CHAPITRE SEPTIÈME. tIT
Iris vaiocvs , ogassen! se lancer dans les hasards d^ane noBvette gvenre.
Les pteariers renseignemenCs transmis par le ^éral Smoloff, ^Mivemeur militaire du Cancase^ ne per* mettaieiit pa» de Aiscemer exactement le caractère de cstfe agresêimÈ. four mieux l'apprécier, il importe de remeoter à des circonstances antérieures.
Tiar le traité de paix condo le 24 octobre 1913, sous la médiation de l'Angleterre, entre la Rnssie et la Perse, ccHe-cî s'était engagée à reconnattre comme base de la paàicatàon la possession des territoires qne les parties beIKgéranles occupaient au moment oii les hostilités avaient cessé. Mais pendant phisieors années le gouvernement rasse, absorbé par les affaires de l'Occident, ataît liégKgé de s'occuper de la délimritation en prenant possessioD de la Géorgie et de Fhnéreth. Elle fit une sotre Crate ; elle laissa aux anciens kbanats de Karabagh et Gandscha les droits dont ils jouissaient sous la domi- MtieB persane, de sorte que oeux-ci, tout en recon^ naissant la suzeraineté russe, étaient restés fidèles à leurs lois et a leurs coutumes. L'hommage qu'Hs rendaient à Alexandre était un tribut de convention; celui qu'ils conservaient pour le schah de Perse était on dévouement cimenté par d'anciens souvenirs et consacré par la conformité de religion. Il résultait de cet état de eheses que tes troopes rosses réunies sur ces points se ttmmtieot an sein delà paix exposées à plus de périls que ne leur en auraient fait courir les hasards de la guerre.
Lecatmiet de Saint-Pétersbourg, comprenant enfin la nécessité d'accentuer la position par la délimitation des firontières, et ayant peut-être l'intention de les étendre jusqu'à TAraxe, avait donné l'ordre à ses troupes d'occuper le littoral du lac Goktcha dans le khanat d'Érivan
tkS HISTOIRE DE L'EMPEREUR \IGOLAS.
et offert en échange, d'un autre côlé, Tabandoo d steppes du Mugbansk. Afin de déterminer ces compe salions, des commissaires investis de pleins poiivoi avaient été nommés des deux cdtés. Le prince Abba Mirza, second fils du scbah Felh-Aly, que la Russie s'éU engagée par Tarticle 4 du traité de Gulistan à reco naître comme héritier présomptif du trône, semblait i prêter de bonne foi à ces transactions pacifiques. Malg les haines provoquées par les hauteurs du général Enn loff , nonobstant les défiances des deux parties sur lea dispositions secrètes, tout faisait espérer un arrang ment à Tamiable, lorsque la mort d'Alexandre et noble débat qui s'éleva entre deux frères de la maisi Romanoff au sujet de la succession au trône , vinre jeter la perturbation dans les rapports de la Russie avi la Perse. Ici , comme en certaines contrées de l'Europe l'insurrection militaire de Saint-Pétersbourg, les moi vements de Kieff, réveillant des espérances coupabl et des projets odieux, purent faire croire aux politiqo persans que le linceul d'Alexandre, servant d'une ps de drapeau aux fureurs de l'ambition, et d'autre pi aux passions révolutionnaires, fournissait à la Per Toccasion favorable de reprendre au besoin par 1 armes les provinces que la fortune de la guerre lui av fait perdre. Soutenue de l'influence anglaise, cei pensée punique, qu'on est sûr de rencontrer partout dans tous les temps là où le mensonge s'insurge eoni la vérité, l'injustice contre le droit, la révolution cool les gouvernements légitimes, la Perse avait une ann régulière bien exercée , et surtout une excellente art lerie dirigée par des o£Bciers anglais.
Cependant Nicolas , successeur de la politique et i principes d'Alexandre, écartant de sa loyauté tons 1