‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 151 sur 331 · CHAPITRE DOLZIKME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOLZIKME

jffil me iQpnivre belIii|aeose, sarfcmt en Angleterre^ dès que le traité du 8 juillet y fui eomui. Indépendanvmeot des efforts fidts par les deux grandes puisaaaces oeddeotales pour neotraUeer ce traité , les goeveme-* ments firaiçaîs et anglaie adressèreot de vives re|NréseiH iatioas à celui de SaÎDt-Pélergbourg.

La note du chargé d'affaires de la* France se fil re* wartfaer sortent par une énergie à laquelle la pebtiqiie liâterde de Louis-Philippe n'anit point hakitité l'Europe. ISMe étaîÉ conçue en des termes qui oe laissaienl aucun doute sur les internions du cabinet des Tnilerîea d'ar dopter ea dehors de ce traité la ligne de conduile que lui^ traceiaieni les ciroonstances^ si , k rme époque indéter^ miiiée , les atipulaiions du traité devaient produire une ioierventiott armée de la Russie d«S8 les affaires intérieures de la Turquie. L'ambassadeur anglais à Gonstan* tinople remit une note conçue dans les mêmes fermes à la Porte Ottomane.

La réponse que le comte de Nesseirode fit dans le courant du mois d'octobre à ces déclarations était habile : tt H ne pouvait comprendre , disait-il , les motifs des regrets manifestés par le gouvernement français et les objections auxquelles le traité du 8 juillet pouvait donner lieu. Le traité était uniquement défensif, et avait été conclu entre deux puissances indépendantes et dans la plénitude de leurs droits. Il n'attaquait en rien les intérêts des autres États. Cet acte changeait , à la vérité, la nature des rapports qui avaient existé jusqu'à ce jour entre la Porte et la Russie , mais il ne reconnaissait à personne le droit de suspecter un état de choses qui, entre les deux parties contractantes, faisait succéder des relations intimes à une longue inimitié ; en conséquence, ajoutait l'illustre diplomate, l'Empereur, mon

484 HISTOIRK DE L'EUPEREUR XICOLAS.

maître , guidé par les intentions les plus pures comme les plus désintéressées, est fermement résolu^ le cas échéant, de remplir fidèlement les engagements stipulés, malgré les protestations du chargé d'affaires de la France, qu'il considérait d'ailleurs comme non avenues, n

Ainsi qu'on le voit à la nature de ces documents, la fameuse entente cordiale dont le gouvernement de Louis- Philippe poursuivait la chimère se traduisait par des explications pleines d'aigreur et d'animosité. Le rôle que le cabinet des Tuileries avait joué dans le drame de la révolution polonaise n'était point fait pour lui concilier les sympathies de l'empereur Nicolas, qui ne laissait échapper aucune occasion de prouver son mauvais vouloir pour ce qu'il appelait une usurpation de famille. Quoi qu'il en soit, la question d'Orient, si pleine d'orages, ne devait se vider les armes à la main que beaucoup plus tard.

FIX m TOME PREMIER.

IXTRODCCnOV.

Page 1