Bataille d'Abeosberg gagnée par
TEmpereur.
Prise de Ratisbonne par les An-
trichieos.
21 — Combat et prise de Landshut.
Capitulalipn de Varsovie.
22 avril, BalaiHe d'EckmOhI (50,000 prisonniers, 40 drapeaux, 100 canons, 3,000 chariots de bagage.)
23 — Combat et prise de Ratisbûone par les Français.
24 — Adoption du Code Napoléon dans le royaume de Hollande.
26 — Passage de llnn.
28 — Excursion du partisan pronien Schill sur la Westphalie.
29 — Défaite des AutrichienaàCaldièrp (Italie...
GuerreentrelaRussieet laPorle.
3 mai. Combat d'Ébersberg (les Autrichiens y perdent 12,000 hommes).
*-— Déclaration de guerre de la RoMic à TAutriche. — Entrée d'une armée russe en Gallicie.
^ — Passage de la Piave (Italie}.
13 — Capitulation et Prise de Vienne.
17 — Çccnpation de Trieste (Italie).
Réunion des Étata romains i
l'empire français.
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EStLINO. — WIORAH.
L'armée française était mattre^ïse de la rive droite du Danube et de Vienne; mais la grande armée autrichienne, commandée par le prince Charles, et à laquelle s'étaient réunis les restes des corps de Hiller, des archiducs Louis et Maximitien, était campée de l'autre câté du fleuve , en face de la capitale, dans la plaine de Marckfeld.et sur les sommets du Bisamberg. Gettp position permettait à l'ennemi, paisible possesseur encore de la Bohême , de la Moravie et de la Hoiigiîe, de concentrer ses forces, de les augmenter de toutes les milices dont la Formation était commencée, et de recommencer une lutte que l'insurrection croissante du Tyrol nurait pu rendre fatale à l'armée française. Cette considération décida l'Empereur à continuer les opérations otfensives, sans attendre l'arrivée de l'armée d'balie , et à passer le Danube pour livrer à l'armée ennemie une bataille décisive.
De son côté, le prince Charles , prévoyant cette détermination, paraissait décidé à attendre l'armée française dans la
position qu'il occupait , afin de profiter, pour engager la bataille , du moment où le passage du fleuve s'effectuerai^On sait que cette opération est une des plus difficiles et des plus dangereuses à la guerre, lorsqu'elle doit avoir lieu en présence d'un ennemi brave et expérimenté.
A deux lieues au«-dessous de Vienne, vis-à-vis EbersdorfF, deux tles séparent en trois branches les eaux du Danube. D'après l'ordre de l'Empereur, ce point Fut choisi pour établir les ponts. Dè$ le 18 mai, les matériaux nécessaires ayant été réunis, la division du général Molitor passa avec des ba-? teaux dans l'tle Loban , qui , séparée de la rive gauche par le dernier bras, formait, à cause de son étendue, une vaste place d'arme où l'armée pouvait se rassembler tout entière. Le lendemain , les ponts sur le premier et le second bras furent achevés. Le 20 , un troisième pont joignit l'île Lobau à la rive gauche ; et les divisions Molitor, Lasalle et Boudet en profitèrent , pendant la nuit , pour traverser le fleuve et prendre position dans les villages d'Essling et de Gross-Aspem, qui , construits en pierre , offraient des points d'appui et de défense pour protéger le passage du reste de l'armée.
Le 21 , les troupes françaises continuèrent à filer sur la rive gauche, mais lentement, la fragilité des ponts ne permettant pas de mettre beaucoup de célérité dans la marche.
L'ennemi , jusque-là , n'avait inquiété ni nos travaux , ni le passage du dernier bras : placé à une lieue au-dessus de nos ponts , il ne s'était pas encore montré. Cette inaction recommandée par le prince Charles avait été résolue dans un conseil de guerre où avait assisté l'élite des généraux de l'armée autrichienne. Il avait été arrêté qu'on n'attaquerait les divisions françaises que lorsqu'une forte partie de l'armée de Napoléon se trouverait compromise sur la rive gauche , l'archiduc ayant secrètement fait préparer des moyens jwur détruire les fragiles communications que nos ponts établissaient entre les deux rives.
Vers les quatre heures du soir, le général autrichien, jugeant le moment favorable , donna ses ordres , et ses colonnes se mirent en mouvement. Notre avant-garde , la droite placée au village d'Essling, et la gauche à celui de Gross-Aspem,