CHAPITRE DIXIEME
perfectionneiDent au point de vue du système et de la répartition de Timpôt, et comme excellente à celui des résoICafs. L'empereur Nicolas cherchait dans les progrès iocontestables du commerce et de l'industrie les moyenl^ de réformer le département de la justice, offrant encore trop de preuves de la vénalité si justement reprochée anxjages, excusables peut-être par l'insoffisanee de leurs traitements. L'augmentation des traitements pouvait seule remédier à ce (acheux état de ehoses.
Enfin, pour donner une plus grande impulsion à l'élan do commerce et de l'industrie , objet constant de sa sottieifiide, Nicolas organisa à la fia de cette êimée la première exposition des produits de l'industrie russe. CeUe exposition excita l'admiration de l'étranger, et fit prévoir ce que l'on pouvait obtenir encore au moyen de rinférjorité du prix de la main-d'oeuvre , et du développement que Touverture du Bosphore et des Dardanelles devait donner an commerce. L'empire se trouvait dans Ta situation la pTus florissante; la gloire au dehors, la prospérifé à Tintérieur, répandaient un grand éclat sur les commencements do règne de Tempereur Nicolas, lorsque, au milieu des réjouissances de fa paix , une fièvre inflammatoire survenue à ce prince à la suite d'un refroidissement, donna les phis vives inquiétudes. La mafadie fut longue et douloureuse ; ce ne fut qu'au boni de six semaines que Nicolas, entièrement rétabli, paraissant à la paraile da palais, trouva dans les acclamations de Pannée et des habitants de Saint-Pétersbourg ïes preuves d'^amour que les peuples accordent aux senve-, nûns faits selon leur cœur. C'était le 31 décembre.