CHAI»ITRE DIX-NEUVIEME
Doobic je« de la Russie. — Vives re|RëfenUtions da cabiaet des Toileries. — Alliance de 1& France et de rAnglelcrre. — La fameuse noie de Vienne. — Longi commenUires. — La Tnrqnie déclare la (pscne. — JÊmmkfmtt da Waâm ucumpagnë d'une circulaire do comte de Neaselrode. — Premier coup de canm. —
— Les Turcs passent le Danube. — Affaire de Sinope. — Occupation de la mer Noire par les flottes alliées. — Véritables causes de la guerre. — Lettre aalographe de l'empereur Napoléon k l'empereur Nicolas. — Uéponse aotograplie de Nicolas. — Rupture des relations diplomatiques. — Douce boutons pont drax Btillions quatre cent mille bommes. — Belliqueux manifeste dnCsar. -— Foblicalioodes correspondances secrètes. — Fautes sur fautes. — If ission do comte Orloft — Avortement. — Conférence de Vienne. — Les troupes russes passent le lUnnbe.
— Immenses préparatifs de guerre. — Le maréchal Saint-Amand. — FrocUmation. — Jonction des flottes alliées. — Isolement de l'empereor Nicolas dans l'Europe. — Bataille de l'Aima. — Réflexions.
Pendant que le cabinel4e Sam(-Pétersbourg adressait à celui de Londres les communications que nous venons de mettre sous les yeux de nos lecteurs, il n'avait qu'un but, celui d'isoler la France , directement intéressée dans la question des Lieux saints; mais il était trop habile pour laisser percer ses intentions secrètement hostiles. Tout en flattant l'Angleterre pour l'engager dans sa politique , le Czar caressait la France pour lui mieux cacher ses projets menaçants. L'empereur Nicolas, acceptant enfin le rétablissement de l'empire napoléonien, ne tarissait pas d'éloges sur les services rendus aux monarchies et à la société par le génie puissant et la volonté ferais de Napoléon III. Le comte de Nesselrode, semblant accepter franchement les ouvertures faites à la cour de Russie par celle des Tuileries pour l'arrangement des Lieux saints, se gardait bien de laisser voir son désir de traiter cette question sans elle. Jouant un double jeU) il lui proposait, ainsi qu'il l'avait fait vis-à-vis de sir