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Le peuple qui agit ainsi envers les autres doit se promettre de n'être jamais vaincu lui-même : et qui pourrait compter ainsi avec la fortune?
Napoléon avait établi son quartier impérial à Postdam ; Spandau s'était rendu aux Français; le maréchal Ney bloquait Magdebourg; le maréchal Soult poursuivait l'ennemi au delà de l'Elbe; Bernadotte occupait Brandebourg, et Murât complétait par de brillants faits d'armes les avantages obtenus à Iéna. Napoléon se signala alors par un acte de clémence qui dut paraître bien étrange à l'ombre de l'implacable Frédéric. Le prince de Laatzfeld, gouverneur civil de Berlin, était connu pour avoir été l'un des plus ardents provocateur de la guerre. Pendant qu'il venait offrir ses hommages à Napoléon victorieux, l'empereur lisait une lettre de lui qu'on avait interceptée, et qui informait en secret l'ennemi de toutes les dispositions de l'armée française. C'était violer la capitulation, et ce crime, d'après les lois militaires, mérite la mort. La princesse de Laatzfeld accourt* tout en larmes se jeter aux pieds de l'empereur, et protester de l'innocence de son mari. Pour toute réponse, Napoléon lui montra la lettre du prince. La princesse la lut, et tomba évanouie; quand elle rouvrit les yeux, Napoléon lui dit : « Madame, cette lettre est la seule preuve qui existe contre votre mari , jetez-la au feu. » La princesse ne se fit pas répéter l'ordre, et sauva les jours du coupable.
« Soldats , dit l'empereur à son armée, vous avez jus- « tifié mon attente et répondu dignement à la confiance « du peuple français. Vous avez supporté les privations « et les fatigues avec autant de courage que vous avez « montré d'intrépidité et de sang- froid au milieu des « combats. Vous êtes les dignes défenseurs de ma cou- « ronne et de la gloire d'un grand peuple ; tant que vous « serez animés de cet esprit, rien ne pourra vous ré-
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« sister. La cavaleiie a rivalisé avec l'infanterie et Farce tillerie...
« Une des premières puissances de l'Europe, qui osa « naguère nous proposer une honteuse capitulation , est « anéantie. Les forêts, les défilés de la Franconie, la <L Saale, l'Elbe, que nos pères n'eussent pas traversés « en sept ans, nous les avons traversés en sept jours, et « livré dans l'intervalle quatre combats et une grande « bataille. Nous avons précédé à Postdam et à Berlin la « renommée de nos victoires... Toutes les provinces de « la monarchie prussienne jusqu'à l'Oder sont en notre « pouvoir...
« Soldats, les Russes se vantent devenir à nous; nous « marcherons à leur rencontre, nous leur épargnerons « la moitié du chemin ; ils retrouveront Austerlitz au « milieu de la Prusse. Une nation qui a aussitôt oublié « la générosité dont nous avons usé envers elle après « cette bataille où son empereur, sa cour, les débris de « son armée n'ont dû leur salut qu'à la capitulation que « nous leur avons accordée, est une nation qui ne sauce rait lutter avec succès contre nous.
« Soldats, je ne puis mieux exprimer les sentiments ce que j'ai pour vous qu'en vous disant que je vous porte « dans mon cœur l'amour que vous me montrez tous les ce jours. »
Ces paroles annonçaient de nouveaux efforts et de nouveaux triomphes, et l'armée française se montra digne du langage de son chef; Murât, Mortier, Davout, Lasalle et Bernadotte poursuivirent leur route victorieuse. Le maréchal Soult contribua puissamment à la prise de Lubeck, qui fut enlevé à la suite d'un combat sanglant. Le 7 novembre, ce lieutenant de Napoléon et avec lui Bernadotte complétèrent à Ratkan la destruction de l'armée prussienne. Seize mille hommes s'étaient rendus à Murât le 28 octobre ; un pareil nombre de
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combattants, commandés par vingt généraux et formant les débris de cent soixante-dix bataillons, capitulèrent à Magdebourg, et subirent les conditions que leur dicta le maréchal Ney. La nouvelle de ce grave événement fut apporlée en toute hâte à Berlin par le baron de Saint- Aignan, aide de camp du prince de Neufchâlel. Quelques heures après, Napoléon érigeait la Saxe en royaume, et happait d'une contribution de cent soixante millions la malheureuse Prusse et ses alliés.
11 lui restait à envahir la Silésie et la Pologne prussienne; le roi fugitif s'était retranché derrière la Vistule, et attendait l'armée impériale de Russie; celle-ci s'avançait lentement et comme sans se douter des malheurs du peuple qu'elle venait secourir; Jérôme Bonaparte prolita de ces retaids pour se rendre maître de Glogau, capitale de la haute Silésie, et le corps d'armée de Davout entra vainqueur à Posen.
