‹ Histoire de L'Empire Ottoman (volume 3)Chapitre 274 sur 297 · LIVRE · texte numérisé non relu

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feu tarent placées en trophées sur des piédestaux élevés dans l'hippodrome (1), pour servir de pendant à l'obélisque , au pilier, et à la colonne des serpents d'airain , dont les ruines se voient encore en ce lieu tandis que depuis longtemps il ne reste plus de vestiges des statues. Mohammed le Couquérant avait jadis abattu les têtes de ces triples serpents d'airain. Suleiman ou plutôt Ibrahim, en plaçant là des idoles, commit un sacrilège aux yeux des mostims; le poète Sighani, qui se permit quelques vers satyriques à ce sujet , fut condamné à parcourir la ville monté sur un âne; puis il fut étranglé.

Tandis que Suleiman désolait la Hongrie, l'hydre de la révolte avait relevé sa tète en Asie. Le jour même où le sultan reprenait le chemiu de son empire, des courriers apportèrent la nouvelle d'une insurrection redoutable et croissante parmi les Turkmans d'Uschil (Cilicie), et aussitôt le beglerbeg d'Anatoli partit pour son gouvernement. La cause du soulèvemeut était le cadastre ordonné par le sundschakbeg de la contrée Mustapha, fils de l'ancien grand vesir Herse k-Ahmed, opération qu'exécutaient rigoureusement le greffier Mohammed et le juge Muszlihaddin. Un vieux turc, nommé Suklunkodscha, s'était plaint que son champ était surchargé par la taxe de 200 aspres ; au lieu de faire droit à sa réclamation, on lui fit couper la barbe (2). Le vieillard se sentit profondément blessé par cet outrage; avec son fils Suklun- Schah - Weli et un autre musulman appelé Sulnun-Oghli , il se mit à la tète de plusieurs tribus turkmanes(3); les mécontents surprirent le greffier, le juge, ainsi que le sandschakbeg , et les mirent à mort. Le beglerbeg de Karamanie Churrem-Pascha , fils d'Iskender-Pascha , marcha plein d'une dédaigneuse confiance à la rencontre des rebelles; il subit une grande perte au défilé de Kurschunli dans le voisinage de Kaiszarije , fut battu et périt dans l'action. Alors les rebelles marchèrent contre Tokat,

(1) Aali , Ssolaksade. D'après Mouradjea d'Otasson, les deux grands candélabres massifs de bronze doivent «osai avoir été apportés dans la mosquée d'Aja-Sofla comme des trophées enlevas d'Ofen.

(2) Aali , xiva événement du règoe de Suleiman , fol. 232, et Pelscbewi, fol. 41

(3) Ferdi, fol. 132. i

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