‹ Histoire de L'Empire Ottoman (volume 3)Chapitre 44 sur 297 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

c'est raccord parfait de« historiens turcs et de la légende styrienne sur le nombre des soldats de Louis, qui, des deux côtés, est porté à vingt mille, avec cette différence seulement que, dans la tradition , ce nombre est inférieur a celui de l'armée turque, tandis que l'histoire le présente comme supérieur du double. Hadschi-Ubeki recueillit une récompense cruelle de son triomphe : Lalaschahin, jaloux de se voir dérober l'honneur de la victoire, le fit empoisonner (1).

Tandis que le roi Louis élevait l'église de Mariazell , en reconnaissance de son salut , Murad, par un autre motif que la gratitude jjour la victoire de la Marizza et la conquête de Bigha, accomplie presque en même temps m Asie (•>), bâtissait des mosquées, des cloîtres, des écoles et des bains; à Biledschik «ne mosquée , à Jenitschehr un cloître pour le pieux derwisch l'ostinpusch ( couvert d'une peau), ascétique dont le tombeau est encore aujourd'hui visité par les pèlerins; a Brusa, une petite mosquée, dans la vallée céleste, et »me plus grande, en face du palais de la résidence, à l'ouest, dans le quartier des bains ; enfin il termina le dôme de l'ancien bain (3), dont les eaux salutaires jouissaient, dans les lemps les plus reculés, d'un grand renom , à « ause du mythe d'Hercule et du bel Hylas (4). I^eur vertu surpasse celle des bains voisins d'Eskischehr (Ô) , de Jalowa (Helenopolis) (6), et des sources de Tawschandschil (Philokrène) (7). L'architecte du dôme et de la mosquée était un Grec ou Franc enlevé dans une expédition de la flotte ottomane (8), qui, pour adoucir les rigueurs de l'esclavage , appliqua son talent à ces constructions. La forme particulière et entièrement nouvelle de la mosquée

(1) Stadeddin dan» Bratulti, p. »4; Idrw, fol. 147; ^lakude, fol. 12; Bausatul-Ebrar en 7G6; le manusth 139 de la bibliothèque impériale et royale , fol. 25.

(2) Seadeddin dan» Bratulti , p. 05; Hadscbi-Chalfa , hW« chronologique».

(3) Voyage a Brusa , p. 25.

<*) Continuator incertus Theopbanis, p. 290 , à ta fin regne de Constantin.

(5) Lmin«, Traité sur le* bains de Paulus SUenluriu».

fi) Voyage à Brusa, p. 150.

(7) Ibid., p. 100.

(8) Seadeddin dans Bratulti , p. 97.

atteste l'originalité de son génie. Il réunit l'église et l'école dans un seul édifice , qui est en même temps un monument de piété et de science. Au rez-de-chaussée est la mosquée, à l'étage supérieur court une galerie sur laquelle aboutissent les logements des étudiants , en sorte que si l'imam récite la prière au pied du maitre-autel , chacun d'eux peut l'apercevoir de la porte de sa cellule, suivre les actes de dévotion, se trouvant en même temps dans le temple et dans sa chambre ( I ) , ce qui épargnait un temps précieux à ces pieux travailleurs.

Si les fondations de mosquées témoignent de la piété de Murad, il ne faudrait pas conclure que les établissements d'écoles nombreuses prouvent son goût pour l'étude et ses progrès dans les sciences : son ignorance est atlestée par la signature du premier traité de protection accordé aux Ragusains, dans l'année même où furent commencés la mosquée de Brusa et le sérai d'Andrinople [1365], et par lequel , moyennant le tribut annuel de cinq cents ducats, il leur accordait protection et liberté de commerce dans les mers du Levant. Murad, n'étant pas en état de former les lettres de son nom, trempa sa main dans l'encre, et l'apposa en tête de l'acte, les trois doigts du milieu réunis, le petit doigt et le pouce écartés ; ce mode d'empreinte fut adopté à l'avenir et consacré jusqu'à nos jours comme tughra ou signature des sultans, et les calligraphes inscrivirent en chiffres le nom qu'il représente. Au milieu de ces marques grossières, imitées encore aujourd'hui par les contours de la Tughra, ils placèrent dans le nom du sultan Ghan et celui de son père, l'épithète de toujours victorieux. L'écrivain chargé d'apposer ce chiffre aux fermans et aux diplômes se trouva, dans la suite, revêtu d'une des premières dignités de l'empire , sous le titre de Nischandschibaschi, ou de secrétaire d'État pour le seing du sultan. Ce qui prouve encore le peu de goût de Murad pour les sciences, c'est que trois savants , ses sujets, que l'histoire littéraire cite avec le plus d'honneur, s'expatrièrent, et ne trouvèrent qu'auprès

(1) Voyaße à Brusa , p. 34.

