‹ Histoire de l'éloquenceChapitre 77 sur 77 · TRIBUNE ANGLAISE AU DIX-NEUVIÉME SIÈCLE · texte numérisé non relu

TRIBUNE ANGLAISE AU DIX-NEUVIÉME SIÈCLE

De nos jours les orateurs de la Grande-Bretagne ont souvent eu l'occasion de sortir du cercle des intérêts matériels , pour s'élever à des questions d'humanité et de haute politique. Les souffrances des classes pauvres qui semblent s'accroître à mesure que l'industrie fait des progrès, le besoin d'innovation et de réforme qui travaille les esprits , les dangers que l'Etat éprouve au dedans pendant qu'il cherche à maintenir son influence dans les pays étrangers , les graves abus et les richesses exorbitantes du clergé anglican , les dimes odieuses qu'il levait sur les cathohques d'Irlande, la position fausse de ce malheureux pays, la corruption de la magistrature qui lui est imposée, les lois martiales qui le régissent, les brutalités auxquelles la police s'abandonne à son égard, enfin les misères et le désespoir qui sont la conséquence d'un pareil état d'oppression ; toutes ces choses , et d'autres semblables, sont très-propres à inspirer les hommes d'Etat qui siègent au parlement. Le flegme et l'apathie des chambres, qui ne voient dans ces graves objets que des questions d'industrie et de corameree , présentent de grands obstacles ; mais plusieurs orateurs ont su en triompher. On a vanté les ministres Canning,

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lord Grey, lord Broughara, lord Jonn Russel et sir Robert Peel : lord Byron , dans deux ou trois discours , a montré que le génie de la poésie est aussi celui de l'éloquence. Cobbett et O'connel se sont surtout signalés. Nous ferons connaître ce dernier dans une section à part, lorsque nous rendrons compte de l'agitation catholique en Irlande et en Angleterre.

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