LIVRE JLX
qu'un céleste encens puisse s'eihaler toujours de son tombeau 1 durant les quarante* quatre années de son règne t ne s'est pas contenté d'envoyer des vesirs contre les misérables infidèles; lui-même s'est mis à la tète des champions de la foi , et sur l'ordre de Dieu a châtié les inûdèles. Moi aussi, je marcherai en personne à la tête de mes armées. Ainsi , toi, mon grand vesir, et vous autres, vesirs, ulémas, lieutenants et agas des troupes, rassemblez-vous tous» méditez bien le contenu de ce chatti-schérif, et délibérez entre vous pour décider s'il est plus sage que je marche à la guerre ou que je reste à Aodrinople. Le parti qui sera le plus profitable à la foi, A l'empire et aux serviteurs de Dieu, c'est celui-là que vous devez adopter. Vous déposerez la vérité eu réponse sur mon étrier impérial , et sur cela, salut. » Les délibérations du diwan durèrent trois jours: les voiz étaient partagées; car on ne savait pas si la présence du sultan était bien désirable ; on doutait même des sentiments de Mustafa : il n'était pas bien clair que son langage fût l'expression de sa pensée. Enfin l'on s'accorda sur l'humble opinion que le départ du Sublime-Seigneur en personne exciterait trop d'inquiétudes et entraînerait trop de dépenses ; qu'il ne devait pas exposer son corps délicat aux fatigues de la campagne , et qu'il valait mieux remettre la conduite de la guerre au grand vesir. Des ordres précis enjoignirent aux possesseurs de siamets et de timars de se présenter tous h la chancellerie avec les litres en leur possession ; car , par suite d'irrégularités dans les concessions, beaucoup de Ûefs ne fournissaient pas de soldats , ou , suivant l'expression de la chancellerie ottomane, étaient lombes dans la corbeille. Il fallait donc que tous les possesseurs de fiefs comparussent à Constantinople afin de produire leurs titres, diplômes, quittances des chambres ou assignations des gouverneurs. Ensuite parut un chatti-schérif contenant ces seules paroles: «Je persiste à marcher. « En conséquence les mesures les plus actives furent prises pour la campagne ; des commissaires recruteurs partirent pour toutes les provinces de l'empire. La notification de l'avénement du sultan fut adressée au eban de Krimee avec 70 bourses, comme argent de
carquois. Le kaimakam, le kislaraga, le grand chambellan, le grand écuyer et le grand juge de Rumili furent changés. Elmas- Moharamed-Pascha eut mission d'accompagner la sultane Validé du vieux sérail de Constantinople au nouveau à Andrinople. Le grand vesir alla au-devant de la princesse jusqu'à Hafsza, dans le jardin d'Iskender- Tschelebi , près de la fontaine de l'Archer , où lui avait été préparé un grand festin. En récompense de ses soins, Elmas-Mohammed- Pascha devint kaimakam. 11 y eut beaucoup de changements de vesirs et de gouverneurs ; deux circonstances remarquables furent la nomination du kapudan-pascha Husein en qualité de kaimakam de Constantinople , et l'élévation de l'ancien précepteur du sultan , Feisullah, à la première dignité de la loi. Comme le trésor ne pouvait suffire aux dépenses ordiuaires, il n'y eut que de faibles distributions parmi les troupes pour présent d'avénement : les janitschares eurent 250 bourses , les dschebedschis 15, les topdschis 6 , lessipahis et lessilihdars 15. Quinte cents janitschares, qui devaient partir pour Belgrad, se mutinèrent à Dschisr-Mustafa , déclarant ne pas vouloir marcher tant qu'ils n'auraient pas reçu de gratification d'avènement au trône ; ils ne furent calmés qu'avec beaucoup de peine , à force de promesses , de menaces et au moyen de quelques présents : A chaque homme Ton donna six piastres, dont deux pour achat de drap. Ce mouvement coûta au grand vesir sa place et la vie. 11 se trouva qu'il devait au trésor 310,000 piastres, à d'autres personnes 87 ,750 ; tous ses biens confisqués ne s'élevèrent pas au-dessus de 4,059 piastres 1/2 , de sorte que le fisc et les créanciers subirent une grande perte. Sa générosité dégénérait en prodigalité; ce qui lui coûtait le plus, c'était son harem : car il avait toujours trois ou quatre femmes et entretenait une douzaine de belles esclaves.
