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Les vassaux et sujets dans les États héréditaires d'Autriche forent compris, pour leurs personnes, sans exception dans l'amnistie. Toutefois à l'égard de leurs biens, il fut convenu, qu'une restitution n'aurait lieu que pour ceux qui étaient entrés au service de France et de Suède , et n'avaient perdu que depuis cette époque quelques propriétés par la confiscation.
Relativement à la religion , on confirma avant toutes choses le traité de Passau et la paix de religion , et concéda aux deux partis une parfaite égalité des droits. Les changements faits en affaires ecclésiastiques , depuis le 1 janvier 1624 , devaient être supprimés et tout remis sur l'ancien pied. Cette disposition s'étendait aussi sur les dignités, biens et revenus ecclésiastiques, qui furent adjugés au parti religieux qui les possédait effectivement le jour ci-dessus désigné. Quant à la réserve ecclésiastique, voici comment elle fut expliquée : chaque possesseur d'une dignité ou d'un bénéfice ecclésiastique, qui changerait de religion , devait renoncer à cette dignité et avoir un successeur du parti religieux auquel il appartenait auparavant. Afin d'augmenter l'influence des Protestants dans les affaires de l'Allemagne, leur part proportionnée dans les députations de l'Empire au Conseil aulique d'Empire et à la Chambre impériale, fut plus exactement déterminée. On statua aussi , que la majorité des voix ne déciderait plus dans les affaires de religion, ni dans d'autres différents cas, mais que pareils objets seraient accommodés à l'amiable. lies Réformés furent admis dans les droits et avantages, concédés par la paix de religion et le présent traité aux Catholiques et aux Protestants ; mais excepté ces trois confessions , aucune autre secte religieuse chrétienne ne devait être légalement tolérée dans l'Empire.
Les princes immédiats protestants en Silésie, savoir les ducs de Brieg, de Liegnitz et de M unsterberg-Oels, puis la
ville deBrestan, recouvrèrent la tiberté de religion dont Bs jouissaient avant la guerre. De même les comtes, barons et Nobles évangéliques dans les provinces silésiennea, soumises à la Chambre souveraine, comme aussi dans la basse Autriche, furent autorisés à garder leur religion, et à exercer en général leur culte dans le voisinage hors du pays; mais en particulier il fut permis aux sujets du Souverain de Silésie de bâtir trois églises hors de l'enceinte des villes de Schweidnitz, de Javer et de Glogau.
Tous les États de l'Empire et villes impériales furent confirmés dans le libre exercice de leurs droits territoriaux respectifs , comme aussi dans la jouissance de leurs pays, régales et autres droits , franchises constitutionnelles <fcc. 11 fut convenu qu'on tiendrait d'ici à six mois une Diète d'Empire , dans laquelle tous les objets concernant l'administration politique intérieure de l'Allemagne seraient examinés , concertés et décidés , tels que l'élection du roi des Romains , la capitulation d'élection , le ban de l'Empire , le complément des cercles de l'Empire , la réforme de la police, de la matricule de l'Empire, des contributions <fce. Pour favoriser le commerce, tous les péages établis sans le consentement de l'Empereur et des électeurs, devaient être abolis et les taxes de poste modérées.
La Suède eut la Poméranie antérieure ou occidentale , l'île de Rugen et une partie de la Poméranie postérieure, avec les villes de Stettin, de Garz, de Damm, de Golnau, et l'île de Wollin, la ville de Wismar, l'archevêché de Brème et l'évêché de Verden, lesquels deux derniers furent sécularisés, érigés en duchés et cédés à la Suède comme fiefs de l'Empire, avec voix délibérativedans la Diète , et avec les autres droits et franchises des États allemands. La Poméranie postérieure ou orientale demeura * 1 électorat de Brandebourg, qui eut encore en outre pour compensation de la partie de la Poméranie cédée i la
Suéde, les évêchés d'Halberstadt, de Afinden, de Caroin, et l'archevêché de Magdebourg, qui furent aussi sécularisés. On donna à Mecklembourg, pour la cession de Wismar, les évêchés de Schwerin et de Ratzebourg, aux ducs de Brunswick quelques couvents et expectatives , enfin à Hesse - Cassel l'abbaye de Hersfeld avec quatre bailliages de l'évêché de Minden. Il fut encore stipulé , que les sept cercles de l'Empire : Télectorat du Rhin, la haute Saxe, la Franconie, la Souabe, le haut Rhin, la Westphalie et la basse Saxe payeraient à la milice suédoise cinq millions d'écus en termes, dans l'espace de trois ans.