de l'étranger les hommage» et les récompenses dus à leur mérite. Le premier était le mathématicien Mahmud, qui fut le maître d'Ulug- Beg, prince éclairé, astronome fameux, et qui, sous le nom de kasisade-Rumi ( le fils du juge de Rum), professa près la grande mosquée de Samarkand. A chacun des quatre angles de ce temple, il y avait uoe école : toutes les fois que kasisade donnait ses leçoas, les élèves des trois autres cours quittaient leurs places, les professeurs mêmes descendaient de leurs chaires, et tous se pressaient pour entendre sa parole- Lesecond était le grammairien Motla- Dschemaleridin' , d'Akserai , qui fut installé comme professeur à karaman , dans la medrese connue sous le nom de Sindschirlu (l'enchaînée), parce qu'il remplissait la condition imposée par le fondateur , de savoir par cœur tout le dictionnaire arabe Ssihhah , ce qui était pins difficile que de réciter le Koran, selon l'épreuve que devaient subir les hafis (conservateurs); enfin le troisième de ces émigrés fut le docteur dogmatique, Ahmed - Burhaneddin, juge du prince de Kaiszarije, dont le fils, Ebul-Abbas-Burhaneddin, immola d'abord , à Ersendschan , le prince de la ville , puis s'empara du pouvoir, et finit lui-même par tomber, dans un combat, sous les coups dekara- Juluk.

Avant êe quitter Brusa pour continuer le cours de ses conquêtes en Europe, Murad célébra la frète de la circoncision de ses trois fils, Bajesid , Jakubct Saudschi, par de splendides festins et des distributions de présents et de vêtements d'honneur aux scheichs et aux derwischs (1) ; il se rendit ensuite à sa résidence de Demitoka, d'où il dirigea le siège et la prise de Tschirmen , à une journée d'Andrinople(2), cl la construction du palais qu'il faisait édifier dans cette dernière ville. Sur les rives de la Tundscha s'éleva la nouvelle demeure, au milieu de vastes jardins; parles soins des sultans suivants, principalement de Suleiman le Grand et de Mohammed IV, y furent ajoutés de somptueux bâtiments d'une élégante architecture. Aussitôt que le sérai fat habitable, Murad transporta sa résidence *

(1) Seadeddin dan* Brattuti, p. 98; Idri», fol. 147.

(2) HadKbi-Chalfa.Rumili,!». 49.

IPIRE OTTOMAN.

de Demitoka à Andrinople, qui demeura la

capitale jusqu'à la conquête de Constantînople, et resta ensuite la seconde ville de Pempire. Puis il chargea ses généraux, Timurtasch et Lalaschahin, de poursuivre ses conquêtes le long de la Tundscha et de l'Humus. Le premier eulcvaJenidsche-kisilagadach (I; et Janboli, sur les bords du fleuve; Ulaschahin prit , deux années après, lhtiman et Samakov. au pied de l'Hœmus. Murad conduisit en per sonne ses armées à l'Orient , vers la mer , et s'empara de karinabad, Aidos, Siseboli, Hireboli, Wisa, kirk-kilise et Binarhiszar (le château des sources) , où l'on trouve trente-huit sources du Tearos.

Après cinq années de campagnes en Europe. Murad revint en Asie [1371], laissant le juge de l'armée, kara-Chalil-Oschendereli, revéta de la dignité de vesir, qui n'avait pas été -occupée durant dix années. Chalil-Dschcndereii. auteur de l'institution de l'armée permaneuu et du recrutemeut des janitschares par do enfants chrétiens, qui avait accompagné le* restes d'Osman à leur dernière demeure , jur< de Brusa peudant les trente-cinq années du règne d'Urchan, et juge de l'armée depuis la domination de Murad, avait rendu de si grande services a l'empire et a la foi, par le maintien des lois et de la discipline militaire , que la première dignité de l'empire ne pouvait être conférée â un plus digne. 11 l'occupa encore dix-huit années, sous le nouveau nom de Chaireddin-Pascha , avec sagesse, équité, et mourut âgé de près de cent ans, se rendant à Jeuitschehr , auteur d'une race de vesirs dau* laquelle la première dignité de l'empire se conserva , de père en fils , jusqu'à la prise de Constantinople. Ulaschahin, beglerbertf d'Europe, résidait a Filibe (Philippopolis) , dont le canton lui fut conféré en fief; de là il étendit ses conquêtes , s'empara des passages de l'Hœnius, et dans la plaine de Tschamurlu , devant Samakov, il défit complètement le kral de Servie.

Celui-ci avait pour allié et pour voisin le souverain de Bulgarie, que l'on appelait communément Chakan dans les temps plus an-

(I) Seadeddin dans Bratutti, p. 10! ; Rumfll d*Had«chi-Chalfa , p. 49.

