LIVRE XX
pour gagner le sultan à des intérêts hostiles à Venise. Déjà cinq ans auparavant, Alphonse, roi de Naples avait adressé une ambassade à Bajesid (1494), afin de solliciter de lui des secours contre la France (1); après la mort de Ferdinand, se conclut, enfin une paix en forme avec Frédéric , par le moyen de Thomas Paléologue [ 15 juillet 1498]. Venise, alors menacée par beaucoup d'ennemis, envoya Andrea Zanchani, porter le tribut de l'île deZante, et le chargea de renouveler la paix. Avant l'arrivée de Zanchani , les affaires étaient conduites par Andrea Gritti, qui n'agissait pas simplement en marchand (2), et fondait alors celle gloire de négociateur, déployait déjà les talents politiques avec lesquels, vingl-cinq ans plus tard, il tint, comme doge, le gouvernement de la république (3). L'eunuque Ali-Pascha, partant de Gattaro, s'était jelé avec deux mille Turcs du côté de Zara et de Laybach , et avait emmené une grande quantité d'esclaves (4); Finis, sandschak-beg de Skutari , excusa ce zèle dont se plaignait Gritti. L'ambassadeur Vénitien Zanchani , qui , vint pour renouveller la paix(Ô), rat reçu, à son arrivée, par le drogmande la Porte, ainsi que cela se fait encore aujourd'hui pour les ambassadeurs étrangers; mais il ne fut pas introduit, comme ils le sont maintenant, par le tschauschbaschi ou maréchal de la cour; ce rat simplement le ssubaschi ou directeur de la police qui le présenta. Sous le prétexte que l'envoyé hongrois, qui était encore présent, devait être expédié auparavant, l'audience de Zanchani fut retardée. Enfin, son heure arriva; mais le sultan, au lieu de s'adresser à l'ambassadeur, parla en se tournant du côté du grand vesir. Ce premier dignitaire était alors Hersek- Ahmed-Pascha, frère du duc Ulrich d'Herzogevina, jadis chrétien et noble vénitien, maintenant beau-frère du sultan. Les autres ' paschas, colonnes du divan et de l'empire, étaient Ibrahim, vieillard de soixante-quinze ans, Jakub-Pascha , gendre du sultan, vainqueur de Derencseny, et Iskender-Pascha, qui
(1) Cuicciardioi ,\, l.
(2) Laugier, I. > ni, p. 91.
(3) Ibid.
(4) Chronique de Marino Sanuto.
(5) Md., Paolo GioTto , Valvasor et Messer.
devait encore prochainement réveiller le souvenir de la terreur dont il avait frappé Venise vingt-quatre ans auparavant , lorsque ses ravages s'étaient portés jusque sur le Tagliamenlo. Le divan fut tenu samedi , dimanche , lundi , mardi, en présence du sultan : le mercredi et le jeudi furent consacrés au repos; le vendredi, on se livra à la prière dans la mosquée.
Les armements dans l'arsenal furent poussés avec la plus grande activité, sous la direction de Kemal-Reis; on ne savait s'ils étaient destinés à la côte de Syrie , ou contre les Tatares. Quinze jours avant l'audience de Zanchani , la flotte, forte de vingt gros vaisseaux, soixantesept galères, et comprenant en totalité deux cent soixante voiles, était sortie du port(l); les troupes de terre s'élevaient à soixante- trois raille hommes, dont vingt-huit mille Européens, dix-huit mille Asiatiques, huit mille sipahis, et autant de janiischares (2). Les revenus an-, nuels de l'empire étaient évalués à peu près à deux millions et demi de ducats (3). La maison souveraine des Ottomans brillait alors d'un vif éclat ; elle comptait sept princes, fils de Bajesid, gouverneurs dans les provinces, et autant de princesses, unies à de puissants paschas. Une telle puissance au dedans et au dehors devait faire désirer plus vivement à la république le maintien de la paix. Zanchani obtint bien un traité qui la renouvelait; mais cet acte, au lieu d'être écrit en turc , était rédigé en latin , et le sultan ne se croyait pas lié par des engagements ainsi conçus (4). Le sultan fut pousse à cette paix ambiguë, puis à sa violation, parles envoyés de Milan, de Florence et de Naples, avec l'agrément du pape et de l'empereur. Au mois de juin , Bajesid quitta Constanlinople, et serendit à Andrinople, puis il envoya par terre le beglerbeg de Rumili ; Mustapha-Pascha, avec l'armée du siège de Lépante, avait ordre de faire voile pour cette place. Des vents contraires avaient retenu les vaisseaux durant trois
(1) L'autre eat du 15 mar» 1490, et se troure dans les archives de Venise.