Ce traité de pacification fut déclaré loi fondamentale de l'Empire d'Allemagne, et par conséquent tous les traités droits, privilèges <fcc. précédents qui y étaient cobtraires, furent abrogés et anéantis. Chaque opposition contre ce traité devait être regardée comme une violation de la paix publique. Tous les États et princes qui avaient signé cette convention , s'obligèrent à le maintenir par la douceur ou par la force.
La paix, conclue avec la France à Munster, était dans tons les points conforme au traité d'Osnabruck , à la seule exception des dédommagements et des rapports qui concernaient la France. Par des articles particuliers il fut réglé que, bien que le cercle de Bourgogne (les Pays- Bas} fût considéré comme une partie de l'Empire d'Aile-* magne, l'Empereur et le Corps germanique ne se mêleraient cependant point dans la guerre que l'Espagne et la France continuaient à se faire dans les dites province*. Mais en cas qu'à l'avenir une guerre vînt à éclater entre l'Espagne et la France , il devait exister entre cette dernière et le Corps germanique l'engagement général, qu'aucune de ces deux Puissances ne prêterait secours aux ennemis de l'autre. Cependant on laissa aux États d'Aile-, magne, en leur particulier, la liberté de fournir des trou-
pes à rKspagne ou à la France , hors du territoire germanique. L'Empereur et l'Empire renoncèrent à la suzeraineté sur les évêchés de Metz, de Toul et de Verdun, ainsi que sur Pignérol. L'Empereur, l'Empire, pois la Maison d'Autriche, comme propriétaire effective, cédèrent aussi tous leurs droits sur la ville de Brisac et les villages en dépendants , sur le. landgraviat de haute et basse Alsace , sur le Sundgau et la préfecture ou vicariat des dix villes impériales alsaciennes: Haguenau, Colmar, Schlettstadt, Weissenbourg, Landau, Ober-Enheim, Rosenheim, Munster dans le val Saint-Grégoire, Kaisersberg etTorkheim , en faveur de la France qui prit possession de ces pays, et obtint aussi le droit de garnison dans Philipsbourg. On remit à l'électeur et à l'archevêché de Trêves toutes leurs possessions et endroits, entre autres aussi les forteresses d'Ehrenbreitstein et de Hammerstein. La France s'obligea à payer à Y archiduc Ferdinand- Charte* , alors possesseur des pays autrichiens antérieurs, dans l'espace des années 1649, 1650 et 1651, la somme de trois millions de livres, pour le dédommager de la partie de ces pays cédée à la France, et à faire évacuer sur-le-champ par ses troupes tous les autres pays antérieurs de l'Autriche ; savoir: les quatre villes forestières, Rhinfeld, Seckingen, Laufenbourg et Waldshut, le comté de Hauenstein, la Forêt-Noire, tout le haut et le bas Brisgau , avec les villes de Neuenbourg, de Fribourg , d'Endingen , de Kenzingen , de Waldkirch, de Villingen, de Breunlingen, l'Orténarie avec les villes impériales d'Offenbourg, de Gengenbach et de Zell-surle-Hammersbacb <fcc. Quelques autres articles assuraient les droits et les franchises des pays allemands cédés à la France, la réintégration des indigènes , vassaux de l'Empire et de l'Autriche, dans les biens qu'on leur avait pris pendant la guerre, la navigation du Rhin (fcc
Par un édit impérial du 7 novembre, le traité de paix
fat promulgué dans tout l'Empire. Mais l'exécution des différents articles qui concernaient les sommes à payer i l'armée suédoise 9 les cessions territoriales dbc. , entrailièrent encore bien des difficultés et de longs retards ; en sorte que les ratifications ne furent échangées que le 18 février 1649. À l'égard de l'évacuation des places, occupées par les Suédois, et du licenciement des troupes, les envoyés de l'Empereur et de tous les États allemands intéressés dans cette affaire, négocièrent depuis le mois de novembre 1648 à Prague, et depuis le mois de mars 1649 à Nuremberg, avec les plénipotentiaires suédois; mais ce ne fut que le 25 juin 1650, qu'on conclut une convention qui fixait les termes du payement à faire aux troupes suédoises, et désignait en même temps quels endroits et pays devaient être évacués à chaque terme et remis aux parties , privées encore jusqu'alors de leurs possessions» Le comte palatin Charles - Louis , revêtu de la nouvelle dignité électorale, fut en même temps investi par l'Empereur de la charge d' architrésorier de C Empire, qui avait aussi été nouvellement créée.