Mais déjà Napoléon avait lance sur l'Angleterre le célèbre décret de Berlin qui déclarait les îles Britanniques en état de blocus et interdisait à l'Europe tout commerce avec l'Angleterre. Ce décret remua le monde; il renfermait en lui le germe de la déchéance de Napoléon. Pour en assurer l'exécution lidèle , il fallait sacrifier à la politique d'un seul homme les intérêts commerciaux de l'empire français et de l'Europe, et l'accomplissement -d'une telle pensée était une chimère impossible à réaliser. Forcée de se soustraire à cette mesure de mort , l'Angleterre n'avait d'autre ressource que de perpétuer la guerre sur le continent, et de susciter à Napoléon un peuple ennemi partout où il se trouvait un peuple en état de combattre.
Les forces russes montaient à cent soixante mille hommes; mais de nouveaux renforts votés par le sénat permettaient à l'armée de Napoléon de garder l'offensive. Un seul combat d'avant-garde chassa le généralissime
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russe Beningsen de Varsovie, et l'armée française occupa cette ville capitale de la Pologne. Là au moins elle trouva de puissants auxiliaires : l'amour de la patrie et le sentiment national retrempés par de longs malheurs. Le général polonais Dombrowski, qui depuis longtemps servait dans l'armée française, avait adressé à ses compatriotes des proclamations qui les firent accourir de tous côtés. Dans un grand nombre de villes, les Polonais s'insurgèrent et désarmèrent les garnisons prussiennes. On se disait qu'à Berlin l'empereur avait laissé entrevoir, quoique d'une manière évasive, le rétablissement de la nationalité polonaise : « La France, avait-il dit aux députés du duché de Posen, n'a jamais reconnu le partage de la Pologne; il faut que tous les Polonais s'unissent et prouvent au monde qu'un même esprit anime toute leur nation. » Ces paroles, transmises aux Polonais , avaient suffi pour faire lever dans ce pays une armée de quarante mille hommes, qui se rangea sous les drapeaux de l'empereur.
Nos soldats signalèrent leur courage aux combats de Gzarnawoo , de Golymin et de Pulstuck ; mais ces engagements furent meurtriers, et la victoire fut chèrement disputée aux Français. D'un autre côté, les boues, les neiges, les marais glacés de la Pologne ajoutaient aux difficultés de la guerre, et imposaient à notre armée de rudes fatigues et des privations inattendues. Le moral du soldat s'en ressentait péniblement. Sur ces entrefaites , l'empereur avait pris ses quartiers d'hiver ; les Russes tentèrent de le surprendre. Un moment déconcertée, l'armée française sut néanmoins faire face à l'ennemi.
Le 8 février 1807, elle soutint le choc de l'armée russe sous les murs de Preussich-Eylau; ce fut une journée sanglante et qui donna à l'Angleterre l'espérance de voir un jour la victoire infidèle à Napoléon. On combattait
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sur un vaste champ de bataille formé de marais boueux et de ravins couverts de neige. Les Russes occupaient des positions inabordables et défendues par l'artillerie autant que par les difficultés du terrain; mais l'armée française, jetée à quatre cents lieues de Paris et séparée du Rhin par des contrées ennemies, était placée dans la nécessité de vaincre ou de perdre dans une seule journée le fruit de cinq mois de victoires. On se battit de part et d'autre avec une fureur désespérée ; trois cents bouches à feu, de chaque côté , vomirent la mort pendant douze heures : les maréchaux Davout, Soult, Ney et Augereau soutinrent les efforts de l'ennemi, mais ne réussirent point à gagner du terrain; le 24e régiment de ligne, commandé par Sémélé, fut anéanti; Augereau tomba blessé d'une balle; d'Ilautpoul périt en chargeant à la tête des cuirassiers ; et pour comble de misère une neige épaisse, tombant sur les deux armées, les força de combattre et de s'égorger au hasard. Il se fit, tant que dura le jour, un affreux carnage; mais la nuit suspendit la mêlée. Napoléon assembla ses généraux et tint conseil; on résolut d'abandonner le lendemain le champ de bataille ; mais lorsque le jour fut venu, il se trouva que les Russes eux-mêmes avaient battu en retraite, laissant sur le terrain leurs blessés et leurs morts : c'est ainsi que l'affaire d'Eylau fut inscrite au nombre de nos victoires ; mais personne ne s'y trompa, et lorsque la nouvelle de cet affreux massacre parvint à Paris, tous les coeurs furent glacés de tristesse, et l'on commença à maudire la guerre. Napoléon parcourut le champ de bataille, et fit porter des secours aux blessés des deux nations; mais le nombre de ces malheureux était si grand, que deux jours après le combat beaucoup attendaient encore leur tour et poussaient, abandonnés sur la neige, de lamentables gémissements. L'armée française, hors d'état de poursuivre l'ennemi, et paralysée par la saison, reprit ses
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cantonnements d'hiver : le quartier impérial fut porté d'Eylau à Osterode. L'armée s'appuyait sur la Vistule et sur Varsovie : son repos fut d'ailleurs de courte durée, et signalé par des combats glorieux chaque fois que l'ennemi osa la menacer. Une diversion utile à la France, et qui fut ménagée par les envoyés de Napoléon, fut la double guerre que déclarèrent alors à la Russie les deux empires de Turquie et de Perse. L'honneur de cette diversion appartint surtout au général Sébastiani, compatriote de l'empereur.