(2) Mariiii Sanuto , rapport d'Andréa Gretti.
(3) Dans la chronique de Marini Sanuto, 1496, retazionedi Segundino segretario délia aißnoria a Comtanlinopoti.
(4) Dans la chronique de Marini Sanuto te trourent deux lettres de Bajesid au roi de France.
mois, et ils étaient à l'ancre devant l'Ile de Sapienza. qui couvre le port de Modon du côté du sud; quant aux troupes de terre, elles s'avancèrent jusqu'à la vallée de Tschabaldtscha , dans le voisinage de I épante. hur l'avis donné par Chalil-Beg, sandschakbeg de Morée (1), du séjour de la floue à Mudun, l'ancien grand vesir Hersek-Ahmed-pascha accourut lui-même avec deux mille janilschares, et arriva au port de Chlumiza (2), au moment où les vaisseaux turcs rencontraient cent cinquante voiles vénitiennes qui voulaient leur barrer le chemin de Lépante(3). Recommandant des VOnilieus était C.rimani, et il avait pour collègue Loredauo, arrivé de Corfou à son secours avec quinze bâtiments; l avant-garde se trouvait sous les ordres d' Alban Arménio (i). Ces trois amiraux vénitiens avaient à lutter contre trois marins turcs non moi us signalés par leur valeur et leur expérience, le itapudan-pascha Daud, et les deux capitaines Kemal Reis et Borrak-Reis, moulaient les deux plus grands bâtiments de la flotte, çhaqiu de deux mille cinq cents tonneaux.
Le cornet s'engagea près de l'Ile de Sapienza; Alban Ai incnio attaqua le gros bâtiment de Rorrak-Reis, le prenant pour celui de kemal- Reis (ô). Loredano accourut pour soutenir l'attaque; ils jetèrent les grapins des deux côtés, et abordèrent le vaisseau l'épée a la main- Alors Rorrak-Reis prit la résolution désespérée d'incendier les deux bâtiments avec le sien. La flamme se précipita sur les agrès et sur la mature des trois vaisseaux, qui ne préscntèreul plus qu'un vaste foyer. Les marins les plus renommés des deux Hottes, Aimeuioet (.oredano, kara-ilasan et Borrak-Reis trouvèrent la mort dans les flots ou dans les flammes. C'est le 28 juillet que fut remportée par les Turcs cette vicaire de Sapienza. Grimani, qui par jalousie contre Loredano, ne lui avait point porté secours, laissa «lors la Motte ottomane passer
(t) Li encore, on prut lire une letirede ceChahl-Beg, et une autre de Mobarnmed , MiidscbakbeG de Gprinihe. de juin 1499 , au provediture de Napoii-di-Malvasia.
(2) Dana lu guerrea uiariUmwcblumidacb, dana Sea-
ldrin.
L m, p. 505 et 508:
(4) Uugier, Histoire de Veutae , I. Stil.
,5) Spa idufi.no , p. 75.
librement par le détroit de Lépante (1). 1-e fort s'élève sur le penchant d'une montagne i forme conique; et il est composé de trois bastions étagés et liés Tun à l'autre ('2\: le premier s'appelait Peritorio; le second, Lromasio; le troisième, Neocastron{3) Formées par la nature et par l'art , les fortifications avaient été singulièrement abaodonnéesdans les derniers temps: les murs, dont les pierres n'étaient point liée» avec de la chaux, étaient eh partie en ruines (41 Le retlore Zuano Morl se crut donc autorisé à remettre la place, a l'apparition de la flotu turque devant le port (â).