Dès Tannée 1651, la tranquillité dont jouissait i peine l'Allemagne, fut interrompue par une entreprise de l'électeur Frédéric - Guillaume de Brandebourg, fort dan* gereuse à cause des suites qui pouvaient en résulter. Le comte palatin Wolfgang de Neubourg se trouvait provisoirement en possession des pays de Juliers $ mais le différend sur cette succession n'était pas encore décidé, les droits des autres prétendants leur ayant été réservés. Comme le comte palatin commençait alors à persécuter les Protestants dans ces pays, rélecteur se crut autorisé, sans en avertir auparavant l'Empereur et l'Empire, à employer la force des armes pour faire cesser ces abus. Il fit, au mois de juin, envahir par un corps d'armée le pays de Berg, et chercha à justifier cette démarche par un
manifeste , dans lequel il allégea les conventions antérieurement conclues entre les deux Biaisons 9 qni stipalaieat que l'état ou se trouvait en 1612 la religion dans les pays de Juliers, serait maintenu jusqu'à ce que le différend sur cet héritage fût définitivement décidé. Mais ce manifeste ne pouvait pas lui servir de moyen pour justifier cette conduite arbitraire , qui était une violation positive de la paix publique. 11 était en outre a craindre, que cette hostilité ne fournît aux Puissances étrangères , qui n'avaient déjà tiré que trop d'avantage de la discorde des Allemands, l'occasion de se mêler dans cette querelle, et d'amener ainsi une nouvelle guerre générale. L'Empereur et les électeurs se déclarèrent si décidément contre le procédé de l'électeur de Brandebourg; et le comte palatin, soutenu par le duc de Lorraine, se prépara à la résistance d'une manière si énergique, que Frédéric - Guillaume se montra enfin disposé à céder. Les Hollandais et l'électeur de Cologne se portèrent médiateurs ; et les plénipotentiaires impériaux vinrent à bout de faire conclure , le 11 octobre de Tannée 1651 à Cléves, une transaction entre les deux princes ennemis.
lie fils aîné de l'Empereur, Ferdinand, né le 8 septembre 1633, avait déjà été couronné roi de Bohème le 15 août 16*6, et roi de Hongrie le 16 juin de l'année suivante. Dans la Diète de Presbourg, qui avait duré depuis le mois d'août 1646 jusqu'au 17 juin 164:7, la paix de Lin/, de 1645 fut officiellement communiquée aux Etats. Le parti catholique fut fort mécontent de ce traité, conformément auquel on commença alors effectivement à restituer aux Protestants les églises dont ils avaient été privés, et fit les dispositions nécessaires pour le rétablissement et la dotation des prédicateurs évangéliques. Le recex de la Diète donna à ces décisions force de loi. Il déterminait de plus les subsides pour les différentes bran-
ches du service public , et renouvelait plusieurs lois et mesures administratives qui dans les derniers tempb orageux n'avaient pas été exactement exécutées.
