la paix d'Amboise , conclue à la suite de la mort de Guise , tué sous les murs d'Orléans, défendit à ses sujets de la religion réformée d'avoir- des ministres nés hors dm royaume. Alors Viret se retira à Orange, d'où la pieuse Jeanne d'Albret , reine de Navarre , le fit venir dans le Béam , et le chargea d'enseigner la théologie dans son académie d'Orthez, fondée en 4566. 11 se trouvait à Pau, le 23 août 4 568 , lorsque cette ville fut reprise par Mongommery , qui replaça le Béam sous la domination de la mère d'Henri IV , que le baron de Lusse lui avait enlevé par ordre de Charles IX. Viret , que les rebelles avaient épargné au milieu de toutes les exécutions dont ils avaient ensanglanté la ville , rendit publiquement grâces à Dieu d'une délivrance aussi inespérée. 11 mourut à' Orthez en 1571 , où il eut une sépulture presque royale , puisqu'il fut enseveli dans le caveau des princes du Béarn (1).

(1} Le catalogue des œuvres de Viret se trouve dans YEpiiome de Gesoer,

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bO BtSTOlllE DE l'église RËFOSHÉE DE NIMES.

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