Livre xl
JÉ LA PAIX Plfe LES HONGROIS. — MURAO REMONTE SUR LE THOlfB AYANT U TAILLE DE wIr.XA i ER DESCEND DE NOtTEÄU Et T REMONTE POUR Ut TROISIEME #011- PRESD REXA'wrtON, CORINTR E , FATRAS, ET CONCLUT LA PAIX AVEC CONSTANTIN. — 1 BATTU A ROSSOV A — SCANDER-BEC , SEICNEUR D'ALBANIE.— MARÎAGÉ DE M0ÎHA*1t ItfED. — lt| DE L Éni'EKEtrR CBEC JEAN Et DE MURA*. — EDIFICES , lNStlTUTIONS MlLtTATRES , GÉNÉRAUX, LÉGISTES, SCHEICHS ET POETES DU TEMPS DE CE SL'tf AN.
La trêve conclue pour dix années entre le sultan et le roi Wladislaus ne dura pas six semaines, çt dix jours ne s'étaient pas écoulés depuis le serment prêté sur l'Evangile que le légat pontifical , cardinal Julien Césarini , fit jurer au roi et à ses conseillers, au nom de la très-sainte Trinité et de la glorieuse Vierge Marie, de saint Etienne et de saint Ladislas, de rompre le traité fait avec les Turcs, et de paraître le 1er septembre devant Orsova avec Tannée (I). A peine les plénipotentiaires turcs s'étaient retirés, des lettres arrivèrent du cardinal Francesco Condolmieri , Florentin, grand amiral de la flotte pontificale sur l'Hellespont , et de l'empereur grec Jean Paléologue , qui insistaient sur l'avantage de profiler du séjour du sultan en Asie pour détruire à jamais sa puissance en Europe. C'était une occasion favorable qui peut-être ne se représenterait plus : la karamaoie était soulevée ; le sultan était embarrassé par des négociations avec les gouverneurs rebelles, et d'ailleurs la flotte des croisés en station sur l'Hellespont ne lui permettrait pas de repasser en Europe. A ces avis, à ces raisons, le légat prêta l'appui de son éloquence, et il ajouta que les paroles données aux infidèles n'étaient pas obligatoires (2); que d'ailleurs la Hongrie n'avait pas eu le droit d'accéder à une trêve avec les Turcs sans le concours du saintsiége et des autres puissances alliées de la ctaré-
(1) La formule di dans Katoua , I. xm , p. 325.
(2) Turocz.
tienté(l). Cette opinion fut soutenue encore] par le sublégal, et un chancelier de Venise, par deuxcapitainesde galère, l'un Bourgoïgn l'autre Vénitien. On finit par persuader Ht au moyen de la promesse de le faire roi de I
. Bulgarie, qui serait arrachée aux Turcs ; et m ce que l'on accorda à ses représentations ce I de retarder la déclaration de guerre jusqu'; 1er septembre, afin d'être pl s sûrement tn|
| possession des places serviennes que les Turc pour accomplir fidèlement le traité, livrera sans la moindre difficulté. Toute Parmee groise ne comptait pas plus de dix mille homn et avec cette force on se flattait de chasser I Turcs entièrement de l'Europe cette même an née. Mais si les troupes étaient peu nombreus elles traînaient après elles d'immenses baga suivant la coutume des Polonais à cette que (2); plus de deux mille voitures encofl braient les routes. Pour éviter la difficulté la marche par les défilés de l'Hœrous, on résoio de se diriger le long de la mer entre la chati de montagnes et le Danube (3). A Nicop parut Drakul, prince de Valachie, avec une; mée à laquelle se réunit Huuyady, ai cinq mille hommes de la Transylvanie et de I Valachie (4). En vain il fit dans le conseil (
(1) DIurorz et /Enta» Svlviun.qui plus tard* pape. Pour Kalooa ce «ont la solidissima ralioiui numentas , I. xiti , p. .'i32.
(2) Enßel , Htftioirc de Hougrîe , 1. in , p. 78.
(3) Callimachus de Fugua Varneoai ; ~ m , I. vi , p. 400.
(4) Seloo Cbalcondylat, arec dix mille