Le 23 octobre 1648, mourut le prince de Transylvanie , Georges Rakotzi. Les derniers jours de sa vie furent troublés par des démêlés avec les Turcs , qui exigèrent que le tribut annuel de 10,000 fut porté à 15,000 ducats. Le prince transylvain s'était aussi laissé induire, après la mort du roi Uladislas de Pologne (1648}, à se présenter devant la Diète d'élection , comme concurrent pour le trône de ce royaume. Cinq comitats de Hongrie retournèrent alors à l'Empereur. Deux autres comitats , savoir celui de Szabolcs et celui de Szathmar, demeurèrent au fils du prince défunt, Georges II 9 qui en vertu de son élection antérieure prit le gouvernement en Transylvanie. Le 17 août 1648, Mahomet IF, filsd'Jfôra- Àôn, successeur d'Amurat IV, monta sur le trône ottoman. L'Empereur fit aussitôt partir un ambassadeur pour Constantinople , afin de maintenir les rapports pacifiques avec la Porte ; en effet, le 1 juillet de Tannée suivante, la trêve fut prolongée , sur les bases du traité de Sittvatorok, pour vingt- deux ans et demi; ce qui toutefois n'empêcha pas que les petites guerres sur les frontières ne continuassent, à l'ancienne manière»
Les princes électeurs d'Allemagne élurent, le 31 mai 1653 à Augsbourg, Ferdinand IV roi des Romains, et le couronnèrent à Ratisbonne , le 18 du mois suivant. La Diète , stipulée par la paix de Westphalie , et dont tant d'affaires fort importantes pour l'Allemagne attendaient la décision définitive , avait été longtemps différée par la querelle qui s'était élevée entre la Suède et le Brandebourg au sujet de la Poméranie postérieure, adjugée par le traité de paix à cet électeur. Ce différend fut enfin accommodé, le 14 mai 1653, et ce pays effectivement
remis à Brandebourg. L'Empereur ouvrit, le 30 juin 4e la même année, la Diète de l'Empire i Ratisbonne. Les principaux objets déridés par le recez de rEmpire , expédié le 17 mai 1654, furent: une réorganisation convenable de la Chambre impériale et du Conseil anlkpe d'Empire , ainsi que de leurs règlements concernant l'administration de la justice et les procédures ; l'amélioratioi du système de défense de l'Empire et la confirmation de Tordre d'exécution ; la décision de plusieurs questions qui regardaient les rapports dans l'exercice du culte et dans la possession des biens ecclésiastiques dans des pays, oi les habitants étaient de religion mixte , ou dans lesquels le prince était d'une autre confession que ses sujets. L'électeur de Saxe s'était chargé, après une longue résistance , du directoire de tous les États protestants de l'Empire. Le nombre des assesseurs évangéliques dam les députations ordinaires de l'Empire fat proportionnellement augmenté j en sorte que les Protestants y eurent alors autant de membres que les Catholiques. Le reces de l'Empire avait aussi confirmé encore une fois la paix de Westphalie.
Le 9 juillet 1654, le roi des Romains Mferdinandlf mourut de la petite vérole, n'étant âgé que de vingt -m ans. L'Empereur fit inaugurer le frère du prince défont, Léopold- Ignace (né le 9 juin 1640) par les États de l'Autriche, le 6 janvier 1655. À la fin du même mois commença la Diète hongroise , dans laquelle Léopold fat couronné roi de Hongrie. Dans l'assemblée générale des Etats de la Bohème, ce prince reçut aussi, le 14 septembre 1655 , la couronne royale de Bohème. Mais les
conjonctures d'alors ne favorisèrent point le désir qu'avait l'Empereur, d'élever son fils aussi à la dignité de roi des Romains.
Sur ces entrefaites , la reine Christine avait dépose
la couronne de Suède, et non cousin, le comte palatin Charles "Gustave était monté sur le trône , le 16 jnin de Tannée 1654k Les armements que la Suède continuait de faire sans interruption , avaient causé à l'Empire d'Allemagne de grandes inquiétudes, qui s'accrurent encore lorsqu'il fut connu , que la France ne cessait pas d'exciter le roi Charles X Gustave à une entreprise contre l'Allemagne. Cependant au mois de juillet 1655 , Tannée suédoise se dirigea tout à coup vers la Pologne. Le roi Jean -Casimir de Pologne , s'appuyant de son droit de succession naturel au trône de Suède, avait protesté contre Télévation de Charles - Gustave. Mais ce dernier résolut de lui faire la guerre , pour le contraindre à se désister de ses prétentions. Il ne pouvait trouver un moment plus favorable pour cette expédition , attendu que la Pologne, ayant à combattre à la fois les Russes, les Cosaques révoltés et les seigneurs mécontents du royaume, n'était pas en état de lui résister. Les Suédois occupèrent sans obstacle toute la Pologne, et Jean -Casimir se sauva, au mois d'octobre 1655, par la fuite en Silésie.