Parmi les lettres impériales qui annoncèrent l'avènement du sultan, celle que la Porte envoya en Arabie fut adressée non pas au schérif Abdullah-ben-Haschim , mais à Saad-ben-Said ; car ce rebelle, sorti del'Iemenson refuge , était revenu avec une armée de douze mille hommes, avait attaqué d'abord l'ancien schérif Ahmed -ben-Gbalib,
retranché avec sept cents cavaliers à Serdarije, qui tons furent exterminés à l'exceptiou de vingt hommes; puis, dans la nuit, avait battu les troupes égyptiennes de Moharamed-Pascha, postées sur les hauteurs de Nur, Dschebel , Moalla , et celles du schérif Abdullah , campées au pied du mont Kais. La Porte , hors d'état dans les circonstances présentes d'envoyer des troupes en Arabie, jugea que le meilleur parti était de confirmer le victorieux rebelle en qualité de schérif de la Mecque , et de lui adresser la pelisse d'installation. La campagne maritime dans l'Archipel s'ouvrit sous les plus heureux auspices : trois jours après l'avènement du sultan , la flotte ottomane triompha des Vénitiens , près des Iles Spalmadori dans le canal de Chios. Dans la nuit du 8 au 9 février , l'escadre vénitienne , forte de vingt galions et vingt-quatre galères, fit voile sur les Iles de Sichel en face de Phocée , et le lendemain matin , elle se dirigea sur les lies Spalmadori dans le canal de Chios ; les Turcs avaient seize galions , quatorze mahonnes et vingtquatre galères. Le kapudan-pascha ordonna que les galères s'attaquassent aux galères et que les vaisseaux de haut bord soutinssent le combat contre les seize grands bâtiments vénitiens : les trois navires de l'amirauté turque , la Iiaschtarda , la Kapndana , la Riala , se portèrent contre les deux plus beaux vaisseaux de la république , Stella del Mar et Leone coronato. A la première bordée de la Kapudana cent cinquante hommes tombèrent sur le vaisseau ennemi , qui bientôt prit feu par l'effet de la bourre enflammée d'un boulet lancé par la ttiala; l'incendie gagna Leone coronato , et cette catastrophe fit périr plus de mille hommes. L'amiral Bene detto Pisani périt sur le San-Vittorio , que Contarini put à peine sauver des mains des Turcs; le Drago prit feu aussi ; mais Gradenigo coula la galère commandée par Ali, beg d-î Ministre (1). La flotte vénitienne fort maltraitée se retira dans le port des Spalmadori (2); les Turcs se dirigèrent sur Egriliman. Dix jours après, la flotte ottomane enveloppa les Vénitiens, qui étaient sortis du
(1) D'aprrs llaschid , I. t, fol. 208, la Porte ottomane n'aurait pas souffert le moindre dommage.