Cependant le retour d'une température moins contraire avait permis à l'empereur de reprendre ses opérations. Pendant que la capitulation de Dantzick complétait l'abaissement de la monarchie prussienne, l'armée russe commençait un mouvement offensif et préludait à ses attaques par les combats de Spanden, de Vormditlen, de Wolfsdorff et de Glottau. Sur tous ces points elle fut repoussée avec perle. Sur ces entrefaites , Mortier envahissait la Poméranie. Cependant, le 10 juin, l'armée française se dirigea sur Heilsberg, et enleva les divers camps de l'ennemi sur tous les points. L'armée russe opposa une résistance meurtrière et nous tua beaucoup de monde : le lendemain on s'attendait à un engagement plus sérieux encore; mais l'ennemi abandonna les positions qu'il avait fortifiées depuis quatre mois. Le 12 au matin, les Français entrèrent à Heilsberg, et les divers corps de l'armée se mirent en marche dans différentes directions pour déborder l'ennemi et lui couper la retraite sur Kœnigsberg. Le 13, Murât se porta sur cette ville avec sa cavalerie; les maréchaux Soult, Larmes, Mortier et Ney manœuvrèrent dans le même sens, et tous ensemble, dociles aux ordres de l'empereur, se concentrèrent vers Friedland. Le 14, l'armée russe, reprenant l'offensive, déboucha hardiment sur le pont de cette ville, et le canon retentit dès trois heures du
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matin : « C'est un jour de bonheur, dit Napoléon, c'est « l'anniversaire de Marengo! »
Différentes actions eurent lieu. L'ennemi fut contenu, et ne put dépasser le village de Posthenem. Il réussit cependant à déployer toute son armée. Sa gauche s'appuyait sur Friedland , et sa droite se déployait jusqu'à une lieue et demie de cette ville. L'empereur, après avoir reconnu la position, ordonna au maréchal Ney de se rendre maître de Friedland par une brusque attaque. L'intrépide lieutenant de Napoléon exécuta ce mouvement avec ardeur: la division Dupont, l'un des corps placés sous ses ordres, marcha sur la garde impériale russe , la culbuta et en fit un affreux carnage. L'ennemi épuisa ses réserves pour défendre la ville; mais elle fut emportée et jonchée de cadavres. Lannes, qui commandait le centre, et Mortier, qui couvrait la droite, se montrèrent dignes de leur passé et de leur chef. A onze heures du soir on se battait encore ; enfin l'armée russe, vaincue sur tous les points, abandonna un champ de bataille couvert de morts. En dix jours elle avait eu soixante mille hommes tués, blessés ou faits prisonniers : elle avait perdu son artillerie et ses magasins sur une ligne de quarante lieues; la campagne était terminée et la paix conquise. « Soldats, dit l'empereur « h ses compagnons d'armes, l'ennemi s'est aperçu trop « tard que notre repos était celui du lion. Des bords de « la Vistule nous sommes arrivés sur ceux du Nieme:i « avec la rapidité de l'aigle. Vous célébrâtes à Auster- « litz l'anniversaire du couronnement; vous avez cette « année dignement célébré celui de la bataille de Ma- « rengo... Vous avez été dignes de vous et de moi ; vous « rentrerez en France couverts de vos lauriers, et après <■< avoir obtenu une paix glorieuse. »
L'armée française avait atteint les frontières de la Russie, Kœnigsberg était tombé en son pouvoir; par-
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tout l'ennemi découragé fuyait et jetait les armes. 11 était temps de suspendre sa marche/ La paix fut conclue à Tilsitt, entre l'empereur du Nord et l'empereur du Midi. Le 25 juin, ces deux puissants souverains eurent une entrevue sur un large radeau établi sur le Niémen, et, après s'être solennellement embrassés, posèrent les bases de la pacification de l'Europe. Napoléon dicta les articles du traité : la victoire lui en donnait le droit. Il consentit à rendre au roi de Prusse une grande partie de ses États ; mais ce monarque dut reconnaître la Confédération du Rhin et céder au vainqueur tous les domaines delà Prusse situés entre le Rhin et l'Elbe ; il lui fallait en outre donner Dantzick à la France , et renoncer à toute souveraineté sur