‹ Histoire de L'Empire Ottoman (volume 3)Chapitre 204 sur 297 · vi .p · texte numérisé non relu

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'5) Ia lettre est datée de Moscou, te 31 août t4fti.

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parut à Constant inople lepremier envoyé russe, Michel PlesttschejcfF , avec des lettres du chan de Krimée , afin d'obtenir pour les marchands russes, la sûreté du commerce dans les États du sultan. Gomme il lui avait été prescrit de paraître devant le sultan et son fils le prince Mohammed , sans plier le genou , et d'adresser directement son discours au souverain, il outrepassa encore l'esprit de ses instructions, en refusant d'accepter l'honneur d'un repas officiel et du vêtement de cérémonie qui lui était offert. Bajesid le congédia tout mécontent, et dans la réponse à la lettre de créance, il se plaignit de la grossièreté de l'ambassadeur. Quatre années après ( 1499!, arriva le second ambassadeur russe, Alexis Golokvastoff, accompagné d'un grand nombre de marchands, apportant des lettres de créance pour le sultan et son fils le prince iMohammed, gouverneur de Kaffa. II était chargé de solliciter de nouveaux avantages commerciaux pour les marchands russes, et de dire au sultau : Le grand prince ignore ce qui a pu provoquer votre accusation contre Plesttchejeff ; mais il sait que beaucoup de monarques lui envoient des ambassadeurs. Ces avances de la part de la Russie auprès du sultan étaient le résultat des circonstances : les Turcs se rendaient alors plus redoutables encore par leurs ravages en Pologne , et augmentaient leur influence au nord de la mer Noire.

Toutes les provinces de l'empire Ottoman, en Europe et en Asie , étaient remplies d esclaves polonais J); quelques-unes des plus belles filles et plusieurs jeunes garçons, remarquables par leurs formes et la délicatesse de leurs traits , furent envoyés au sultan des Tscherkesses, en Egypte, comme un présent de noces pour la fille de Dschem, que le sultan Naszir-Mohammed , fils de Kaitbai. bientôt après son avènement au trône, et l'empoisonnement de Dschem, avait fait demander pour épouse, par une ambassade (2). Ainsi les deux petites-filles du conquérant étaient unies aux deux plus puissants voisins de l'empire Ottoman, en Asie et en Afrique: la fille de Dschem, au sultan d'Egypte, et

(1) Enpel , Histoire de la Moldavie , p. 151 , d'après le récit de Vreke DworniL.

(2) Aali , d'après le xxtii" événement du règne de Bajesid II.

la fille de Bajesid, à Ahmed-Mirsa, petit-ffc d'Usun-Hasan, héritier présomptif du trône & Perse. Gomme Mohammed II avait tiré en parti ses droits sur la Servie et la Bosnie du nu riage de son père avec la princesse serviern* Mara, et les avait fait valoir en réclama Semendra et d'autres places (1) , ces dm alliances ne furent pas non plus sans signiftation dans la politique de r empire, et, quoiqBr dans la suite on n'en fit sortir aucune prétention à desaggrandissements, elles n'annonrai» pas moins la puissante influence quelesOir mans allaient exercer sur la Perse et l'Egypt c'étaient des symptômes de ce système tnrr qui se développa de plus en plus sous le rfyr de Bajesid II.

Afin de nous faire une idée juste du point à départ de la diplomatie ottomane, etdebr embrasser ensuite son système, il convient c jeter maintenant un regard sur les aroba.**^ et les traités de paix, par lesquels Baje*id * mit en des rapports multipliés , i U fin di xve siècle, avec les États européens, et f»r ticulièrement ceux d'Italie. L'ambassade» qc Ladislaus de Hongrie avait envoyé à Cmstantinople dans l'année 1497, afin de for comprendre son frère Jean- Albert danslatrè' de trente ans (2), était revenu sans avoir obt». aucun résultat ; et aussitôt après ces négorij lions, se firent les deux irruptions des Tur^ en Pologne. Six États italiens solliciiereou Penvi , l'amitié ou Passi tance du sultan , le pap» Florence, Pise, Milan, Naples et Venise fl<V il a été question des rapports diplomatique entre Bajesid II et Alexandre VI , quand Muft pha apporta â Rome le fer de la lance dont for percé le côté de Jésus-Christ, et promit ducats pour l'entretien de Dschem; deinem dations et des manœuvres de BoccUrdo:o»J vu également les ambassades de Bajesid » grand maître de Rhodes et au roi de Fnw Charles VIII. Dans cette même année, servaient encore à Constantinople un envoyé d v lexandre (3), et un autre de Luigi Sforu *

(1) Seadeddin, dans Bratutti , et plus bauU

(2) Voy. Pray, Ann., 1. 1», ei dans KatowJ « ord. xtiu, p. 39, et dan* la chronique de MartoiS»*

(3) 1497, Marin. Sanuto.

(4) Spaudugioo,p.74.

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