(2) Ra iliid . I. i, fol.
port des Spalmadori; le combat fut sanglant, la défaite des Vénitiens fut plus complète encore que le 8 février ; leurs amiraux firent les plus grands efforts : Contarini seul lança dixhuit cents boulets, Boloni douze cent soixante ; mais il fallut céder à l'impétuosité des Turcs. Les capitaines Hadschi-Abdullah et Abdurrahman, fils de Memi-Pascha, poursuivirent sans relâche les fuyards ; les Vénitiens se réfugièrent dans le port de Chios: mais hors d'état de défendre l'île contre les forces supérieures des Ottomans, ils l'abanbonnèrent pendant la nuit et firent voile pour Tine. Un vaisseau de haut bord vénitien, qui toucha sur un bas-fond, tomba entre les mains des Turcs avec seize canons de vingt-quatre, six mortiers, cinq raille fusils et deux cent quatre-vingts hommes ; dans le port même les vainqueurs saisirent quatre galères, quatre frégates et cinq cents cavaliers vénitiens ; sur les remparts de la place, seize fauconneaux , huit mille bombes, cinquante caisses de plomb. Au lieu de réduire les habitants en esclavage , on jugea plus à propos de leur rendre la liberté de leurs personnes et la disposition de leurs biens (1), moyennant 470 bourses (â). Des ordres partirent pour l'Asie afin de contremander les prestations en nature et la levée des sommes exigées comme rachat des fournitures qui devaient servir à conquérir Chios (3). L'heureuse nouvelle de la prise de Chios arriva dans la capitale trois jours avant la nomination du nouveau grand vesir , qui , selon la coutume, changea les hauts fonctionnaires dont il ne s'accommodait pas. Hasan-Pascha fut appelé du gouvernement d'Assow à la dignité de kaimakam de l'étrier impérial ; l'ancien kapudan-pascha Jusuf , auquel on avait jadis reproché la perte de Chios, fut nommé commandant des Dardanelles ; le kapudanpascha actuel, Amudschasade-Husein-Pascha , re<;ut ordre de rester à Chios comme gouverneur de l'île ; la charge de grand amiral fut conférée à Husein-Mezzomorto, qui
(i) I.c diplôme de celle concession est dans l'iiibdia des papiers tl'rtal, n* L et li.
(•2) Ilasriiid . I. i, fol. 299. Hisl. du defterdar, fol. 2C«J et 300.
(3) rîa>chid, I. t, fol. 210 et 211. llbtoir* du defterdar, p. 30*.
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avait pris la plus grande part Uaos les deux I victoires navolcs remportées sur les Vénitiens. Le grand vesir Mohammed-Elmas nomma pour kiaja ou ministre de l'intérieur son frère, le tschausch baschi Mus ta fa. Les membres influents du précédent ministère, qui , depuis la déposition de Surmeli-Ali , avaient tous été renfermés, le kieji, le nischandschi, le grand cliambcllau, après l'exécution de leur chef suprême, recouvrèrent la liberté ; mais tous furent taxés suivant leur fortune, et l'on donna le nom de contributions de guerre aux sommes qui leur furent ainsi arrachées. L'on n'abattit d'autre tète que celle de l'ancien kaimak.im Ahmed- Pascha, banni à Mitylènc. Le gouverneur de Diarbekr, qui devait aussi être décapité, se donna la mort d'un coup de pistolet. Kaba-Nesir, nommé kislaraga au moment de l'avènement d'Ahmed II, puis banni en Êgypte pour faire place à lshak et à Japrakisade-Ali, fut appelé au gouvernement du sérail, qu'il conserva jusqu'au renversement de Mustafa II.
Tandis que la flotte ottomane rentrait en triomphe à Chios, les Tatarcs envahissaient la Pologne. Après le congé donné à l'interprète Brianowski, que le roi avait envoyé au chan talare pour négocier une paix générale, Schehbas-Girai se mit en marche au commencement de février avec soixante -dix mille Tatares, pour venger les affronts subis l'année précédente. Ses hordes portèrent le ravage jusqu'à Lemberg, mais se brisèrent devant les murailles de cette place défendue par le grand maréchal de la couronne et le grand trésorier. Les Tatares refoulés allèrent désoler le pays au-delà d'Ilalicz et de Stry , et poussèrent jusqu'à Pomerzany en passant par Oduff; les annales de l'empire ottoman portent à dix mille le nombre des villages saccagés, et à trente mille celui des habitants entraînés dans l'esclavage.