les provinces polonaises attachées à la Prusse depuis le trop célèbre démembrement de 1793; les portions allemandes enlevées à son royaume composèrent un royaume de Westphalie, qui fut donné à Jérôme Ronaparte, le plus jeune des frères de Napoléon; les autres, jointes à ce qui restait de la vieille Pologne , formèrent un État souverain qui prit le nom de grand-duché de Varsovie, et fut placé sous la puissance du nouveau roi de Saxe; la Hollande reçut des agrandissements, et tous les princes que Napoléon avait élevés au trône furent reconnus pour légitimes. Ce traité, connu sous le nom de paix de Tilsitt, porte la date du 12 juillet. Quelque avantageux qu'il parût pour la fortune de Napoléon , des esprits sérieux y ont vu l'occasion d'adresser à sa politique des reproches mérités. Une s'agit point d'accuser l'empereur de ses manques de procédés envers la reine de Prusse ; les intérêts des États doivent être pesés dans une balance moins sentimentale, et nous croyons cependant que Napoléon se serait montré par trop chevaleresque en négligeant pour la belle Louise-Wilhelmine de Prusse les graves intérêts du peuple français. Sa faute fut d'hu-
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milier la Prusse, de l'outrager, et cependant de la laisser encore assez forte pour lui susciter plus tard de redoutables embarras. Il fallait ou lui pardonner, ce qui eût été peut-être bien généreux, ou la rayer de la carte en saisissant cette occasion de mettre pour longtemps l'Autriche et l'Allemagne dans ses intérêts; pardessus tout, puisqu'il le pouvait, puisqu'il était le maître, il fallait faire revivre la Pologne, la reconstituer sur ses grandes bases au lieu de se contenter de la création d'un grand duché de Varsovie, sorte de résurrection avortée qui ne satisfit point la Pologne et ne rassura guère les puissances copartageantes.
Quoi qu'il en soit, le 27 juillet 1807 , soixante coups de canon annonçaient à la capitale de la France que l'empereur était de retour. Quelques jours plus tard, au bruit des acclamations des peuples et du désespoir de l'Angleterre, il ouvrait la session législative et parlait en ces termes aux députés de l'empire : « De nouvelles ce guerres, de nouveaux triomphes, de nouveaux traités « de paix ont changé la face de l'Europe politique... « Dans tout ce que j'ai fait, j'ai eu uniquement en vue « le bonheur de mes peuples, plus cher à mes yeux que « ma propre gloire... Français! je me suis senti fier « d'être le premier parmi vous... Vous êtes un bon et « grand peuple!... »
De nouveaux changements furent introduits dans les institutions. Le tribunat, quoique sans puissance, subsistait encore; ce n'était qu'une ombre de représentation populaire, ce n'était qu'un mot; mais audessous de cette ombre et de ce mot il y avait un précipice que l'empereur jugea dangereux, et dont il voulut avoir raison en supprimant le tribunat lui-même. On effaça des actes officiels, et l'on cessa d'inscrire sur la monnaie ce nom de république qui durait encore : c'était mettre fin à une formule ironique qui ne trompait per-
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sonne. On promulgua le code de commerce, et la cour des comptes fut créée pour juger en matière de finances et apurer les opérations des receveurs, payeurs, comptables de toute espèce, en matière de dépense ou de perception. Une loi fut rendue qui prononçait l'extinction de la mendicité ; mais ce n'était là qu'un rêve non moins irréalisable que celui de Henri IV. Un sénatusconsulte du 1er mars 1808 rétablit la noblesse en France, et l'on vit reparaître les titres de barons et de chevaliers : déjà, comme nous l'avons vu plus haut, l'empereur avait préludé à cette mesure par l'institution des grands fiefs héréditaires. Les Jacobins s'empressèrent de solliciter des titres et des armoiries , et l'empereur, en les anoblissant, leur infligea un châtiment de plus. Ces hommes de sang avaient été cruels et impitoyables sous la Terreur; on les vit lâches et souples devant la vanité. Triste expérience qui ne servit guère au plus oublieux des peuples.