CONDAMNATION D'ALEXIS
LeSIJuinnii
En yertu de Tordonnance expreisa émanée de 8a Majesté ezarienne, et signée de sa propre main le 13 juin dernier, pour le jugement du czarowiti Alexis Petrowitz, sur ses transgressions et ses crimes contre son père et son seigneur, les soussignés ministres, sénateurs, états militaire et civil, après s'être assemblés plusieurs fois dans la chambre de la régence du sénat, à Pétersbourg, ayant oui plus d'une fols U lecture qui a été faite des originaux et des extraits des témoignages qui ont été rendus contre lui, comme aussi des lettres d'exhortation de Sa Majesté czarienne au czarowitz, et des réponses qu'il y a faites, écrites de sa propre main, et des autres actes appartenant au procès, de même que des informations criminelles, et des confessions et des déclarations du czarowitz, tant écrites de sa propre main que ikites de bouche à son seigneur et père, et devant les •oussignés établis par l'autorité de Sa Majesté czarienne, à l'effet du présent jugement : ils ont déclaré et reconnu que^ quoique, selon lie droits de l'empire russien, il n'ait jamais appartenu à eux, étant sujets naturels ne la domination souveraine de Sa Majesté czarienne, de prendre connaissance d'une affaire de cette nature, qui, selon son importance, dépend uniquement de la volonté absolue du souverain, dont le pouvoir ne dépend que de Dieu seul, et n'est point limité par aucune loi : se soumettant pourtant à ladite ordonnance de Sa Majesté czarienne leur souverain, qui leur donne cette liberté, et après de mûres réflexions, et en conscience ehrétienne, sans crainte nj flatterie, el
%, Tolre décharge, les mettre par écrit selon 1m
poiots marques ci-dessous. »
Et à la conclusion, il était encore écrit de la * main de Sa Majesté ccarienne, dans ^article 7 c
« Déclarez tout ce qui a du rapport à cette '^ affaire, quand même cela ne serait point spéci-
fié ici. et purçez-T»na tïomme dans la sainte * confession ; mais si vous cachez ou c'élez quel* \ que chose qui se découvre dans la suite, ne
7 m*imputez rien ; car il vous a été déclaré hier,
.' devant tout le monde, qu'en ce cas<là le pardon
^e vous avez reçu serait nul et révoque. »
Nonobstant cela, le czarowitz a parle dans ses
réponses et dans ses confessions sans aucune
/ sincérité ; il a cél^ et caché, non-seulement
beaucoup de personnes, mais aussi des affaires «apitales, et ses transgressions, et en particulier ses desseins de rébellion contre son père et soa f. seigneur, et ses mauvaises pratiques ciu'il a tra- ;
4 mées tt entretenues longtemps peur tacher d'il- '
' turper le trône de son père, même de son vi*
^^ vaut, par différentes mauvaises voies et sous de
\. médiaiScs prétextes,^ fondant son espérance et
^ les souhaits qu'il faisait de la mort de son nère
^ et son 'èeigneur sur la déclaration, dont u se
( fiattait, du petit peuple en sa faveur.
Tout cela a été découvert ensuite par les ia-
4pnnations criminelles, après qu'il a refusé de
n déclarer lui-même, comme il a paru ci-dessus.
Ainsi, il est évident, par toutes ces démarches
' * du czarowitz, et par les déclarations qu^l a don-
point voulu que lui vint, après la mort de son père, de la manière
ie sou père et son ^eigneur, contre la Toldnté iè Sa Majesté czarienne, et en s'opposant à tout se que son père voulait, et non-seulttment par* les soulèyements de rebelles qu'il espérait, malt *
•ncore par Tassistance de l'empereur, et avec (
nue armée étrangère qu'il s'était flatté d'avoir à <
0a disposition, au prix même du renversement de * |
l'Etat, et de l'aliénation df^tout ce qu'on aurait \
pu lui demander de l'Etat pour cette assistance. ^
L*e3:posé qu'on vient de faire fait cTOnc voir I
tue le czarowitz, en cachant tous ses pernicieux esseins, et en celant beaucoup de personnes î
?[ui ont été d'inteUigence avec lui, comme 11 a ait jusqu'au dernier examen, et Jusqu'à ce qu'il * a Aé pleinement conraincu de toutes ses machinations, a eu en vue de se réserver des mpyens pour l'avenir, quand l'occasion se présenterait favorable de reprendre ses dessems,^ ^ et de pousser à^out l'exécution de cette horhorrible entreprise contre son^père et» son sei- ' gàeur, et contre tout cer empire. * a Il s'^st rendu par là indigne de la|clémence et * du pardon qulpui & été promis Dar»on seigneur et son père ; u l'a aussua^ou/^lfti-mème, tant dçvant Sa I^Jesté czarift^-iiïiù'^if présence de' tous les états ecclésiastiques et séculi^, et'pu- Bliquement devant toute TasseiÀblée ; et il a aussi déclaré verbalement, et par éMcrit devant les juges soussignés, établis par Sa ^lajÀsté oea- v ; rienne, que tout ce que dessus éiait vérit&ble ei- 4 manifeste pBT les effets qui en avaient paru.
Ainsi^ jmisque les susdites lois divines et ec«> clési^tiqVes, les civiles et militaires . et parti* culièrement les deux dernières , condamnent à * mort sans miséricorde, non seulement ceux dont ^ *es attentats contre leur pèrg et seigneur ont ét^ 'manifestés par des évidences ou prouvés par des écrits, mais même ceux dont Us attentats n'ont été que dans l'inten^o» 4#-»« rebeller, ou d'»*
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* Toir lOTmfdfi simples desseins de tuer leur eoii^ 4f 'flerain ou d^wirper l'empire; que penser d*a^ 'j Besïein d# rébellion tel qu'on n'a guère cal
* parler de semblable dans le monde; joint à celui d'un horrible double parricide contre soi^
«souverain? Premièrement^ comme so#père de la pats^j et encore comme son père seloïi lar nature (un père très cléiHent qui a fait élever la «zarowitz «depuis le berceau ay«c des soins plus que paternels, avec une tendresse et une bonté
• oui oÀt paru en toutes rencontres, qui a tâché ' de le former pour le gouvernement, et de nns-
^ traire avec des peines incroyables et une application infatigable dans Xéri militaire pour4e rendre capable et digne d^a succession d'un si grand empire); à combien plus forte raison un tel dessein a-t-il mérité une punition de mort. C'est avec ^n cœur affligé et ded yevx pleins de" ' ^ . . -
prononçons nous afiipart
en jugementVe si grande im^iortofice, et particulièrement de.ptonoj^cer une sMence contre le fils flu tftai sc^eraih et toès clément czar notre sei^eur. Cependant, sa volonté étant qo^ nous jugions, noua déclarons par la présente notre véritable opinion, et nous prononçons cette condamnation avec une conscience si pura et SI chrétienne, que nous croyons pouvoir la soutenir devant le terrible, le juste et l'impartial jugement du grand Dieu.
Soumettant, au reste, cette sentenceniie nous.
« rendons, et cette condamnation que nousefaisons, à la souveraine puissance, à la volonté et
•êktlB. clémente révision de Sa Majesté czarienne, notre très clément monarque.
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3 0ttAY1975
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imprimerie NouTellu (asaSc. onv.), 11, rue Gad«(. 6. Mbscpiin. directeur.