Aussitôt que Haje ui se trouva en du plus puissant boulevard des Vénitiens, U or donna d'élever cinq châteaux à l'entrée du détroit, entre la Morée et la Rurnili, sur les promontoires appelés autrefois Rhion et Antw rhion. Sinan-Pascha, beglerbeg d'Anatoii, hit chargé de la direction de ces travaux, et Mustapha-Pascha , beg de Prevesa, dut foire coostruire quarante vaisseaux sur les modèles de ceux de Venise (%% afiu d'accomplir l'année suivante la conquête de Modon et de Coron. Le sultan, qui avait assisté i la prise de Lépante. quitta les rives du golfe de Corinthe , et revint à Andrinople par Jenischehr, Monastir, Kupruli, Lskub La flotte hiverna dana le hJvrc dUmurbeg , dans le voisinage de Corinthe- Le jour de l'entrée de Bajesid à Andrinople, mourait le grand vestr Ibrahim, fils de Cbalil.le cinquième de la famille des IHchendereli , qui avait occupé jusqu'à sa mort cette première «hgnité de 1 empire, transmise ainsi dans cinq générations par une succession ininterrompue La mémoire d'Ibrahim est consacrée par une mosquée et une medrèse qu'il 6t élever a Codstanlinorle (7). La place de grand vc«r fut donnée à Mesih-Pascna , qui avait asiiétfe Rhodes.
1 1 ) Uadarbi-Cbalfa , Histoire des fiuexres marinai
(2) t auber ,1. xxix.
(3) Cornelius, Mémoires historique» et ßeoffraphiqo« de la Morée.
(4) Rapport de Moscbot, dans la chronique de Man«
Sanuiö.
(5) Seadcddiri , I. m , fol. 507.
(fij ldris, fol. 271 ; le rapport du, rpnsul 4« t)"***1 5 décembre 1 199 , dans la rbronique de Marini Sa,mM fait aussi mention de 1* çpwtruction de bAUm,e|U>
>7) Sea4çddiol.m,M.5p7.
WVRR XX
lorsqu'au printemps Bajesid quittait Andri- }ple pour se diriger wir Lépante , Iskenderjecha, gouverneur de Bosnie , avait déposé à s pieds la portion de butin qui lui revenait î l'expédition deZara. Par cette irruption, s'éicot engagées les hostilités contre Venise (1). Iteoder avajt voulu préserver la Bosnie de utc attaque durant l'entreprise contre Léiate. Apres la prise de cette ville , il renouvela s scènes de dévastation du Frioul et de la irintbie, et porta le fer et la flamme jusqu'aux vcs de l'Jsonzo et de la Drau. Dix mille cava- ;rs partagés en trois corps, et cinq raille fantssins, camperont , dans les derniers jours de piembre, sur la plaine, entre Gradiska et dina, coupant ainsi toute communication avec Frioul. lieux mille hommes , se détachant de ;(le masse , passèrent le Tagliamento (2), et ésolèreqt le pays. Une bande de ces gens sauça par Porlo-Bufale , à travers la Marche révûane, jusqu'en faCede Vicence. De Venise artirept trois mille guerriers d'élite (3), dont M cents cavaliers, pour aller au secours de icence; ils firent leur jonction à Sacile avec n autre corps de six mille hommes, et marchent du côté de Gradiska. Cinq cents stradtotes hevau-légers) avaient fait une sortie de cette iilc,et, vainqueurs d'une troupe de cinq cents urcs, ils avaient rapporté cinq cents tètes wpées sur le champ de bataille (4). Le 8 octore, les brigands de Gœrz se mirent en rouie , assirent lïsonzo, et emmenèrent six mille allants eu esclavage (ô), laissant cent tr eut freux villes, bourgs et villages réduits en ceuîodres (6). Le commandant vénitien Andrea aocbani , qui contemplait paisiblement ce )ec(acle, sans essayer de porter remède à des •aux si cruels, fut puni par la suite (7). Une itre bande de dévastateurs avait pénétré dans i Carniole et la Carinthie jusqu'à Saiot-Casm(8), et se retira en traînant une multitude
(1) Seadeddin, I. m , fol. 504.
iî) Dans Seadcddin , le Tagliamento porte le nom Akizu , c'eut à dire eau blanche.