LIVRE V. 79 ciens. La haute et la basse Mysie, dont on fit , Maitrede Gustendil, Murad revint à Brusa-

eusuite la Bulgarie, la Servie, la Bosnie, d a- I mais, dans l'année suivante, sur Tavertisseprèa les peuples qui s'y établirent, ont pour 1 frontières naturelles, vers le nord, le Danube et la Save, au sud, la grande chaîne de montagnes courant de l'ouest à Test jusqu'à la mer Noire. Cette ihatne, qui porte dans l'antiquité les noms de Soardius, Orbeloa, Hœmus, est connue aujourd'hui sous les désignations de Scnartagh, Egriszutagh, Balkan. Elle se partage en deux branches, roimées presque à angle droit , dont l'une, au nord, vers le pont de Trajan sur le Danube, sépare la Mysie supérieure de la Mysie inférieure , et l'autre , qui s'arrête vers le sud , a l'embouchure de la Marina , établit une division entre la Macédoine et la Thraee. Cette barrière naturelle vers le sud avait souvent été forcée par les Serviens et les Bulgares, qui , plus d'une fois , avaient rots le siège devant la capitale de l'empire , et ravagé les rives du Bosphore. Les Paléologues, incapables d'opposer les B;ilka ns comme une digue aux flots de Bulgares et de Serviens inondant les provinces byzantines , cherchèrent auprès d'eux secours et assistance contre les ennemis extérieurs et intérieurs. Ainsi, flans les batailles livrées sur les rives de la Marina et du Tamaras, les Ottomans combattirent, non pas directement les Grecs, mais bien les Bulgares et les Serviens. On voit inline combien ces derniers peuples avalent étendu leur influence dans le pays par le nouvraa nom du Rhodopc, qui fut appelé montagne du Despote, d'après le titre du souverain de Servie. Du point où cette montagne se sépare de i'Orbclos, commençaient les limites des États bulgares et serviens, suivant une ligne qu'il serait aujourd'hui fort difficile de déterminer; car, à l'époque où fut livrée la bataille de Samakov contre les Serviens, on trouve un prime bulgare régnant à Gustendil, qui n'est aéparé de Samakov que par une petite chaîne de montagne. La ville avait une assez grande Importance par ses bains, ses monuments, l'or et l'argent que l'on trouvcdansle voisinage, pour «Mirer Murad en Europe, et lesultanlareçut du Bulgare Constantin en lui donnant l'assurance quelle serait exempte de tout tribut (1) <1371|.

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11) ttodeddm dans Bratmti , p. 160; Idris , fol. 1»; (2) Seadeddin , dans

ment donné par le commandant de YYisa, que des troupes byzantines osaient inquiéter le pays, il franchit de nouveau rHellesponl[13721. Après la réunion de ses troupes asiatiques aux forces de Lalaschahin en Europe, il trouva que son armée était trop forte pour se contenter de châtier les commandants des places grecques sur la mer Noire ; il en détacha une partie, sous la conduite du beglerbeg , pour enlever Feredschik, sur le golfe d'Ainos, et avec le reste il se montra devant les places de Tschatal-Burgas et Indschigis , la première à deux journées, et la secondes quelques milles seulement à l'ouest de Constantinople. Après qu'elles se furent livrées librement au vainqueur , Murad parut sous les murs d'Apollonia, dans le district dïndschigis. Après un siège de deux semaines, ne voyant pas la garnison disposée à se rendre, il allait se retirer, laissant seulement quelques troupes pour l'investissement de la place , lorsqu'une partie des murs s'écroula et ouvrit le passage aux assiégeants. Quand il reçut cette bonne nouvelle, Murad se trouvait appuyé contre un platane qui dès lors fut appelé le platane heureux, et devint un objet de la plus grande vénération populaire. Quant au château, il reçut le nom de Tanri- Jikdughi, c'est-à-dire détruit par Dieu (1). L'histoire ottomane rattache encore à la prise' d'Apollonia l'introduction des bonnets brodés d'or (serkulah ou uskuf ), coiffure affectée aux employés de la cour, et qui fut comme le fond du turban du sultan. Au moment où les assiégeants se retiraient d'Apollonia, chargés d'un riche butiu en or et en argent , Murad aperçut un soldat qui portait une coupe d'or assez mal cachée dans son bonnet. Il lui reprocha de vouloir dérober une partie du butin , et cependant, comme l'idée lui plut, non-seulement il fit présent de la coupe au pillard, mais encore, en souvenir de cette circonstance, H ordonna l'adoption du bonnet doré, que depnis portèrent les gardes du corps et les autres officiers de la cour (2). Lui-même distingua sa coif-

Rausaiul-Ebrar , an 773; Hadschi-Chalfai Table» chronologique*.

