‹ Histoire de L'Empire Ottoman (volume 3)Chapitre 50 sur 297 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

turque marque Tendrait où Murad succomba ; mais ses restes ne reposent point en ce lieu (1): ils furent transportés à Brusa et déposés contre la mosquée élevée par ses soins.

La vie de Murad justifia pleinement les deux surnoms de Ghudawendkiar (seigneur) (*2) et de Ghasi (vainqueur), sous lesquels il est célébré dans Thistoire des Ottomans. 11 fut un champion infatigable dans la guerre sainte, et presque toujours un maître équitable. Cet hommage lui est rendu par Chalcondylas lui-même, malgré l'exécution de Sandschi et la scène si trafique de Demitoka, alors que le sultan faisait

(1) Boofioiu$,p. 471 , est dans l'erreur.

(2) Cbodawendiiar est kt nom de Dku comme souverain.

précipiter dans les flots de la Marizza les jeunes nobles grecs, ses prisonniers (1).

La même année où Murad tomba sous le poignard de Milosch-kobiloviisch, vit aussi mourir Hehadeddin, le grand scheich des Nakschbendis, et le premier des poètes lyriques persans, Hafis, dont le style est le modèle du mysticisme (2). Ce synchronisme est ici indiqué, parce qu'il marque le plus haut degré de mysticisme et de la poésie des Persans, qui dès lors commencent à exercer une grande influence sur la littérature des Ottomans.

(1 ) Arouratesautera per omnia imitansaequitatemCyri Cambysis filii ; Cbalcood. , I.

(2) Had»chi-Ctaalfa, Tables chronologique».

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