‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 56 sur 227 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Edit de Nantes. — Jérémie Ferrier. — Mardochée Suffren.

L'édit de Nantes devint la grande charte de la Réforme française. 11 fut déclaré perpétuel et irrévocable, comme étant le fondement de l'union entre les deux communions religieuses et de la tranquillité de l'Etat. Aussi le quinzième synode

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national, tenu à Montpellier du 26 au 30 mai, sous 15S la présidence de Michel Béraud, pasteur àMontauban, ordonna-t-il à toutes les Eglises d'en observer les clauses aussitôt qu'il serait publié. Il ne le fut que dans le mois de mars de l'année suivante ; et ce fut à cette époque seulement que la religion réformée reçut une existence légale , puisque ses adhérents furent incorporés à la nation.

Le pasteur Jean de FalgueroUes ne jouit pas 1M longtemps de ce bien-être général; car, après une maladie grave , dont les symptômes s'étaient manifestés bien longtemps auparavant , il mourut dans le mois de décembre 1599 , après avoir exercé son ministère l'espace de huit ans.

Son successeur fut désigné à la suite des circonstances suivantes. Aussitôt que les armes charnelles furent tombées de toutes les mains, la polémique religieuse ne tarda pas à les remplacer. Le . père Cotton fut le promoteur de cette nouvelle agitation à Nîmes. Voulant agrandir l'arène du combat de la controverse , qu'il avait ouverte en chaire sans trop de retentissement , il proposa à Jérémie Ferrier, pasteur à Alais, de faire assaut de dialectique en présence de public. Ce dernier y consentit , pourvu que ces disputes fussent autorisées par le sénéchal , afin d'en rendre les procès-verbaux authentiques. Cette autorisation ayant été obtenue , non sans une assez longue résistance , la discussion eut lieu. Mais elle agita si vivement la population, qu' « artisans et bourgeois , clercs et laïques, » voulurent y assister. Chacun prit parti; et, pour décider lequel des deux antago-

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