En Morée le général Steinau était campé sur l'isthme de Corinthe. De là il entreprit une expédition sur Thèbes, que les Turcs appellent Islifa, comme ils désignent Athènes par le nom d'Isliné. Les ottomans par représailles Greut des courses vers Lé pan te , dont Molino, général des Iles, renforça la garnison avec les équipages de quatre galères pour se mettre à l'abri des tentatives de
Liberaccio, beg de Maina , qui manœuvrait dans le voisinage avec dix mille soldats. Le serdar de Morée, lbrahim-Pascha, quitta la plaine de Thèbes à la fin d'avril, et vint camper à Argos, à deux lieues de Napoli di Remania ; mais, effrayé par une sortie de la garnison , il se replia aussitôt sur Corinthe. Hasan-Pascha, commandant des juruks ou Turkmans nomades, et Liberaccio, parcoururent ensemble la Morée jusqu'à Tripolilza , où ils détruisirent le bourg de Karindschc.
Dans le sandschakd'Hersek, alin depréserver les habitants du district d'Akova , dépen dant de la juridiction de Buhur , contre les irruptions des Croates des rives de la Save, les Turcs élevèrent une palanque à Ispenidsebé, et le beg de Perserin, Siawusch, fui chargé de veiller sur ces contrées. Des convois sous escorte de troupes furent disposés pour le ravitaillement des châteaux de l'Herzegoviua . tels que Potschtil ( Poschisté ), Lupin (Giubigne), Poséga et Bedoschka.
A cet av is, le commandant vénitien de Gabcllaalla investir avec quinze cents hommes la forteresse de Polindscha, aux environs de Bodoschka. Aussitôt l'escorte des convois turcs revint sur ses pas, défit les Vénitiens, leur tua plus de trois cents hommes et amena cent cinquante-huit prisonniers. Le kiaja des tschausch* de Bosnie envoya les drapeaux conquis à Constantinople. La grande armée ottomane ne partit d'Andrinople que le 30 juin , pour se porter vers Belgrad. A Sofia , des habitants de Skutari se jetèrent sur In route du sultan , portant sur la tôte des nattes de paille enflammée , symbole de la tyrannie de leur gouverneur. Le sultan ordonna une enquête sévère dans le diwan , et le lendemain les plaignants comparurent dans la tente impériale en présence du souverain , du grand vesir, du mufti et des juges de l'armée. On les interrogea jusqu'à raidi sans q u'ils pussent donner aucune preuve à l'appui de leur accusation, et ce procès n'eut d'autre résultat que de donner une haute idée de la justice du sultan. On adopta encore deux mesures financières dans le but d'augmenter les ressources du trésor : comme lesfermages annuels transformés récemment en concessions à vie ne trouvaient pas tous des adjudicataires, il fut décidé que les collecteurs d'impôts et les riches habitants du pays te-
raient obligés de les prendre pour leur compte. La nouvelle institution de la capitatîon deschrétiens, établie parKœprilisade,fut étendue maintenant aux Zigeunes d'Anatoli et de Rumili La contribution des Zigeunes avait été vendue jusqu'alors 45,000 piastres par an. Comme on comptait quarante-cinq mille individus de cette race dans l'Anatoli et la Rumili , dont dix mille étaient moslims et trente-cinq mille rajas, à l'avenir cette espèce de population dot payer une capi talion de 5 piastres par moslim et de 6 par raja, et la contribution tout entière fut adjugée pour 260,000 piastres, ainsi qu'on le fesait pour d'autres fermages. On ne dit pas à quelle religion appartenait les Zigeunes qui n'étaient point moslims. Quand le serdar fut arrivé à Belgrad, il planta sa tente en grande pompe au bruit des salves d'artillerie de la place. Un grand conseil de guerre fut tenu pour savoir s'il convenait mieux d'assiéger Peterwardein ou de marcher dans la direction de Temeswar, pour reconquérir les places de Karansebes, Lugos et Lippa.