L'Empereur avait requis le roi de Suède de s'accommoder à l'amiable avec la Pologne. Mais comme Charles- Gustave, non moins valeureux et entreprenant que Gustave-Adolphe, ne se laissa point arrêter dans le cours de ses conquêtes , Ferdinand se détermina à lui déclarer la guerre. La Hollande et le Danemark armèrent en faveur de Jean-Casimir. Le Kan des Tatars marcha, sur la demande du sultan , avec un corps de troupes en Pologne et soumit de nouveau les Cosaques au roi. Le parti des Polonais, ennemi de la Suède, rappela alors le roi Jean- Casimir dans le pays et combattit en 1656, conjointement avec les Cosaques et les Tatars, avec courage, mais sans grand succès, contre l'armée de Charles - Gustave et de rélecteur de Brandebourg. Afin de lier pour jamais ce
paissant allié à son intérêt politique, Charles abolit par le traité, conclu le 20 novembre 1656 à Labiao, entièrement la dépendance féodale da dacbé brandebourgeois de Prusse et de Tévéché d'Enneland de la Pologne, par où il concédait à l'électeur de Brandebourg la pleine souveraineté de ces pays. Pendant ce temps -là, le czar Alexis-Michaelowitsch s'était déclaré, par le traité conclu le 3 novembre à Niemecz, avec Jean - Casimir, contre la Suède. Mais Georges II Rakotzi s'était joint à la Suède, avait dégagé Cracovie, assiégé par les Polonais, et s'était avancé, au mois de février 1657, jusqu'à Stry et Jaroslaw. Le 30 mars 1657, l'Empereur conclut une alliance avec Jean -Casimir, et lui promit des troupes auxiliaires. Effectivement le général Hatzfeld s'était déjà mis en marche avec 4000 hommes vers la Pologne. Mais Ferdinand III cessa de vivre, trois jours après la signature du susdit traité, le 2 avril 1657 à Vienne.
Ferdinand III s'était marié, le 26 février 1631, avec l'infante d'Espagne Marie-Anne, qui mourut le 13 mai 1646. De ce mariage naquirent deux fils: Ferdinand IY et Léopold J, et une fille, Marie -Anne, épouse da roi Philippe IV d'Espagne. L'Empereur épousa en secondes noces l'archiduchesse Marie - Léopo/dine de Tyrol, le 2 juillet 1648. 11 eut de cette princesse, qui descendit ao tombeau dès le 19 août 1649, un fils appelé Charles- Joseph , qui fut évéque d'Olmutz et grand - maître de Tordre Teutonique, et mourut le 27 janvier 1664. I/Empereur contracta son troisième mariage avec Marié' Éléonore, fille du duc Charles II de Mantoue, le 30 avril 1651. Les fruits de cette union furent un fils Ferdinand- Joseph, qui mourut dans sapins tendre enfance '3, et deux
') H accéléra innocemment la mort de son père. Le feu ayant pris dans l'appartement du jeune prince , une de ses gardes le porta dans U chambre de son père qui était malade , et heurta par inadvertance si
princesses : Eléonore, née le 31 mai 1653, mariée 1670 avec Michel, roi de Pologne, et en secondes noces 1678 avec Charles , duc de Lorraine. Elle mourut le 17 décembre 1697} Marie -Anne- Joséphine, qui naquit le 30 novembre 1654 , fat mariée avec Jean - Guillaume, comte palatin de Neubourg, et mourut le 4 août 1689. L'impératrice Marie - Éléonore finit sa carrière le 6 décembre 1686.