(3) Ornidi , dans la chronique de Mariai Sanuto. 4 Chronique de Marini Saiiuto.
f5) Ibid.
(Ç) Ibtd.
■7) Ibid.
(Si Megiser, p. I2H8 , w trompe de date nu* 1498, au lieu de 1499
déniants (1). Cette année-la les Turcs avaient fait des progrès en Dalmatie, s'étaient emparés des cantons de Makarska et de Primorie jusqu'à la Mareota, et avaient attaqué Almiasa(8): ainsi, les akindschis se répandirent sur les rives de l'Isonzo et du Tagliamento , des bords de la Marenta à la Drau, pillant , brûlant , massacrant sur leur passage. Ce fut la dernière des grandes irruptions qui, dans ces trente années, se reproduisirent plus de vingt fois dans l'Autriche, la Hongrie, la Transylvanie et la Pologne ; dès lors, elles parurent suspendues, et ne reprirent point leur cours avant le siege de Vienne. Alors les principaux chefs de ces destructeurs étaient : l'eunuque Ali -Pascha, gouverneur deSemendra. Bali-Beg Malkodsch, gouverneur de Silislra , le dévastateur de la Pologne, et les deux Michaloghli, AH-Pascha et Iskender-Pascha , commandants héréditaires des akindschis. Durant un demi-siècle ces deux frères furent la terreur des frontières hongroises, autrichiennes et italiennes. Ils avaient triomphé de Michel Szilaggi et de Grégoire Labattnn (3); plus lard ils avaient échoué contre les deux Docy (4), pour tomber ensuite , à plusieurs reprises, sur la Hongrie, la Transylvanie, la Carniole, le Frioul, la Carinthie et ta Styrie. Dans les champs de Villach Ali-Pascha trouva la mort des braves, mais Iskender-Pascha , le fléau des cantons situés entre risonao et le Tagliamento, après avoir été battu Tannée suivante près de Jaicza qu'il assiégeait, par Jean Corvinus, avec une perte de quatre mille hommes, mourut bientôt d'une hideuse maladie, rongé de vermine (5) comme Sylla, à la grande joie de la chrétienté. Alors furent reprises les fêtes du jubilé interrompues par les irruptions du terrible musulman , qui saisissait les pèlerins se rendant à Rome, et les entraînait en est-lavage.
La grande perte que Venise avait subie dans l'avant -dernière année du xv< siècle fut un peu adoucie par la prise de Céphalonie. Cette tle ,
( 1) Chronique de Marini Saooto; lettre écrite de Capo
d'Utria , du 11 octobre 1499.
v2) Engf I . Histoire de Dalmatie. p. 5C2. ß) En 14«4 ; Bon6niu». dec. irf 1. 1», p. 544
(4) En 1176 .OU, p. «2.
[5) Engel, Hirtoire de Dalmatie
abandonnée à Venise vers le commencement du XVe siècle parles empereurs byzantins, avait été conquise dans les dernières années du règne de Mohammed 11, par Keduk-Ahmed-Pascba,et,dès l'avènement deBajesid, la paix avait confirmé les Ottomans dans sa possession (I). Antonio, frère du noble vénitien signor Lionardo, auquel Keduk-Ahmed-Pascha avait arraché Céphalouie ainsi que Zante et Santa- Maura , se ressaisit à main armée de la première de ces îles; mais Venise, trop fidèle dans raccomplissement de la paix conclue avec Bajesid, envoya quatre galères, qui attaquèrent Antonio, le tuèrent, et restituèrent l'île aux Turcs. Lorsque Keduk s'était emparé de Céphalonie il avait fait massacrer tous les officiers de la maison de Lionardo, et emmené les habitants à Constantinople, où Mohammed contraignit les hommes à quitter leurs femmes pour s'unir â des négresses, et les femmes à s'accoupler avec des nègres, afin d'obtenir une race mêlée d'esclaves (2). L'Ile, un instant ressaisie par les Vénitiens et retombée au pouvoir des Ottomans , était restée en leur possession. L'année de la perte de Lépante, ou la suivante, parut devant Ophalonie une flotte hispanovénitienne, commaurfée par P.sani et Gunsalvo Vaillant. Après un siège d'une courte durée, la ville fut emportée d'assaut (3), et une table de pierre, placée par les marins au-dessus de la porte principale, attesta le glorieux exploit de Pisani.