Comme Lippa , tout récemment pourvue de riches magasins et d'une nombreuse artillerie, offrait la perspective d'un immense butin , l'on décida de se porter sur cette dernière place. Près du village de Wisnicza , non loin de Belgrad , l'on établit un grand pont , dont l'extrémité sur l'autre rive fut fortiflée par de bons ouvrages de défense. Aux fortifications de Belgrad furent ajoutés deux bastions, et le gouverneur Dschaafer-Pascha vit augmenter sa garnison des troupes du beglerbcg d'Alep, Tursun-Mohammed-Pascha, de trois mille Albanais et quinze cents Bosniens. Kotsch-Mohammed-Pascba fut nommé commandant de la flotte du Danube, forte de dix-huit bâtiments, dont vingt galiotes, quarante frégates, cinquante tschaiks et quatre-vingts radeaux. Le roi des Kruczes, Emerich Tœkœli, qui jusqu'alors s'était tenu à Belgrad, s'embarqua pour Constantinople avec deux personnes de sa suite, et deux cents hommes de ses milices hongroises furent envoyés au woiwode de Valachie.
Comme le sultan avait l'intention de revenir parla Valachie, le harem impérial fut appelé à Nicopolis. Quand le pont du Danube fut disposé , le sultan traversa le fleuve et alla camper à Boriza. Afin de maintenir l'armée
sur le qui vive , il ordonna que la musique militaire se fit entendre deux fois par nuit, après le coucher du soleil et à minuit, d'abord devant la tente du sultan, puis devant celle du grand vesir, et enfin près du logement des autres vesirs.
Une fois au-delà du Danube , Mustafa II se dirigea par Pancsova et Ali-Binar, aujourd'hui Carlsburg. De là Mahmud-Pascha , fils de Mahmud-Beg , Adam-Pascha et Kaplan- Pascha furent détachés contre une palanque sur la Theisz , qui fut détruite ; puis on marcha dans la direction de Lugos ; l'on passa le gué de la Ternes , appelé par les Turcs Tschatalgetschidi , pour se porter vers Temesvar. Les approvisionnements et la solde destinés aux troupes de la garnison parvinrent dans la place; le commandant Topal-Husein-Pascha vint dans le camp recevoir des instructions ; puis l'armée continua sa route droit sur Lippa. La place fut emportée d'assaut sans que la tranchée eût été ouverte ; la garnison fut passée au fil de l'épée, et la population réduite en esclavage [ 7 septembre 1695]. Trente-neuf grosses pièces d'artillerie , cinq mortiers» une énorme quantité de vivres, de poudre et de plomb, tombèrent entre les mains des vainqueurs. Là parvint la nouvelle que Kirli-lsmaïl-Pascha , commandant dans lUerzegovina , avait repoussé une attaque des gens de Cattaro sur les montagnes de Kœpris-Jaila. Les Turcs s'arrêtèrent six jours à Lippa pour raser les fortifications. Sur ces entrefaites arriva le chan tatare avec son armée, suivant l'appel qui lui avait été fait. Le beglerbeg de Bumili , Mahmud, fils de Mahmud, fit savoir de Lugos que te général impérial Veterani avait passé les marais près de Csanad. pour venir prendre position dans le voisinage de Lugos avec douze mille hommes d'infanterie bien équipés et trois mille cavaliers, et que le beglerbeg , trop inférieur à ces forces , s'était retranché. Dans le conseil de guerre il fut résolu de marcher contre Veterani avec toute l'armée. Le frère du grand vesir . le ministre de l'intérieur Mustafa, soutint obstinément qu'avant de s'exposer à une bataille il fallait fortifier Lugos. Il s'attira ainsi la disgrâce du sultan , qui pourtant, sur Tinter cession du chan tatare, du grand vesir et do mufti , se contenta de le réduire au gouver-
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