‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 297 sur 331 · CHAPITRE VIXGT ET LMEME. 3M · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIXGT ET LMEME. 3M

S'adressant ensuite anx membres de la famille impériale et aux autres personnes qui lui étaient unies par les liens du sang ou de la parenté , l'Empereur les remercie tous pour la bonne harmonie qui règne entre eux et pour leurs sentiments d'amour envers l'Impératrice.

En parlant de sa sœur aînée Marie , il dit : a J'ai toujours professé depuis mon enfance la plus sincère gratitude pour tontes ses bontés. Plus tard , son amitié m'a été plus précieuse encore ; en elle j'avais placé ma plus grande confiance. Je la respectais comme une mère et je lui confessais tous les sentiments, toutes les pensées de mon cœur. Je lui témoigne pour la dernière fois ma tendre reconnaissance pour les heureux instants que j'ai passés auprès d*elle.

y> Je suis convaincu , continue lé testateur, que mon &ls y l'empereur Alexandre , sera sans cesse pour sa mère un fils respectueux comme il l'a été pour nous : ce devoir deviendra plus sacré du moment où sa mère sera seule. Dans son isolement, il faut qu'elle soit consolée par l'amour et par le tendre attachement de tous ses enfants et petits-enfants. L'Empereur mon fils doit tacher d'unir l'indulgence qu'exige leur jeunesse avec la fermeté nécessaire comme un père de famille, et ne jamais souffrir ni mésintelligence , ni querelle de famille, ni rien qui puisse devenir préjudiciable pour eux ou pour l'Etat. Dans des circonstances de ce genre , dont Dieu nous préserve , il doit se souvenir qu'il est l'Empereur et que tous les autres membres de la famille sont ses sujets.

»... Je remercie tous ceux qui m'aimaient et me servaient; je pardonne à tous ceux qui me haïssaient, et je prie tous ceux que j'ai offensés sans le vouloir de me Je pardonner. J'étais homme, et sujet à toutes les faiblesses

350 HISTOIAB De L'EMPflREUR NICOLAS.

hamaines; je m'efforçais à me corriger dans ce que j'avais recdima de manvais ea moi, j'y ai réussi pevr telle chose et non pour telle autre. Je prie de tout mon ceeur qu'il me* soii pardonné.

» Je menrs le cœur rempli de reconaaisaaace pour tout! le bien qu'il a plu à Dieu de m'aecorder daas cette vie passagère ; jifeifL d'un^OÊhotw ardetU pour notne glorieuse Russie que j'ai servie , selon mes foroe», avec foi et sincérité, je regrette de n'avoir pas^ accompli, tout le bien que j'ai si andmmHBnfc déaîré; Mbu' fila oie ren^olacera; je prierai le Seigoenr qu'il kii donne sabéoédlotion ei le guide dans cette voie- pénible,, etiquîil l'aide à affèrmnr la Suasie aur le tenraio solide de la cnénla divine en lui laissant achever sa formation^ ioiéidexne et en la préservant de tout périlr extérieur.

» C'est en vous. Seigneur , fue nous nous p^j^osoub, afin de ne pae tourner en, confnden.

»* Je prie tous^ceox^ qui m?aimaient de prier pour fe repos de mon âme,, que je renda à Dieu miaéiicDrdieiix avec une ferme confiance en sa grftce. et une réaignation reconnaissante m sa voleoté: Anrnn. n^

Le* 3 mars 1845, FEiapeneuc a^rmÉiJ ce oodkiUe à l'acte testtanentaire'del8>44 :

ai Le 39 juillet 1844 , il a pla ài Dieu de raf^^eler à lui notre fille bienHÛmée Alexandre. IBoos. aupportona sans mormore,. en^ now indinani devant; lea décoet8.du Sei^ gneur, ce coup tsmible, bien.ooiivaineu que-si telle ^été la^voionlé' divine o^élaittpimr le bieade notre ckène fiUe, et plein d'espérance qu'elle est maintenant plus heureuse'dan» le eiel qoi'elle n'aurait pa L'être aur la terre.

» Nous prions humblement Te Sei^Muc de nouaeonserver nos> autres bien«aimés.

» MbS'Capitanx. particuliers mentionnéa^an paragisphe

Page 1