LIVRE XXV
trésor de Constantinople, fut fixée par le defterdar Hamrawi à 800,000 ducats (1 ). Tandis que se faisaient tant de travaux importante , parut le général des ghurebas Schedschaa-Aga , porteur d'une lettre bienveillante et flatteuse de Soleiman, qui, laissant à la volonté d'Ibrahim la nomination d'un gouverneur, engageait le vesir lui-même à revenir au plus tôt à Constant inople (2). Ibrahim remit la direction de l'Égypte au gouverneur de Syrie Suleiinan-Pascba, quitta le Kaire en prenant la route de terre i 14 juin 15*25], confirma aux Vénitiens, à Damas, leurs franchises commerciales, satisfit, à Kaiszarijc, les begî» turkmans de Sulkadr, en leur restituant
(1) Stolaksade , DschdaUade, Ali , PeUcbewi et Luifi. (2; Jbid.
les fiefs dont ils avaient été dépouillés, et alla émerveiller Gonstantinople par une magnificence pins éclatante encore que celle dont il avait ébloui le Kaire [1er septembre]. Les gardes du corps du sultan s'avancèrent au loin à sa rencontre, et lui présentèrent, de la f>art du sululfi, un coursier arabe dont les harnais étaient garnis de pierreries pour une valeur de 200,000 ducats. Lui-même fit hommage au sultan d'un bonnet qui n'était }»s d'un moindre prix (2). Sept jours après l'arrivée du grand vesir, Suleiman, déjà si satisfait par la pacification de l'Égypte , vit augmenter sa joie par la naissance d'un quatrième fils.
(1} Rapport de l'ambasaadc véoitienne , dans Marin» Sanuto , t. xl.
. (2) Ibid.