PRINCIPAUX CONCILES
o N CI L E de Bezîers , 1 1^&.
On y donna aux. inquisiteurs un règlement détaillé^ qui, avec celui de Narbonne dressé huit à neuf ans auparavant , est le fondement des procédures observées depuis dans les tribunaux de l'inquisition.
Concile de Tarragone , 1247. Il y fut ordonné , que les Sarrasins qui demandaient le baptême , demeureraient quelques jours chez le recn teurde l'église, pour éprouver leur conversion. C'eût été bien peu sans doute que cette légère épreuve , comme on 1 a malignement observé : mais on devait sup^ f>oser y comme tout parte à e croire , que ce n'était là qu'une dernière précaution , prise pour des raisons particulières y afin de confirmer toutes les autres.
Concile de Breslaw , 1248. On y permit aux Polonais Fusage de la viande , jusqu'au mercredi de la Qumquagésime ) leur coutume, avant cette dispense , étant de s'en abstenir depuis la Septuagésime.
ConciledeScbenîngenSuède, 1248 ou 1249. On y décerna des peines contre les clercs concubinaires.
Coucile de Muldpff, 1249*
L'archevêque de Saltzbourg' et trois autres évêques qui composaient ce concile y voulurent obliger le duc de Bavière à se déclarer contre l'empereur Frédéric II 5 ce qu'il refusa. On ne jugea point à propos de le pousser plus loin : pour se tirer d'embarras , on lui accorda un délai pou^r délibérer.
Concile de Saumur , i253 , où l'on condamna les mariages clandestins.
Concile d'Albi, tenu en i255^ quoiqu'il porte la date de- 1254» ^1 ^^^ postérieur à la mort d'Innocent IV, puisque ce pape y est qualifié pontife ae bonne mémoire.
Ainsi on doit le rapporter au carême de 1 255 , nonobstant sa date , qui provient de la manière ancienne decommencer l'année.
Concile de Bordeaux, i255.
Il statue qu'on ne donnera point d'hosties consacrées aux enfans le jour de Pâques , mais seulement du pain bénit. C'est que , suivant l'ancien usage que les Grecs ont toujours conservé , on donnait l'eucharistie aux enfans, dès qu'ails avaient reçu le baptême.
Concile de Londres,* i357 ^ où Ton dressa cinquante Qqa
articlcB conformes , dû le continuateur de Matthieu Farta , k ceux pour lesquels saint Thomas de Cantorhérj avait combattu.
Concile de Cognac , 1 260. On y Toit que te peuple assistait encore aux offices de la nuit.
Concile d'Arles, 12600U is6i, 11 y est ordonné d'administrer et de rfiCËToir à jeun le sacrement de confirmation , excepté pour les enfans à la mamelle. Ce qui . fait voir qu'on le donnait ^core anx petits enfans , domme il se pratique même aujoard'liui en différentes
éfi;,,,,.
Concile 35.^ de Paris , ia64j où. saint Lmiis fit publier
, uneordonnancedesplusrigourcuses contre les blasphèmes et les juremens.
Concile de Brème , 1 iHè , contre le coneuhinage des clercs et la pluralité desbénélices.
Concile II de Lyon, XV1.« général, i^-]/\. Il s'y tron- Ta 5oo évèques, 70 abbés , avec 1000 autres prélats , et Grégoire X y présida en personne. Les Grecs y abjurèrent leur schisme, se réunirent aux Latins, acceptèrent la foi de l'église romaine, et reconnurent la primauté du pape. Un fit «ensuite quatorze constitutions , dont les plus remarquables sont Ib première pour le conclave , et la dernière pour arrêter la multiplication des ordres reli-
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les hériliers seraient avertis , et même coiitrniots par les censures , de fournir an curé de la paroisse une copie du testament , afin de connaître les legs pieux qu'il renfermerait.
Concile de Cojupiègiie, 1978.
On y fil un décret contre les chapitres des cii thédrales , qui prétendaient avoir droit de cesser l'office divin , et de mettre la ville en interdit , pour la conservation de leurs privilé-
i^oncile d'Arles , statua que , q après lu mort dt
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Conciles de Constantînople , 1277 et 1280. On y excommunia ceux qui s'opposaient ti la réunion clesdeu^ ^g'i' ses ; on reconnut les sept sacremens , avec tout ce que croit l'église romaine, et l'on rétablit un passage desaiutGnigoîredc Nysse, qui porte que le Saint-Esprit est du Père et du Fils , et. qui avait été altéré par les schismatiques.
Concile de Lambeth en Angleterre , ia8i , oA l'on défendit d'administrer l'euclniristie , hors le cas de nécessité, h ceni qui auraient négligé de recevoir la confirniutïon.
Concile de Paris , 12B1. Les évi^ques s'y plaignirent des religieux mendians , qui prêchaient et confessaient malgré eux dans leurs diocèses , en vertu des pri*i> léges qu'ils disaient tenir des papes. Cette affaire fut portée h Martin IV , qui , en confirmant ces privilèges , ordonna que les personnes qui ae confesseraient à ces religieux , seraient
Tab
tenues de se confesser à leurs curés au moins une fois Tan , et que les frères auraient soin de les exhorter eux-mêmes d'une manière efficace.
Concile de Melfe , i!284. Comme il y avait des Grecs et des Latins dans ces contrées , les clercs de ce dernier rit se mariaient quelquefois dans les ordres mineurs , et se faisaient ensuite promouroir aux ordres supérieure sans renon-* cer au mariage^disant qu'ils Toula ient observer le r i t des Grecs. Le concile , par les peines grièves sous lesquelles il condamna ces abus , { montra quel fut de tout \ temps en cette matière l'esprit de l'église latine.
Concile de Londres, 1291 , pour chasser d'Angleterre tous les juifs , qui évacuèrent en effet ce royaume.
Concile de Cbichester, 1292.
Il défendit de laisser paître les bestiaux dans les cimetières, et d'ériger des troncs dans les églises, sans la permission de l'évêque.
Concile de Saumur , 1294 , contre l'abus d'imposer dans la confession , des pénitences pécuniaires.
Concile de Tarragone , 1294.
Il défendit les repas que les paroissiens , à certains jours , exigeaient de leurs curés.
Concile de Constantinople , 1299. Contre la volonté de l'empereur Andronic le "Vieux , qui prétendait faire annuUer le mariage que son neveu Alexisavaitcontracté «ans son consentement : ce