‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 14 sur 331 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Ckiop â'oil Hlrosp«ciif. — L'«mper««r Alenadre. — CbM^emcnt d« ctimclère. — LetlrcB remarqoablet. '— Alex&udre et Ntpolëon. — Entretien solennel. — Jeannette de Gradzensk* -—Divorce et mtriage dn grand-dnc Constantin.— Manifeste impérial. — Rëvëlatioa. — Rësolntion décisive. — • Lettre du grand-duc Conataalin à l'Empereur. •— Réponse. — Beaux vers de M. de Lamartine. — Testament secret d'Alexandre. — Départ de rEmpereur pour Taganrog. — Nuit en prières. •— Le monastère de Saint- Alexandre Nevsky. — Sombres présages. — Taganrog.

— Voyage en Tauride. •— Imprudence. — Maladie de l'Empereur. — Sombre réminiscence. •— Signes mystérieux. — Confession. — Absolution. — Pénitence.

— Affreux délire. — Mort de l'Empereur. — Désespoir et résignation de l'Impératrice. — Lettre admirable. •— Attitude du grand-duc Constantin. — Douleurs muettes. — Scène domestique. — Premières mesures. — Serment de fidéiilé à Nicolas. — Départ du grand-duc Michel pour Saint-Pétersbourg. — Situation dé cette ville. — Étrange perplexité. — Te Deum, — Fatale dépèche. — Cmcilix voilé de deuil. — Rapide résolution du grand-duc Nicolas. — Serment de fidélité à Constantin. — Révélations de l'Impératrice et dn chancelier de l'Empire. — Séance extraordinaire an conseil de l'Empire. — Explications tardives. — Premiers symptèmes d'opposition. — Ouverture du testament d'Alexandre. — Débats ora- <{eox. — Le grand-duc Nicolas au conseil de l'Empire. — Manifeste du Sénat dirigeant. — Départ de nombreux courriers. — Situation de Motcon. —Prologue d'un grand drame.

Pour bien comprendre la vie du grand homme et les événements du long règne dont nous allons écrire l'histoire, il importe de jeter un coup d'œil rapide sur les dernières années de l'empereur Alexandre.

Au faîte de la grandeur et de la puissance, le souverain qui avait eu le bonheur d'achever par la force du glaive, au profit de l'Europe coalisée contre la France impériale, ce que l'Angleterre avait commencé par la séduction de l'or, devint tout à coup taciturne, triste, inquiet.

C'était à la fin de l'année 1820. L'assassinat du duc de Berry, réveillant dans son esprit un fatal souvenir de

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