Le frère de l'Empereur , Léopold-Guillaume, était né le 6 janvier 1614. Il devint 1625 évêque de Passau et de Strasbourg , 1626 évêque d'Halberstadt, archevêque de Brème, abbé de Murbach et de Luders, 1628 abbé d'Hirschfeld dans la Hesse, 1637 évêque d'Olmutz, 1639 grand - maître de Tordre Teutonique , 1646 gouverneurgénéral des Pays-Bas espagnols, 1655 évêque de Breslau , et mourut le 20 novembre 1662. Des deux soeurs de l'Empereur , l'archiduchesse Marie-Anne fut mariée i Maximilien I, duc et électeur de Bavière, et Cécile-Renée à Uladislas VI, roi de Pologne.
En Tyrol et dans Y Autriche antérieure, la régente et tutrice, l'archiduchesse douairière Claudine remit, le 9 avril 1646, à son fils Ferdinand - Charles (né le 17 mars 1628), parvenu à Page de majorité, les rênes du gouvernement. Ce prince épousa , le 10 juin de la même année , à Inspruck la princesse Anne de Florence. L'archiduchesse Claudine mourut le 25 décembre 1648. Le second fils de cette princesse, Sigismond- François (né le 18 novembre 1630), embrassa Fétat ecclésiastique, et eut les évéchés de Gurk , de Brixen , d'Aagsbourg et de Trente , avec la dignité de cardinal. La fille aînée de Claudine , Marie - Léopoldine , fut mariée , comme on
rudement contre le berceau qu'il se bnsa et que l'enfant tomba par terre. Cet accident causa une telle frayeur au monarque qu'il expira une heure après.
sait , à Tempereor Ferdinand III , et la cadette, Isabeik avait épousé Charles III , duc de Mantoue et de Montferrat. Du consentement de l'empereur Ferdinand III, l'archiduc Ferdinand-Charles céda 1653 les droits acquis 1622 par F Autriche sur différents bailliages dans le bas Engadin (JJnter - Engadiri) et dans la vallée dite Munster - Thaï à la Ligue des Grisons.
Ferdinand III a des droits à la reconnaissance ée l'Allemagne , pour avoir procuré la paix à cet Empire, bouleversé depuis cent ans par des querelle* politiques et religieuses. Il est vrai , qu'il acheta cette paix par le démembrement de l'Empire en faveur de la France et de la Suède; mais ces sacrifices nécessaires , il les porta avec dignité non à la volonté arbitraire de ses ennemis, mais au repos et au bien- être de ses peuples» Pour fermer & jamais l'abîme sur le bord duquel l'Allemagne chancelait depuis trente ans , pour sacrifier le moins que possible, et commander aux ennemis , si fiers des avantages acquis et de leur supériorité militaire , le respect dans le malheur , il fallait cette grande étendue de connaissances politiques , cette rare habilité à traiter les affaires , cette noble modestie jointe à une persévérance et fermeté inébranlable que l'empereur Ferdinand déploya dans la conduite de ces longues, difficiles et pénibles négociations en Westphalie. Tous les partis se convainquirent alors, que ce monarque désirait sincèrement une paix équitable; il gagna la confiance de toutes les Puissances contractantes, et de cette manière il réussit à débrouiller le chaos épouvantable où l'Allemagne était plongée, et à rendre lapais et la tranquillité à cette malheureuse contrée. Ferdinand avait amassé dans la jeunesse un trésor de connaissances scientifiques, et outre le latin, il avait fait de grands progrès dans six langues vivantes. Sans cesse livré au travail , Souverain éclairé , et juste protecteur des sciences
qu'il cultivait lui-même avec ardeur, bon père et tendre époux, il eut droit aux éloges des contemporains.
Comme Général , Ferdinand avait acquis de bonne heure une grande réputation. La victoire éclatante qu'il remporta près de Nœrdlingue aurait seule suffi pour éterniser son nom dans l'Histoire. Sa conduite courageuse dans cette journée et sa campagne en Bohème font présumer, qu'il aurait mérité une place parmi les premiers capitaines de son temps, et que ses ennemis n'auraient pas obtenu de si grands succès, si ses souffrances corporelles et d'autres circonstances ne l'avaient empêché de se mettre plus souvent à la tête de ses troupes et de les guider lui-même aux champs de l'honneur.