(1) Seadeddin, Idris, fol 157.

(2) Seadeddin , dans Bralutti , p. 109; Idris , fol. J57.

fure de celle de ses ancêtres, en prenant le bonnet doré, quoique d'ailleurs il eût le goût de la simplicité, et qu'il enveloppât ordinairement sa tète d'un tissu blanc des fabriques de Kermian, et que son kaftan et sa veste fussent d'une étoffe rouge tirée de la même province. Ce fut là le costume favori des officiers des sipahis et des employés de la cour; les casques dorés et les riches vêtements des peiks (1), gardes du corps du sultan, qui l'entourent armés de piques , rappellent la coupe d'or dérobée par le soldat au pillage d'Apollonia.

En paix avec Byzancc , Murad résolut maintenant d'attaquer les princes slaves ou valaques des villes situées au pied du Rhodope. H chargea le vesir Ghaireddin-Pascha et le vieux guerrier Ewrenos d'attaquer Drages, fils de Zarkos, et Boghdan, dont le nom fut ensuite donné à la Moldavie [1373]. Les Ottomans prirent Burla, Iskela, Manila, les châteaux de Ca wala, Awrethiszar et Feria, les bourgs de Dirama, Sichna, sur la route de Serès, et enfin cette ville elle-même. Dragès et Boghdan tombèrent tous deux entre les mains du vainqueur, qui, selon Chalcondylas, les traita avec générosité (2). La campagne du sud contre les villes maritimes de 1 hessalie fut aussitôt suivie de deux autres au nord, au delà de l'Hœmus: la première contre Lazare, despote de Servie; la secoude contre Sisman, kral de Bulgarie. Murad marcha contre Naissos , aujourd'hui Misch ou Nissa , alors déjà fort importante , l'une des quatre places d'armes de l'empire byzantin , et qui était comme le centre des communications entre la Thrace, la Servie et la Pannonie. Au bout de vingt-cinq jours de résistance, la ville succomba ; 1375]. A cette nouvelle , Lazare implora la paix et l'obtint, moyennant l'engagement de fournir annuellement mille cavaliers et mille livres d'argent. A peu près au même temps, l'on traita aussi avec Sisman , qui , au lieu du tribut, livra sa fille pour épouse au vainqueur.

Le calme étant ainsi rétabli en Europe, Murad passa le premier hiver dans sa nouvelle

(!) Constitution et administration de l'empire ottoman , i, 53 , ut52.

(2; Chalcondyla».

IPIRE OTTOMAN.

résidence d'Andrinople, qui dès lors obtint la préférence sur Brusa. C'était la première fois qu'il goûtait le repos; et durant six années entières écoulées dans cette tranquillité, il put compléter l'organisation de l'année par le système féodal des sipahis et l'institution des woinaks. L'on régla la tenure militaire , et leur distribution des fiefs en grands et petit* (siamels et timars) ; aux sipahis fut conférée la bannière rouge , distinguée entre toutes celles qui l'avaient précédée dans l'islam. L'étendard de Mohammed était jaune , celui des Fatimites vert , celui des Ommiades blanc , celui des Abbassides noir. Le prophète avait choisi la teinte du soleil , sa famille celle de la terre, les Ommiades celle du jour , et les fils d'Abbas. par esprit d'antagonisme, celle de la nuit. Les enfants d'Osman préférèrent la couleur du sang. Le bleu de ciel , en si haute estime auprès des ssofis de Perse , dès les premiers temps couleur favorite de la cour et de l'empereur de Byzance, ainsi que des cochers du cirque pris sous sa protection ; l'azur était odieux aux ennemis des Grecs , et tomba en si grand mépris aux yeux des Ottomans, qu'il fut affecté à la coiffure et à la chaussure des juifs. Quant aux woinaks , c'était une troupe fournie par les sujets chrétiens, qui dans les campagnes étaient employés aux services inférieurs de l'armée , aux soins des écuries, à la conduite des voitures, et qui , en récompense, étaient déclarés affranchis de tous droits et impôts. Ces deux institutions pour le complément du système des fiers militaires, et pour l'établissement des transports , sont dus à Timurtasch (pierre de fer), qui rem plaça, comme beglerbeg, Lalaschahin, mort i la fin de la guerre.

Murad sut tirer parti du calme de la paix comme du tumulte des armes pour l'accroissement de son empire. 11 négocia le mariage de son fils ainé, Bajesid- Uder im avec la fille de Jakub, souverain de Kermian, qui apporta ea dot la plus belle portion des domaines de son père. Pour faire solennellement la demande de la princesse, le sultan députa le juge de Brusa, Chodscha-Efendi , le porte-étendard Aksankor, avec le tschauschbaschi Timurcnan, fils de Ssamszamatschausch , si fréquemment nommé au temps d'Osman ; et pour accompagner

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