Pendant l'hiver, Mustapha -Beg pressa la construction de ses quarante vaisseaux. Déjà vingt-deux bâtiments étaient prêts à quitter le chantier, lorsque les Vénitiens les brûlèrent en une nuit (4); des troupes de la république se mirent aussi en possession du château de Regniassa (5), qui , de nos jours , a été souillé du sang des Souliotes fugitifs perfidement égorgés parleurs hôtes (6), et, de cette manière, la flotte turque ne put recevoir de renforts. Le 7 avril ,
(1) Spandugino, p. 63.
(2) Jbid.
(3) CoronelH, p. 152, d'après Verdiieti et Andrea
(4) Seadeddin , Aali , Idris , Ssolaksade.
(5) Rakia.
(6) Pouquerille , Voyage dans la Grèce , 1. 11 , 1 , A , p. 39; I. m, 3, 5, p. 184.
Bajesid, en personne, partit d'Andrinople pou; la Morée, afin d'animer la campagne par s présence. Il s'arrêta huit jours à Léontari,oô il célébra les fêtes du Ramazan (1). Le 7 juins [1500], il reçut la nouvelle que Jakub-hiriu avait paru devant Modon avec la flotte, «t.k quatrième jour, il se trouvait lui-même a pied des murailles de la ville, qui fut alors étroitement resserrée par mer et par terre. Lf siège durait depuis trois semaines, lorsque Trtvisani accourut avec quatre galères , de» trocpes auxiliaires et des munitions (2). Les Vetliens s'ouvrirent heureusement un passage > travers la flotte ennemie; mais, tandis que j garnison travaillait avec ardeur do côté fe port , afin de rompre une ligne d'estacades<p en fermait l'entrée, le beglerbeg d'Anai* Sinan-Pascha fit donner l'assaut auimunqt son artillerie avait battus en brèche , et la pb" fut emportée ! 10 août 1500]. Avec elle» rent les plus nobles de ses défenseurs: l'ère;* Andrea Falconi fut saisi au moment où, mtfi de ses habits pontificaux, le dimanche, TfiTV de Saint-Laurent , il prêchait le peuple, et « lui trancha la tète. La ville brûla durant ein.; jours; le sixième , qui était un vendredi,^ sid fit son entrée pour consacrer la gra&lr église par la prière du vendredi. En codiœplant l'élévation des murailles et la profonde* des fossés , il dit : Dieu me l'a donné 3) p* h valeur de mon beglerbeg Sinan et de mes j»nitschares. Le janitschare qui, le prenne/ s'était trouvé sur la muraille , obtint, cm& sandschak, l'un des plus riches gouverneront de l'empire. Les châtiments atroces «ur vaincus, et des récompenses si magnifiques cordées aux vainqueurs, entraînèrent U cto' rapide de Navarin, ou Giunchio (l'ancienoerV los), et de Coron. Le grand vesir Ali-Pwto * le kapudan-pascha Daud allèreot les im*» Un mois après l'entrée du sultan dans Modo» Coron tomba le jour de l'Assomption * h Vierge. Le 20 août, le sultan y fit son eut* accomplit dans la cathédrale la prière de fisi*
(1) Seadeddin , 1. in , fol. 612.
(2) Le combat des quatre galère» se tronf
gier et Coronelli autres.
:3) Spandugino
.lai«*